Le film le plus cher du cinéma français
© Bruno Calvo / Laurent Pons / Pathé Distribution
Avec un budget de plus de 78 millions d'euros, Astérix aux Jeux olympiques devient le film le plus cher de l'histoire du cinéma français. Compte tenu des scores des deux précédents opus (10 millions de spectateurs en 1998 et 15 en 2002), Pathé distribution table sur 10 millions d'entrées dans l'Hexagone. Même si ce pari n'est pas tenu - le bouche-à-oreille et les critiques ne sont pas favorables au film -, les producteurs restent sereins. Suivant la méthode Luc Besson, ils ont déjà largement prévendu le film à des distributeurs étrangers et aux chaînes de télévision. Seuls 6 millions d'entrées devraient suffire à rentabiliser cet Astérix.
Une stratégie marketing bien réglée
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L'ambition du réalisateur et coproducteur Thomas Langmann est claire : prendre la tête du box-office européen dès le début du mois de février. Pour cela, il a recruté des comédiens étrangers qui sont des stars dans leur pays (Michael Herbig pour l'Allemagne, Santiago Segura pour l'Espagne, etc.). Et pour séduire le Canada, il a embauché le comique Stéphane Rousseau (en photo ci-dessus). Par ailleurs, Astérix sortira le même jour sur 5 000 écrans européens dont environ 1000 en France, 900 en Russie et 700 en Allemagne. Mais l'humour franchouillard du film parviendra-t-il à s'exporter ? Les Etats-Unis, restent eux définitivement hermétiques au petit Gaulois. Le film ne suscite pour le moment l'intérêt d'aucun distributeur américain.
Étouffer les scandales
© Bruno Calvo / Laurent Pons / Pathé Distribution
Malgré trois attachés de presse dépêchés pour gérer les médias nationaux et internationaux, les quelques crises survenues sur le plateau de Astérix aux Jeux olympiques n'ont pas toutes été étouffées. Benoît Poelvoorde en a ainsi révélé quelques unes. Outre les coups de gueule survenus entre les acteurs et les réalisateurs, il reconnaît avoir lui-même sombré à cette époque dans la dépression et l'alcoolisme sans toujours parvenir à assurer ses scènes. Plus scabreuse, une affaire de proxénétisme a perturbé le tournage. Des prostituées auraient été embauchées comme figurantes (!) et leur mère maquerelle aurait ensuite tenté de soutirer de l'argent à Thomas Langmann.
Jeunes comiques et vieille garde pour tous les publics
© Bruno Calvo / Laurent Pons / Pathé Distribution
Excepté Clovis Cornillac, la plupart des comédiens du film sont des comiques formés à l'école du one man show comme Elie Seimoun (voir photo ci-dessus) et Franck Dubosc ou ayant fait leurs classes à la télévision comme Alexandre Astier et José Garcia. De quoi attirer adolescents et jeunes adultes. Le contraste sera saisissant avec la veille garde plus classique représentée par Alain Delon et Gérard Depardieu et qui devrait séduire un public plus âgé. Mais cette distribution consensuelle a un coût : plus de 10 millions d'euros !
Les guest stars sont des sportifs
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Cerise sur le gâteau de ce casting impressionnant, la participation de sportifs de haut niveau comme Amélie Mauresmo, Zinédine Zidane, Tony Parker ou encore celle de Jean Todt. Une façon de renouer avec l'esprit de la bande dessinée publiée en 1968 qui faisait des allusions aux JO d'hiver de Grenoble et de Mexico. Le clou du spectacle devrait être la performance de Michael Schumacher en conducteur de char. Tous ces sportifs ont reversé leur cachet à des œuvres caritatives.
Top models en tête d'affiche
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Après Laetitia Casta dans Astérix et Obélix contre César, puis Monica Bellucci et Noémie Lenoir dans Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre, c'est au tour de Vanessa Hessler (l'égérie de l'opérateur Alice, voir photo ci-dessus) et d’Adriana Karembeu de remplir les fonctions d'actrices décoratives. Elles « interprètent » respectivement les personnages de la princesse Irina et de l'épouse d'Agecanonix.
1000 trucages numériques
© Bruno Calvo / Laurent Pons / Pathé Distribution
Pour gagner du temps, les effets spéciaux d'Astérix ont été confiés à trois sociétés différentes : Buf, Dubois et Microsimage. Ainsi, 150 à 200 personnes ont travaillé en même temps sur le film. De nombreuses séquences nécessitaient le recours à des trucages : il fallait créer des décors extérieurs, reconstituer des armées ou des foules de spectateurs, donner corps à la transformation physique des Gaulois buvant la potion magique. Au total, près de 1000 plans ont été retouchés. Un travail colossal de post-production qui aura duré dix mois, de décembre 2006 à octobre 2007.
Un décor monumental
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Le choix du lieu de tournage donne toute la mesure du film : la Ciudad de la Luz, le plus grand studio d'Europe qui s'étend sur 320 000 mètres carrés dans la région d'Alicante en Espagne. Il fallait au moins ça pour mettre en place le décor gigantesque du stade olympique et de sa piste de 265 mètres de long imaginé par la décoratrice de Jean-Pierre Jeunet, Aline Bonetto. 170 personnes ont participé à sa construction durant trois mois.
Costumes en folie
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C'est une autre fidèle collaboratrice de Jean-Pierre Jeunet, Madeline Fontaine, qui a été chargée de la création des costumes. Elle a dessiné plus de 1000 costumes dont 10 robes destinées à la princesse Irina. Autre chantier d'envergure, les 300 perruques et les centaines de postiches confectionnés avec de vrais cheveux en France, en Angleterre et en Belgique. Malgré ce stock impressionnant, la production a été obligée de louer de nombreux accessoires et costumes.