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| Dargaud-2008 |
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L'histoire
Les hommes du WEST, dirigés par Morton Chapel, ont été envoyés à Cuba par Théodore Roosevelt, pour mettre fin aux agissements d'un sorcier vaudou, Islero. En effet, par le biais d'une pratique sinistre de la « Santeria »
(il réveille les morts !), Islero maintient une conscience nationaliste chez la quasi-totalité des cubains, qui va à l'encontre de la volonté du Président des USA d'annexer l'île et d'en faire le 46e état de
l'union. Tandis que Bart infiltre les rebelles, Kathryn se penche sur les fameux zombis. Elle découvre que les morts étaient plongés dans une mort apparente par l'intermédiaire de la piqûre d'un certain moustique... avant
de succomber à son tour au poison de ce dernier. Elle est déclarée morte et enterrée. De nuit, Chapel la fait déterrer, car il sait sa léthargie profonde mais réversible. Il passe ensuite un marché avec le cruel colonel Weyler, en acceptant de lui
livrer Islero contre des soins prodigués à Kathryn. Il a en effet deviné qui était Islero. Pendant ce temps, Islero fait une tentative d'attentat spectaculaire sur la personne du président, par l'entremise d'un officier
« zombifié »...
Ce qu'on en pense
En rattachant la conclusion de ce second diptyque à l'authentique tentative d'annexion de Cuba par les USA, Xavier Dorison et Fabien Nury font mouche une nouvelle fois. Aux contingences ordinaires de la section W.E.S.T.,
policières et fantastiques, se greffe alors une véritable intrigue politique et économique (et néanmoins musclée, croyez en la couverture !) qui ajoute beaucoup de crédibilité à l'aventure. Or, en prenant plutôt partie pour les
indépendantistes cubains, nos héros sont également confrontés à une problématique humaine, qui remet en question la pertinence de leur propre existence. Découpée en deux temps (1 : la résolution de l'énigme Islero / 2 : le ralliement au
conflit indépendantistes), l'épisode est un modèle de tension, d'équilibre, de maîtrise... brillant ! Proprement captivant, le récit nécessitera néanmoins toute votre concentration et s'adresse en priorité à un public
« mature ». Aux crayons et aux pinceaux, Christian Rossi fait lui aussi montre de maestria. Décors et personnages s'harmonisent avec une cohérence visuelle rare, au sein d'un découpage redoutable
d'efficacité, le tout baigné dans les traditionnelles teintes ocre, sépia et sanguines. Après deux premiers cycles 1901 et 1902 très convaincants, on est donc heureux d'apprendre qu'un troisième cycle 1903 est en
préparation...
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