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| Marc Lièvremont, successeur de Bernard Laporte à la tête du XV de France, sera assisté par Emile N'Tamack pour les arrières et Didier Retière pour les avants. |
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| Sébastien Chabal n’a pas été retenu pour le prochain tournoi des VI Nations. Une absence qui nuit grandement à la médiatisation du rugby français |
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Un mois et demi, puis plus rien. Durant six semaines, la France a changé de forme pour épouser celle d'un ballon ovale et se mettre au diapason de la Coupe du monde de rugby. Plus de trois mois après, que reste-t-il de cet
événement ? Finalement, pas grand-chose. Le rugby français a retrouvé ses droits et son top 14 national. Sébastien Chabal, véritable chouchou de la France durant l'événement, a préféré rester en Angleterre, dépassé par la
médiatisation dont il était l'objet. Enfin, Bernard Laporte, Christophe Dominici, Raphaël Ibañez et Fabien Pelous ont dit
ciao,
chacun à leur manière, à l'équipe de France. Une page s'est tournée. Et ce
n'est pas forcément celle que l'on attendait.
L'effet Chabal a vécu
Après tout, le Mondial 2007 n'était-il pas l'occasion de porter aux nues un sport tapi dans l'ombre du football ? Qu'est-ce qui a bien pu provoquer la retombée du soufflet médiatique entamé lors de
l'événement ?
« Dès que les Bleus ont été éliminés, les médias non spécialistes du rugby se sont désintéressés de nous »,
avance Alain Doucet, secrétaire fédéral de la FFR. Jacques Verdier,
directeur de la rédaction du
Midi Olympique,
a un autre avis sur la question.
« Selon moi, la Fédé n'a pas fait ce qu'il fallait. Quand on perd Chabal, Dominici, Laporte, on perd gros. On est le seul sport
à ne pas avoir un représentant parmi les 50 meilleurs Français. »
En effet, avec le grand Chabal, le rugby tricolore s'était trouvé, enfin, un emblème à sa mesure, là où le rallye tricolore (Sébastien Loeb), le
basket (Tony Parker) ou le football (Zinedine Zidane) ont tous un digne représentant.
En y regardant de plus près, il est difficile de ne pas comprendre le choix du sélectionneur national Marc Liévremont. D'un point de vue sportif, il s'entend.
« Chabal est un athlète et je ne pense
pas qu'il souhaite qu'on le sélectionne juste pour son aura médiatique. Charge à nous désormais de faire émerger un joueur qui soit un repère sur les deux plans. »
Il y a du bon sens dans cet avis d'Alain
Doucet, comme dans celui de Jacques Verdier d'ailleurs.
« A défaut d'en faire un titulaire, pourquoi ne pas l'intégrer au moins dans la liste des 22 ? »
Si le cas Chabal
divise, c'est parce qu'il est le parfait exemple du virage pris par la Fédération après le Mondial.
« On a probablement manqué un virage »
Moins de strass, plus de sueur. Ce qui aurait pu être le slogan d'un parti ouvrier n'est que le condensé de la politique mise en place par le nouvel encadrement tricolore.
« On voulait un recentrage,
un retour vers les valeurs du rugby. »
Les nouveaux appelés en bleu sont jeunes, talentueux mais ne s'affichent pas sur les plateaux télé et n'arborent pas non plus le look cheveux longs-barbe hirsute. A
l'image, en somme, d'un staff élu en catimini et moins présent médiatiquement que ne l'a été le secrétaire des Sports.
« C'était l'occasion, je pense pour le nouvel organigramme des Bleus de
trancher avec le passé »
, explique Alain Doucet.
Certes. Mais le changement est radical. Trop peut-être. La césure avec l'ère Laporte est immense.
« On brûle ce qu'on a adoré. A ce rythme, le rugby pourrait redevenir ce qu'il a été, un sport
du Sud-Ouest, destiné à l'usage de quelques passionnés »,
exprime pour sa part Jacques Verdier. Dans tout cela, le grand public, lui, a fait son choix. Celui de suivre de très loin l'actualité du rugby
tricolore. Et ce, malgré les 35 % de licenciés en plus auprès des écoles de rugby, un chiffre qui reste à confirmer. Malgré également le travail abattu en interne par les instances du ballon ovale, auprès des comités régionaux notamment.
« Je ne suis pas certain que cet aspect-là de l'après Coupe du monde passionne les foules ».
Le spectateur, enthousiaste il y a encore quelques semaines, est malheureusement retombé dans
l'indifférence.
Sans Chabal et sans véritable suivi post-Coupe du monde, le ballon ovale,
« incapable de vendre son image »,
a repris sa place, très loin derrière les faveurs médiatiques consacrées au
football. D'ailleurs, en guise d'exemple, l'appel d'offres pour la prochaine finale du championnat de France n'a trouvé qu'un seul annonceur, France Télévisions.
« Ce n'est pas
lié à un manque d'intérêt mais plutôt à un historique de ce sport avec certaines chaînes ».
Toujours est-il que si ce cas s'était présenté pour une rencontre de football, la situation aurait été tout autre.
Alors, pas de regrets, messieurs les dirigeants ?
« Quelque part, oui, on a probablement manqué un virage. Si on compare avec ce qu'il y a eu par rapport au foot, on peut avoir des regrets. Mais si cette nouvelle
équipe de France bat l'Ecosse lors des prochains VI Nations, on reparlera vite de nous ».
On l'espère, pour le bien du rugby tricolore.
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