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« Avec un banc plein de gamins inexpérimentés, nos hôtes étaient condamnés à être vulnérables pendant les 15 dernières minutes vitales. Malheureusement, l'avance de 20 points qu'ils avaient amassée à une
demi-heure de la fin s'est révélée un trop gros obstacle.
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Pendant la construction de ce match, le nouveau coach français Marc Lièvremont se demandait comment ses nouvelles attaques réagiraient quand elles seraient sous pression. Il a maintenant la réponse : pas très bien.
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On dit que les meilleurs coachs sont nés chanceux. A partir du moment où Lièvremont a remplacé Lionel Faure et Dimitri Szarzewski 5 minutes après le début de la seconde période, le jeu a changé de direction. L'ancien coach de Dax
semble avoir un faible pour le pilier de son club, Julien Brugnaut. Au vu de ses deux premières sélections pendant ces quinze derniers jours, sa carrière internationale devrait être de courte durée.
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Pour la deuxième semaine de suite, la France peut remercier l'imprévésibilité du rebond d'un ballon de rugby pour avoir très nettement fonctionné en sa faveur, en particulier lors de l'essai de Cedric Heymans à la 10e minute de la
deuxième période. Ce fut le score le plus important du match.
Dès le début, les Français ont mis en valeur leur nouvelle croyance selon laquelle, pour reprendre les mots de Bruce Springsteen, ils seraient nés pour courir. Dès le tout premier contact, le demi d'ouverture David Skrela, bien
qu'ayant reçu une passe à 10 mètres de sa propre ligne d'en-but, a fait une audacieuse passe transversale. Cela a fixé le cadre d'un rugby sans structure, têtes relevées, qui définit leur nouvelle approche du jeu. Le public français a adoré.
Quand on voit la hola dans le Stade de France après 20 minutes, on se dit qu'on a du souci à se faire. »
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