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PHOTOS
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| John Rambo est le quatrième épisode de la série Rambo |
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| Sylvester Stallone avait déjà réalisé des films de la saga Rocky, avant de s'attaquer à John Rambo. |
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| Stallone avec Julie Benz. L'acteur a voulu que ce film soit plus violent que les précédents. |
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| Si ce film marche au box-office, un cinquième Rambo sera mis en route. |
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Rangé des voitures depuis quelques années en Thaïlande et reconverti dans le commerce de serpents venimeux, John Rambo est appelé à l'aide par un groupe de volontaires humanitaires qui lui demandent de les aider à atteindre un
camp de réfugiés situé de l'autre côté de la frontière... en Birmanie.
01men. : Que pensez-vous de la situation politique actuelle aux États-Unis ?

Sylvester Stallone :
Malheureusement, l'histoire se répète, encore et encore. On est en train d'assister à quelque chose de terrible qui rappelle la guerre du Vietnam et qui aurait pu être évité si
on avait adopté une attitude un peu plus intelligente. Les choses doivent changer cette année. John Rambo est dans la même situation que moi, lorsque
Rambo II
est sorti en salles
[en 1985, NDLR]
sous
l'ère Reagan. Le monde était aussi le théâtre de nombreux conflits et j'ai l'impression que dans ce type de situation, le pays adopte un état d'esprit qui aboutit, entre autres, à des films de cette nature.
Pourquoi avez-vous situé l'action en Birmanie ?

Parce que c'est un pays que l'on ne connaît pas trop mais qui souffre d'une des situations les plus difficiles dans le monde. La Birmanie est un pays très riche qui dépense des millions de dollars auprès de lobbyistes
à Washington afin de garder tout ce bazar relativement calme. Cela me rappelle dans une certaine mesure le sujet des
sept mercenaires
avec une petite zone où des paysans sont opprimés par des militaires brutaux. Et plus
généralement, j'ai préféré situer l'action dans ce pays plutôt que d'essayer de faire un film au sujet de l'Irak ou de l'Afghanistan, ce qui, je pense, aurait été une insulte pour les hommes qui se battent là-bas.
Initialement, je souhaitais écrire au sujet du Mexique et de la situation à la frontière, avec l'augmentation de la criminalité et les cartels de la drogue mais je pense que le sujet est vraiment différent. Je voulais aussi quelque chose de
plus spirituel et de visuellement intéressant. J'aime vraiment beaucoup la jungle.
Avez-vous été doublé pour les cascades ?

Je n'ai pas été doublé sauf pour une cascade où je suis supposé grimper sur la montagne au milieu des explosions. J'ai vraiment cru que le cascadeur allait mourir ! Je me sentais mal. Nous avons du refaire cette cascade
deux fois car c'était très glissant. Je vous conseille de regarder le
making-of
lorsque le DVD sortira car il y a eu beaucoup de blessures pendant le tournage, des morsures de serpents, des coupures et d'autres
choses du genre. Mais c'est aussi ce qui a fait de ce film une grande aventure... Tout le monde était un peu effrayé au départ, mais j'ai dit que c'était un peu comme une guerre et que tous seraient tristes en rentrant chez eux.
Quelle a été la principale difficulté pour faire ce film ?

Sans aucun doute, la menace constante des Birmans lorsque nous tournions en Thaïlande. Il y avait beaucoup de membres de leur police secrète dans le secteur car ils savaient exactement ce que nous faisions là et cela dérangeait très
probablement le trafic de drogue entre certains généraux birmans et leurs contacts de l'autre côté de la rivière. L'ambiance n'était pas très bonne... Quand vous pénétrez dans leur territoire, vous vous dites vraiment
qu'une vie humaine ne tient pas à grand-chose... Vous pouvez être tué sans que personne vous retrouve. Au départ, je n'étais pas inquiet pour moi-même, mais je me sentais vraiment mal pour le reste de l'équipe. Nous
n'avons pu travailler avec aucun Birman, jusqu'à ce qu'un homme vienne vers nous et débloque la situation. Tout ce que vous voyez dans le film est authentique, ce sont de vrais canons, de vrais amputés qui ont perdu leurs jambes
en sautant sur des mines. L'homme qui nous aidait à transmettre les consignes aux Birmans, que nous faisions travailler, et qui joue un rôle de méchant dans le film, est un combattant rebelle dans la vraie vie. Mais depuis qu'il a fait
ce film, sa famille a été arrêtée et mise en prison en Birmanie !
Dans quelle mesure pensez-vous que le personnage de Rambo ait changé ?

