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| Pour arriver sur les pistes avec une forme olympique, il faut s'entraîner physiquement toute l'année. |
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| N'oubliez pas de faire vérifier le réglage de vos fixations afin de déchausser en cas de chute. |
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| Après l'effort, une séance d'étirements est conseillé pour favoriser le relâchement des muscles et prévenir les courbatures. |
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Pour éviter de foncer tout schuss vers la catastrophe, mieux vaut s'assurer en amont que l'on va maîtriser ses effets une fois lancé. Car, en matière de ski, les dérapages incontrôlés ne pardonnent pas toujours.
Selon une étude publiée en décembre 2007 par l'Institut de veille sanitai, ce sont les sports d'hiver et l'équitation qui - comparés aux autres disciplines sportives - enregistrent les
accidents les plus graves et le plus grand nombre d'hospitalisations. Sans être alarmiste, il est donc primordial de respecter les quelques règles de prudence en vue d'attaquer la montagne du bon pied.
Rester maître de sa vitesse
Avec 8,5 millions de pratiquants de sports d'hiver en France selon les chiffres fournis par le ministère du Tourisme pour la saison 2007, la fréquence des collisions est en augmentation (provoquant un accident
sur dix) et il est de plus en plus dangereux - voire irresponsable - de jouer les bolides.
Faisant état de 140 000 blessés l'année dernière dont 102 200 en ski alpin, l'association
Médecins de montagne
invite donc les amoureux de la glisse à ne pas surestimer leurs capacités qu'elle que soit leur activité : snowboard, ski ou miniski
(snowblade).
Elle préconise également une vigilance accrue de la part des débutants. En effet, le risque d'accidents est multiplié par deux pour les skieurs ayant moins de sept jours de pratique ou un faible niveau technique.
Un accident étant vite arrivé, n'hésitez pas à souscrire à une assurance ski - couvrant les frais médicaux et d'hospitalisation ainsi que l'assistance rapatriement - si vous pensez que ni votre
assurance multirisque habitation, ni votre carte bancaire ne vous protège suffisamment.
Entretenir sa forme
Après une immobilité encouragée par les longs mois d'hiver, il est très tentant de se ruer sur les pistes avec des ambitions de champion.
« Malheureusement, on ne peut pas être au top en faisant uniquement
du ski une fois par an »,
tient à souligner Patrick Joubert, praticien et vice-président de l'association Médecins de montagne.
Pour être d'attaque, la préparation idéale est bien sûr d'exercer une activité sportive à l'année.
« Dans tous les cas, il faut entamer un entraînement de fond au moins un mois avant le
départ,
préconise Ali Krim, guide de haute montagne et moniteur de ski.
Le footing est particulièrement indiqué car il permet de travailler en même temps l'endurance - qui aidera à mieux supporter
l'altitude - et les quadriceps
[muscles au niveau de la cuisse, NDLR]
amenés à être très sollicités. »
Autres sports recommandés : le skate, les rollers, le vélo voire
l'ascension des escaliers pour les urbains les plus sédentaires.
S'équiper en toute sécurité
Une fois préparé physiquement, encore faut-il s'assurer qu'on dispose d'un matériel adapté à son niveau et en bon état.
« Ma technique pour ne rien oublier est de tout passer en revue de la
tête aux pieds »,
confie Ali Krim. Chaque matin, il est conseillé de consulter les prévisions météorologiques locales pour se vêtir en conséquence tout en prévoyant que le temps peut changer d'un instant à
l'autre en altitude. Objectif : être couvert suffisamment mais pas excessivement pour ne tomber ni en hypo ni en hyperthermie. La réverbération étant très forte sur la neige, pensez à
protéger vos yeux
et
votre peau
des rayons nocifs du soleil.
Si vous n'êtes pas un adepte du bonnet, optez pour le casque. Permettant à la fois de se prémunir du froid et des traumatismes crâniens, son port est vivement conseillé pour les adultes comme pour les enfants.
« A condition cependant de ne pas aller encore plus vite, sous prétexte que l'on est mieux protégé »,
insiste Patrick Joubert.
Faire impérativement vérifier son matériel
Comme l'indique une étude nationale publiée en 2007 par Médecins de montagne, plus d'une entorse sur deux est la conséquence d'une fixation mal réglée. Or, l'entorse du genou est la pathologie la plus
fréquente en ski alpin (un tiers des accidents). D'où l'importance de faire ajuster vos fixations par des professionnels au début de chaque séjour selon les quatre critères en vigueur : sexe, poids, taille et profil du skieur.
Lors de cette séance de contrôle, profitez-en aussi pour demander l'affûtage des carres et le fartage des semelles afin d'optimiser la qualité de vos skis.
Côté snowboard,
le risque d'accidents est plus élevé que pour les autres sports d'hiver avec de nombreuses fractures de l'avant-bras et du poignet (plus de 25 % des diagnostics établis). Là
encore, on constate que seuls 11 % des snowboarders blessés portaient des protections au poignet. A ce sujet, le médecin Patrick Joubert tient à signaler que
« les protections utilisées pour le roller sont inadaptées en
montagne ».
Enfin, en miniski,
l'association Médecins de montagne encourage à prendre des cours avec un professionnel et à préférer des skis courts avec des fixations à déclenchement permettant de déchausser en cas de chute
et de limiter le risque élevé de fracture de jambes.
Ménager ses efforts
Parvenu au sommet, rien ne vous oblige à entamer un marathon !
« Il faut à tout prix éviter de chausser ses skis après être resté immobile en voiture. Si on n'a pas envie de s'astreindre à un
vrai échauffement, il est important, au moins, de marcher un peu avant de se lancer »,
conseille Patrick Joubert. En effet, le corps a besoin de s'acclimater à l'altitude et de prendre ses marques en douceur.
« Même les skieurs de compétition arrivent chauds sur les pistes. Il est important d'effectuer tranquillement les premières pistes - sans s'attaquer à des noires - afin de retrouver
progressivement les sensations du ski »,
fait également observer Ali Krim.
Pour échapper aux coups de pompe intempestifs, alimentation équilibrée et hydratation régulière seront vos meilleures armes. Signe d'un état d'épuisement ou de déshydratation avancée, les crampes indiquent qu'une
halte désaltérante s'impose.
« Il ne faut pas attendre la soif pour boire et ne pas hésiter à s'accorder plusieurs pauses au cours d'une descente,
précise le guide de montagne.
En cas
de lassitude générale, inutile d'insister ! »
Plutôt que de manger de la neige, mieux vaut donc céder à l'appel du chocolat chaud...
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