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| A Kitzbühel, Jean-Baptiste Grange a mis tout le monde d'accord. Mario Matt, champion du monde en titre et local de l'épreuve, n'a pu faire mieux que troisième. |
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| 7e de la Coupe du monde de slalom, Julien Lizeroux profite de la locomotive Grange pour se distinguer cette saison. |
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Jean-Baptiste Grange, encore méconnu il y a un an, est aujourd'hui le meilleur slalomeur du monde et porte haut, mais un peu seul, les couleurs françaises. Avec la retraite d'Antoine Dénériaz cette saison, le natif de Saint-Jean de
Maurienne a finalement dû assumer le leadership d'une équipe de France en manque de résultats.
Si la médaille de bronze obtenue en slalom par le Français était inattendue aux championnats du monde 2007, il démontre aujourd'hui qu'elle n'était pas usurpée. Elle aura, de plus, le mérite d'avoir servi de tremplin au jeune
slalomeur.
Déjà parmi les grands
Régulièrement placé en début de saison, Grange trouve le déclic à Alta Badia où il survole les deux manches du slalom pour remporter haut la main sa première victoire en Coupe du monde. Depuis lors, le jeune homme de 23 ans est
déjà entré dans l'histoire de la discipline.
D'abord en réalisant un doublé à Wengen (slalom et super combiné), sur la piste suisse du Lauberhorn, véritable Mecque du ski alpin. Puis en remettant ça deux semaines plus tard, cette fois à Kitzbühel, sur la mythique Streif, certes
plus réputée pour sa descente. Peu importe, la hiérarchie est désormais bien établie. A quatre courses de la fin, Jean-Baptiste Grange compte 150 points d'avance sur l'Autrichien Mario Matt et est très bien parti pour remporter le globe de
cristal de la discipline, douze ans après Sébastien Amiez. Pas mal pour un skieur totalement inconnu du grand public en début de saison.
Après cette série de victoires, les comparaisons flatteuses n'ont pas tardé à jaillir. Jean Claude Killy, Luc Alphand, Jean-Noël Augert. Pas de quoi démonter pour autant le Savoyard.
« Cela me fait extrêmement
plaisir car je commence petit à petit à rentrer dans le lot des grands skieurs français, et c'est vraiment quelque chose dont j'ai rêvé quand j'étais jeune. Mais ce n'est pas lourd à porter car je sais ce que je fais, j'ai la confiance et je ne me
rajoute pas de pression par rapport à tout cela. »
A Wengen, Grange a explosé aux yeux du monde entier.
Une demi-seconde perdue sur le haut, récupérée sur la fin de parcours. Quand le mental se joint au talent...
Une marge de progression énorme
Ses bonnes performances en combiné, le skieur français ne les doit pas vraiment à ses talents de descendeur. En témoigne sa réaction après un entraînement à Val d'Isère le 30 janvier dernier :
« Je suis
en bas et en vie, c'est déjà bien ! »
Des déclarations que doit bien comprendre Antoine Dénériaz, champion olympique de descente à Turin en 2006 et néo-retraité en grande partie en raison d'une perte totale
de confiance. Les chutes, les blessures et l'appréhension ont malheureusement pris le dessus sur le plaisir et l'envie de gagner.
Jean-Baptiste Grange parvient, quant à lui, à compenser en slalom ses difficultés en descente. Et même s'il est sorti du parcours ce week-end à Val d'Isère, ses bonnes performances sont de très bon augure pour l'avenir. Quelques progrès
dans les épreuves de vitesse pourraient donc, pourquoi pas, faire de lui le meilleur skieur de la planète. Il est aujourd'hui quatrième du classement général de la Coupe du monde en disputant uniquement les épreuves de slalom et combiné. Un réel
exploit au vu de l'activité soutenue des dix premiers de ce classement, Bode Miller en tête. Et qui sait, un duel au long cours est peut-être en train de se mettre en place cette saison. L'insouciance du Français contre la folie de l'Américain. On
en salive d'avance.
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