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| Stieg Larsson s'est fait connaître en Suède par ses enquêtes sur les mouvements d'extrême-droite. |
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| Tome 1. |
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| Tome 2. |
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| Tome 3. |
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La trilogie policière suédoise « Millenium » de Stieg Larsson s'est vendue à plus de quatre millions d'exemplaires dans le monde, dont près d'un million en France ! On est encore loin du
Da
Vinci Code
et de ses 60 millions d'exemplaires, mais les trois tomes doivent encore être publiés dans de nombreux pays dont les Etats-unis, Israël ou encore Taiwan. Son auteur, le journaliste Stieg Larsson, n'aura
malheureusement pas connu le succès de son vivant. Il a succombé à une crise cardiaque le 9 novembre 2004, peu après avoir signé son contrat avec la maison d'édition Norstedts. Une série télévisée adaptée de la trilogie et coproduite par
la Suède et l'Allemagne est déjà en tournage. Il serait étonnant qu'Hollywood reste longtemps insensible aux charmes de « Millenium »...
L'histoire
Ancien rédacteur de
Millenium,
revue d'investigations sociales et économiques, Mikael Blomkvist est contacté par un gros industriel pour relancer une enquête abandonnée depuis quarante ans. Dans le huis
clos d'une île, la petite nièce d'Henrik Vanger a disparu, probablement assassinée, et quelqu'un se fait un malin plaisir de le lui rappeler à chacun de ses anniversaires.
Secondé par Lisbeth Salander, jeune femme rebelle et perturbée, placée sous contrôle social mais fouineuse hors pair, Mikael Blomkvist, cassé par un procès en diffamation qu'il vient de perdre, se plonge sans espoir dans les
documents cent fois examinés, jusqu'au jour où une intuition lui fait reprendre un dossier. Régulièrement bousculés par de nouvelles informations, suivant les méandres des haines familiales et des scandales financiers, lancés bientôt dans le monde
des tueurs psychopathes, le journaliste tenace et l'écorchée vive vont résoudre l'affaire des fleurs séchées et découvrir ce qu'il faudrait peut-être taire.
Les hommes qui n'aimaient pas les femmes
(« Millenium 1 »), Actes Sud, 2006

La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une alumette
(« Millenium 2 »), Actes Sud, 2006

La Reine du palais des courants d'air
(« Millenium 3 »), Actes Sud, 2007
Interview du directeur de collection
Marc de Gouvenain, traducteur et directeur de collection chez Actes Sud, a déniché la pépite « Millenium » avant même sa publication en Suède. Il revient sur son formidable coup de poker.
Comment avez-vous découvert « Millenium » ?

Ça fait trente ans que je traduis de la littérature suédoise. J'ai donc de bonnes antennes chez les éditeurs du pays et cela me permet de lire en amont les épreuves de beaucoup d'auteurs comme ceux de Per Olov Enquist, par
exemple. Un soir où il neigeait dans les rues de Stockholm en décembre 2004, une amie suédoise qui travaille aux éditions Norstedts me dit qu'il faut absolument que je lise « Millenium ». Elle m'envoie par e-mail un
fichier Word de 2 500 pages. Et là, je suis aussitôt bouffé par le manuscrit que je lis presque d'une traite ! Arrivé au ¾ du troisième roman, j'appelle Actes Sud pour leur dire qu'on ne peut pas louper ça et qu'on doit vite en
acheter les droits, avant même sa publication en Suède...
Etait-ce risqué financièrement de publier cette trilogie ?

Oui. Il y a l'achat des droits mais aussi le coût de la traduction (20 euros par pages). Il fallait vendre 7 000 exemplaires de chacun des romans pour rentrer dans nos frais, ce qui n'était pas évident du tout. Je me
souviens même qu'après une émission où j'étais été invité à France Culture, on m'avait dit que c'était suicidaire de sortir « Millenium », une trilogie suédoise dont l'auteur mort ne pouvait pas faire de signatures et de
rencontres avec les lecteurs ! Et finalement, on a vendu 800 000 exemplaires dont plus de 350 000 pour le premier roman !
Comment expliquez-vous le succès de « Millenium », particulièrement en France ?

Il y a un vrai public pour le polar scandinave en France. Mais je pense que la politique commerciale y est aussi pour quelque chose. De même, je pense qu'il a été très efficace de sortir les trois romans dans des délais
rapprochés, quasiment en même temps qu'en Suède. Enfin, les raisons pour lesquelles « Millenium » plaît sont simples. C'est une vraie fresque du début du XXe siècle, une comédie sociale et humaine écrite avec beaucoup
de justesse. Les personnages sont très bien campés et complexes, avec un univers un peu trash et déjanté. Les lecteurs sont tous happés par le récit. Le plus frappant, c'est l'immense plaisir de lecture que « Millenium »
suscite.
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