Il est devenu plus cynique. Je suis moi-même devenu plus cynique en vieillissant. Vous regardez autour de vous, vous voyez la réalité, et tout ce que vous vous étiez promis étant jeune ne s'est pas vraiment réalisé. Rambo constate que Dieu
et les hommes l'ont abandonné et il a choisi l'exil. Il voit une lueur d'espoir lorsque ces travailleurs humanitaires viennent le chercher. Quelque chose le pousse à protéger cette femme et ce groupe de personnes. Il veut les
voir s'en sortir vivants. Et en faisant cela, il a à nouveau un but, il revit. Il redevient un guerrier.
Qu'est-il arrivé à Rambo ces 20 dernières années ?

Nous l'avions vu pour la dernière fois en Afghanistan et il était désenchanté au sujet de l'Amérique. Elle l'avait utilisé puis lui avait dit
« Nous n'avons plus besoin de
toi ».
Il était en colère et désabusé d'avoir cru en une cause et de s'apercevoir que cela avait été une perte de temps.
Les héros de films d'action ont changé. Qu'est ce que cela fait de revenir à un film d'action un peu plus « vieille école » ? Et avez-vous compté le nombre de personnes que tue
Rambo dans le film ?

Il en tue plus dans
Rambo III !
Mais j'ai essayé de faire en sorte que
John Rambo
soit plus court et brutal, comme le sont beaucoup de conflits aujourd'hui. Des explosions massives
de violence et puis c'est terminé... Quant au fait que ce soit un film d'action « vieille école », je crois que nous avons été le plus loin que nous pouvions dans le genre dans les années 80. Et puis
une autre génération de films est arrivée avec des tas d'effets spéciaux et des super héros qui volent. La génération qui va voir ces films a changé, les jeunes acteurs qui incarnent ces héros ne veulent pas faire des films d'action à
la manière dont nous les faisions. Ils ont trouvé leur propre niche. Mais il est impossible de faire plus que ce qu'ils ont pu réaliser avec des budgets de 200 ou 300 millions de dollars. Et donc actuellement, les films d'action
« à l'ancienne » reviennent au goût du jour. Cela me fait penser à la période de la fin des années 60 lorsque Coppola, Scorsese et De Palma disaient tous
« revenons aux bonne vieilles
choses, avec avant tout une bonne vielle histoire ».
John Rambo a donc aujourd'hui sa place aux côtés de Jason Bourne [héros de la série « La vengeance dans la peau » interprété par Matt Damon, NDLR] ?

Il le massacrerait ! Jason Bourne c'est juste pour son petit déjeuner ! Non je plaisante... j'aime beaucoup Jason Bourne. La série est fantastique, Matt Damon et Paul Greengrass
[le réalisateur de la
série, NDLR]
ont réussi à faire quelque chose d'incroyable avec cette adaptation. Cela donne une bonne idée de ce que l'on peut faire avec du talent. Vous n'avez pas toujours besoin de muscles énormes.
Est-ce difficile de se diriger soi-même en tant qu'acteur ?

Ce qui est compliqué lorsque l'on se met en scène soi même, c'est d'avoir le recul nécessaire sur ce que l'on fait car dans le même temps ont doit diriger et se concentrer sur les autres acteurs. En fait on ne
sait pas vraiment. A certains moments au cours du montage, je me trouvais vraiment mauvais et c'est difficile de ne pas être trop dur avec soi même.
Quel sera votre prochain film ?

J'aimerais faire le remake d'un vieux film d'action, du style de ceux que faisait Charles Bronson. J'ai également mis une option sur un livre au sujet d'Al Quaida,
The Lion's
Game
de Nelson DeMille. C'est un livre brillant et cela pourrait être un film à la « Jason Bourne » où un terroriste est poursuivit à travers le pays.
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