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| Pour faire des rencontres, les trois principaux réseaux sont les amis, le travail et Internet. |
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| Sur Internet comme dans la vie, ce sont les hommes qui font le premier pas et les femmes qui font le tri ! |
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| Désormais, la répartition des tâches n'est plus clairement définie… |
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D'après les derniers chiffres issus du recensement de l'Insee, environ 14 % de la population française - soit 3,4 millions d'hommes et 5 millions de femmes - vivrait seule. Des
chiffres qui représentent 1,1 million de personnes supplémentaires par rapport au dénombrement de 1999 et un segment de marché en pleine expansion. Très convoités, en particulier par les sites de rencontres, les nouveaux solos suscitent de
nombreuses analyses visant à mieux cerner leurs comportements et leurs aspirations.
Beaux parleurs au masculin
Côté drague, les professionnels interrogés s'accordent à dire que les hommes se mettent plus volontiers sur le devant de la scène.
« Généralement, ce sont eux qui font le premier pas en initiant par exemple
un tchat, tandis que les femmes vont plutôt consulter leur dernière alerte en se situant dans une démarche de réponse »,
explique Aurélie Cromont-Garnier, responsable marketing de
Meetic.
Un état de faits également constaté par Arnaud Jonglez, directeur général de
Match.com :
« Les hommes s'exposent plus, envoient de nombreux messages et se
connectent plusieurs fois par jour. »
Au moment de la rédaction de leur profil, ils font également preuve d'humour en se plaçant tout de suite sur le mode de la séduction sans renoncer à l'autodérision.
« Ils peuvent facilement poster un message du genre : je suis gros, moche et je regarde tous les jours un match à la télé. Si toi aussi tu rêves de cette vie là... »,
relate Arnaud Jonglez.
D'ailleurs, les femmes - tout en étant très sensibles aux fautes d'orthographe - avouent préférer le ton de la plaisanterie. Selon une enquête réalisée par Parship.com, elles seraient 55 % à
affirmer ne pas pouvoir s'imaginer avec quelqu'un dépourvu de sens de l'humour. Autres critères rédhibitoires : les chauves (17 % des interrogées) et les poilus (pour 30 % d'entre elles).
Le mythe de la princesse charmante
Dans cet univers impitoyable, les hommes ne sont pas plus charitables. Ils sont ainsi 35 % à avouer qu'ils ne supporteraient pas d'être avec une femme enrobée et 52 % rejettent l'idée d'une
partenaire sans emploi. Mais la principale divergence entre les sexes au moment de chercher l'âme soeur reste la question de l'âge.
« Passé la quarantaine, les hommes recherchent une partenaire d'environ sept ans de moins qu'eux, tandis que les femmes souhaitent trouver quelqu'un ayant à peu près le même
âge »,
fait observer Sabrina Philippe, psychologue pour
le site Parship
en évoquant les nombreuses rencontres manquées qui découlent de ces aspirations distinctes.
« Les hommes sont encore assez fleur bleue. Ils restent sensibles à
l'archétype d'une femme jeune, pure et naïve, voire vierge. Si le mythe du prince charmant persiste, on pourrait aussi parler de celui de la princesse charmante ! »,
fait remarquer l'expert.
Les deux profils types sur Meetic
Selon Aurélie Cromont-Garnier, responsable marketing du site de rencontres Meetic.fr, voici les deux portraits-robots les plus fréquemment rencontrés à partir des champs remplis par les membres :
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Femmes |
Hommes |
| Age |
29 ans |
29 ans |
| Caractéristiques physiques |
1,65 m avec les cheveux châtains ou bruns et une silhouette équilibrée |
1,78 m et 72 kg |
| traits de personnalité |
sans complexes |
décontracté |
| Niveau d'études |
bac |
bac |
| Revenus annuels |
10 000 à 20 000 euros |
10 000 à 20 000 euros |
| Partenaire idéal |
un homme brun et ténébreux ou aux yeux bleus, d'1,80 m, ayant la petite trentaine et gagnant entre 30 000 et 50 000 euros par an |
une femme de 27 ans de 1,67 m et de 58 kg, épanouie, avec un style décontracté mais en toute simplicité |
D'une manière générale, les exigences aussi bien physiques que financières ou sentimentales sont à la hausse.
« On peut noter un point commun. Les femmes tout comme les hommes établissent un cahier des
charges totalement irréaliste où la personne rencontrée est censée remplir toutes les cases fantasmées. Ce qui est impossible ! »,
indique Martine Teillac, psychanalyste et psychothérapeute.
« Relations d'égalité ? »
Autre frein à la formation de couples stables : les réticences masculines à l'engagement. Tandis que l'horloge biologique féminine menace de tourner trop vite, les hommes, eux, ont tendance à retarder la montre au
moment de pérenniser leurs relations.
« Depuis une dizaine d'année, le phénomène s'accentue. Aujourd'hui, les femmes font peur car elles imposent une relation d'égalité sur tous les plans :
culturel, intellectuel, professionnel, sexuel »
explique Martine Teillac.
Par conséquent, les hommes ne savent pas comment se positionner.
« Lors d'une première rencontre, ils se demandent s'ils doivent payer ou si cela pourrait être mal perçu. Ils redoutent de passer pour
des dragueurs fous et de se faire rembarrer en faisant le premier pas »,
relate Aurélie Cromont-Garnier.
« Nous sommes à une période de grande mouvance où le nouveau modèle de couple n'est pas encore défini, tandis que le schéma parental appartient d'ores et déjà au passé »
fait, à son
tour, observer Sabrina Philippe.
Aujourd'hui, c'est à chaque ménage de départager les rôles.
« Il n'y a plus de figure du mâle dominant »,
souligne Martine Teillac.
« La relation
d'égalité se joue même dans l'intimité. Les femmes ont aussi l'opportunité de multiples expériences leur permettant de comparer les prouesses sexuelles de leurs partenaires. Cela constitue un autre facteur de
déstabilisation. »
Dans ce flou identitaire, subsistent cependant des qualités qui font l'unanimité. D'après une étude menée par Parship, honnêteté, fidélité et joie de vivre restent les qualités les plus recherchées par l'ensemble
des célibataires.
Portrait-robot des célibataires européens
Selon une étude menée en 2007 par Parship sur les célibataires européens auprès de 6 500 personnes dans treize pays, voici quelques exemples de spécificités selon les nationalités :

Les Anglais
interrogés seraient les plus malheureux (35 %) lorsqu'il s'agit d'aborder la question du célibat et les plus pessimistes (40 %) sur leur chance de trouver prochainement
l'âme soeur.

Les Hollandais
seraient en revanche les plus nombreux à se déclarer heureux d'être célibataires (65 %).

Les Français
sont les plus nombreux (65 %) à miser sur le physique et à trouver que l'apparence est primordiale dans une relation. Ils sont 79 % à penser qu'il est rédhibitoire de vivre une
histoire d'amour avec une personne mariée.

Les Suisses
représentent le plus riche vivier de célibataires : près d'un tiers (32 %) gagnent plus de 3 000 euros par mois.

Les Italiens
sont les plus nombreux à aboutir sur des rencontres amoureuses (55 %).

Les Allemands
sont ceux qui enregistrent le plus de relations sérieuses.

Les Suédois
sont les plus nombreux à déclarer ne pas avoir trouvé l'amour de leur vie depuis plus de trois ans (55 %).

Les Espagnols
sont ceux qui s'investissent le plus dans leur travail en termes de temps et d'investissement (55 %).
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