Jeu de mains, jeu de vilains. Si elles sont proscrites au football, cela n'empêche pas quelques vicieux de tenter leur chance avec leur main. Florilège de ces petits malins passés au travers des mailles du filet.
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Quand le génie et la triche ne font plus qu'un. Auteur dans le même match du plus beau but de tous les temps et de la plus belle « main de Dieu », Diego Maradona symbolise à lui tout seul le vice argentin.
Déjà sur les traces de son idole, Lionel Messi a lui aussi marqué son petit but de la main. Heureusement sans conséquence directe pour le titre de champion d’Espagne 2006/2007.
Le petit-fils de Maradona, aussi talentueux soit-il, ne pouvait pas échapper à cette tradition argentine du but de la main. Mission accomplie.
La main de Dieu de Diego Maradona
Ce quart de finale de la Coupe du monde de 1986 entre l'Argentine et l'Angleterre est aussi célèbre pour le but de la main marqué par le génial N° 10 que pour le deuxième but du « Pibe
de Oro », considéré comme le plus beau de tous les temps. Reste que sans cette intervention divine, l'Albiceleste n'aurait peut-être pas gagné ce match (2-1), ni la Coupe du monde quelques jours plus tard.
Matanu Garcia Vata crucifie l'OM
Demi-finale de la Coupe d'Europe des clubs champions 1989/1990. Marseille a battu le Benfica Lisbonne au match aller, au Stade Vélodrome (2-1). Il reste sept minutes à jouer quand Vata tend le bras sur ce corner pour donner la
qualification à son équipe. Les protestations des Olympiens n'y feront rien. A la décharge de l'arbitre, ce dernier est masqué par plusieurs joueurs. Même Thierry Roland et Jean-Michel Larqué ont besoin de plusieurs ralentis pour se rendre compte
des faits. L'élimination n'en est pas moins cruelle pour l'OM.
La main de Dieu, version Lionel Messi
Le petit Argentin du Barça est connu pour sa grande ressemblance avec Diego Maradona (gaucher, petit, explosif). Et Leo Messi a poussé le mimétisme jusqu'à marquer un but de la main, ressemblant fort à la célèbre main de Dieu de son
idole. Trente-septième journée de la Liga 2006/2007. Barcelone reçoit son voisin, l'Espanyol, et doit à tout prix l'emporter pour conserver une chance de devenir champion d'Espagne. Ce soir-là, Messi y va de son doublé, avec un but de la main, donc.
Mais cette fois, le sort décide de corriger un peu le tir et l'Espanyol égalise à la toute dernière minute. Résultat ? Le Real Madrid enlève son trentième titre de champion national la semaine suivante. Qui a dit justice ?
Sergio Agüero, des deux mains
Les buts de la main seraient-ils une tradition argentine ? Sergio Agüero, attaquant de poche de l'Atlético Madrid, a en tout cas décidé de ne pas déroger à la règle. Contre le Recreativo Huelva, le 14 octobre 2006,
« el Kun » a besoin des deux poings pour pousser le ballon au fond des filets à moins d'un mètre de la ligne. Si son talent est indéniable, cette action lui vaut aujourd'hui une réputation de joueur vicieux. Dommage.
En attendant, Agüero partage sa vie avec la fille de... Diego Maradona. L'Argentine est décidément une grande famille.
Ronny crucifie le Sporting Lisbonne
Ronny, ou comment lever très haut la jambe pour finalement marquer de la main. Avec ce but du Brésilien, Paços de Ferreira domine le Sporting Lisbonne à l'occasion de la quatrième journée du championnat portugais 2006/2007 (0-1). Un
hold-up qui aura des conséquences, le Sporting terminant la saison deuxième du championnat, à un petit point du FC Porto.
Adolfo Bautista contrôle de la main et lobe tout le monde
Quand les pieds ne suffisent plus, un petit contrôle de la main peut se montrer très efficace pour mettre un peu d'ordre dans une surface de réparation un peu encombrée. Adolfo Bautista l'a bien compris. Et pour montrer qu'il n'est pas
qu'un tricheur, « el Bofo » termine son action par un petit lob très subtil qui n'aurait toutefois jamais dû voir le jour.
Milan Rapaic, ni vu ni connu
Trop court pour mettre sa tête sur ce corner, le Croate Milan Rapaic a logiquement décidé de tendre le bras. Là encore, la confusion dans la surface de réparation fait les affaires du vilain, qui offre l'égalisation à son équipe. Et le
plus triste, c'est que ce but a au final la même valeur que la magnifique ouverture du score des joueurs de Naples. C'est trop injuste...
Claudio Garcia faufile son bras
Claudio Garcia, joueur du Racing en Argentine (tiens tiens), décide, sur ce corner, de lutter à armes égales avec le gardien de but adverse. Et il démontre qu'il ne serait pas forcément mal à l'aise dans les sorties aériennes en tant
que dernier rempart de la défense. En revanche, on a dû oublier de lui dire que pour inscrire son but, son geste était interdit. Qu'importe, l'arbitre n'a rien vu et le méchant s'en sort une fois de plus.