Juliette Binoche : la divine surprise
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On attendait un Oscar pour Kristin Scott Thomas mais c'est finalement la petite Française outsider Juliette Binoche qui rafle la récompense de la meilleure actrice pour un second rôle en 1997 pour Le Patient anglais d'Anthony Minghella. Et son discours en anglais avec un léger accent lors de la cérémonie fait craquer l'Amérique ! " C'est un rêve français ", déclare-t-elle.
Simone Signoret : l'exception
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Marion Cotillard en rêve. Simone Signoret est la seule actrice française à l'avoir obtenu. Mais si la compagne d'Yves Montand a remporté l'Oscar de la meilleure actrice en 1959, c'est pour un rôle en langue anglaise dans un film britannique de Jack Clayton : Les Chemins de la Hauteville. Le défi sera plus difficile à relever avec un film français comme La Môme. C'est pour cette raison que Marion Cotillard a engagé une attachée de presse spécialisée dans la promotion d'acteurs concourrant aux Oscars.
Jacques-Yves Cousteau : le Français préféré des Américains
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Le Commandant Cousteau aura multiplié les récompenses cinématographiques. Après une Palme d'or à Cannes en 1956 pour Le Monde du silence qu'il signe avec Louis Malle, il va rafler deux fois l'Oscar du meilleur documentaire comme réalisateur (Le Monde du silence, 1957 ; Le Monde sans soleil, 1960). Il reçoit même un Oscar du meilleur court métrage en 1965 comme producteur pour Histoire d'un poisson rouge.
Maurice Jarre : le plus Américain des Français
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Compositeur archiprimé dans des festivals du monde entier, Maurice Jarre a été nommé huit fois aux Oscars pour la meilleure musique de films. Mais seul le réalisateur David Lean lui a porté chance puisque c'est pour trois de ses long métrages qu'il a remporté la récompense suprême : Lawrence d'Arabie en 1963, Docteur Jivago en 1966 et La Route des Indes en 1985.
Luc Jacquet : la marche triomphante des manchots
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L'équipe de La Marche de l'empereur n'est pas passée inaperçue en venant chercher l'Oscar du meilleur documentaire en 2006. Armés de manchots en peluche, le réalisateur Luc Jacquet ainsi que les trois producteurs Yves Dondeau, Emmanuel Priou et Christophe Lioud ont improvisé une séance de jonglage plébiscitée par les photographes. La Marche de l'empereur reste le deuxième documentaire le plus vu de l'histoire du cinéma aux Etats-Unis (12,8 millions de spectateurs) après Farenheit 9/11 de Michael Moore. Et c'est aussi le film français le plus rentable sur le sol américain avec 75 millions de dollars de recettes.
Costa-Gavras : contre Pinochet
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Heureux lauréat de l'Oscar du meilleur film étranger en 1970 pour son thriller politique Z, le réalisateur Costa-Gavras décroche également l’Oscar du meilleur scénario pour Missing en 1983, une production américaine sur le coup d'Etat du général Pinochet au Chili avec Jack Lemmon et Sissy Spacek, également Palme d'or au Festival de Cannes en 1982.
Georges Delerue : une romance à Hollywood
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Auteur de plus de 120 bandes originales, Georges Delerue est presque aussi célèbre que Maurice Jarre. Mais lui n'a obtenu qu'un Oscar en 1979 pour I love you, je t'aime de George Roy Hil. Ce n'est pourtant pas sa musique de film la plus notable, ses mélodies composées pour les réalisateurs de la Nouvelle vague étant beaucoup plus connues (Le Mépris de Godard) et (Jules et Jim de Truffaut).
Jean Renoir : pour sa carrière exemplaire
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Quatre Français seulement ont reçu un Oscar d'honneur depuis la création de la cérémonie en 1928. Deux d'entre eux sont des french lovers qui connurent une belle carrière d'acteur à Hollywood : Charles Boyer en 1943 et Maurice Chevalier, respectivement distingués en 1943 et 1959. Et c'est en 1974 que le fondateur de la cinémathèque française, Henri Langlois, et le réalisateur Jean Renoir reçurent tous deux un Oscar d'honneur. De quoi faire oublier à Renoir ses mauvais souvenirs d'exilés aux Etats-Unis durant la Seconde guerre mondiale.
Claude Lelouch : le petit prodige
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Le cinéma français a souvent raflé l'Oscar du meilleur film étranger. Parmi les heureux élus, les réalisateurs René Clément (Jeux interdits en 1953), Jacques Tati (Mon Oncle en 1958), Claude Lelouch (Un Homme et une femme en 1966), François Truffaut (La Nuit américaine en 1974) ou encore Régis Wargnier (Indochine en 1993). Claude Lelouch n'avait que 29 ans lorsqu'il a raflé la récompense...