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Snowkite : un vent de liberté ! Caroline Lebrun

NEIGE

Snowkite : un vent de liberté !

Caroline Lebrun , 01net., le 27/12/2007 à 16h00
Vieux de dix ans à peine, ce sport de glisse, jumeau du kitesurf, compte aujourd’hui près de 5 000 adeptes en France. Selon les pros, il suffirait d’une journée pour s’y initier et devenir totalement accro !
PHOTOS
Les sauts peuvent atteindre plusieurs dizaines de mètres de haut sur une centaine de mètres de long ! Dans ces conditions, le snowkite peut devenir très dangereux s'il est mal maîtrisé.
A très haut niveau, le snowkite donne l’impression de voler et offre des points de vue époustouflants sur les paysages blancs.
Romain Fabretti, champion du monde 2006, en action.
Le handle-pass – la figure la plus prisée du moment – consiste à faire passer la barre du kite derrière son dos pendant qu’on effectue un saut périlleux.
On peut aussi se faire tracter sur l’eau en pratiquant le kitesurf, un sport plus ardu, qui a fait également son apparition à la fin des années 90.

Un vaste champ de maïs recouvert de neige, un brin de vent, un cerf-volant, un snowboard ou des skis et c'est parti. L'aventure peut commencer. Facile à apprendre et à pratiquer, le snowkite conquiert chaque année le coeur de nouveaux « riders » avides de sensations fortes et de vastes espaces immaculés. Damien Richard, l'un des pionniers de la discipline, a tout de suite été séduit à l'idée de pouvoir poser son cerf-volant n'importe où :  « A présent, le ski est devenu très urbain. Grâce au snowkite, on peut retrouver un rapport totalement pur et silencieux avec la nature, sans être condamné à payer un forfait en subissant des odeurs de frites ».


Pas besoin d'être un pro de la glisse pour débuter

Autre atout : le temps réduit d'apprentissage. « Il est possible de s'initier au snowkite sans avoir jamais touché un ski ou un cerf-volant », insiste Franck Schuett, organisateur de voyages en Norvège et moniteur de snowkite. La plupart des débutants ne partent cependant pas de zéro. Ayant déjà expérimenté le ski ou le snowboard, même sur des pistes bleues ou vertes, il leur suffit généralement de six à neuf heures de pratique pour devenir autonomes.

« A ce stade, il n'y aura aucune différence entre un skieur ou un snowboarder novice et un semi-pro », tient à souligner Franck Schuett. En effet, la pratique sur pistes classiques ne donne pas d'avantages techniques, hormis celui de rester plus facilement en équilibre sans croiser ses skis ni tomber en avant ou en arrière, s'il s'agit de snowboard.

Par la suite, il faut bien sûr des heures et de heures de pratique intensive pour atteindre une parfaite maîtrise des mouvements en toute circonstance. Sauts périlleux, bonds acrobatiques de plusieurs dizaines de mètres, vitesses de pointe à plus de 100 kilomètres/heure... Toutes ces prouesses sont exclusivement réservées aux plus entraînés.



Attention, cette vidéo spectaculaire est le fruit de riders professionnels qui pratiquent le snowkite dans sa version la plus extrême et dangereuse aussi appelée « snowfly » ou « vol de pente ». Ne pas tenter de les imiter !


Un sport tout terrain ou presque

A condition d'être prudent et de commencer par prendre des cours, le sport ne présente pas de dangers majeurs. Reste bien sûr la difficulté de choisir un terrain adapté, bien orienté par rapport au vent, sans poteaux électriques ni risque d'avalanches. Ensuite le sport peut s'exercer sur des surfaces totalement planes telles que des lacs gelés ou en montagne dans des zones plus ou moins pentues.

« Nous avons beaucoup d'élèves randonneurs qui veulent se servir de leur cerf-volant uniquement pour les ascensions et qui le ferment ensuite au cours de leurs excursions », relate Arnaud Depee, directeur du Kitesurfers Center, une école située à Semnoz et labellisée par la Fédération française de vol libre.

Dans la majorité des cas, le snowkite est pratiqué par des locaux qui n'hésitent pas à s'aventurer hors des sentiers battus, à la recherche de spots totalement vierges. Et les lieux à découvrir ne manquent pas. Pour se lancer, dix centimètres d'enneigement suffisent. « La saison de kite est plus longue que celle de ski et peut généralement s'étaler de la mi-octobre à la mi-avril », souligne Damien Richard.

Les meilleurs spots d'Europe

Terre d'origine du snowkite, la France compte une quinzaine d'écoles réparties sur plusieurs sites dans les Alpes ; le Vercors ou les Pyrénées. Mais c'est sur les flancs du dôme de Semnoz en Haute-Savoie que serait officiellement née la discipline. Doté d'une aérologie optimale, ce spot représente aujourd'hui un lieu de rendez-vous mythique pour les riders du monde entier.
De même, la Norvège, dont les doux reliefs sont à la fois très enneigés et parfaitement ventés, fait partie des destinations incontournables. Elle compte une multitude de sites dont le plus célèbre se situe à proximité de la station de Geilo, entre Bergen et Oslo. Ce plateau perché à plus de 1000 mètres, a servi d'étape au championnat du monde à plusieurs reprises. « Le pays offre d'immenses paysages de poudre blanche, où l'on peut parcourir plus de 250 kilomètres dans la foulée sans croiser une seule route », se souvient avec enthousiasme Brice Pastor, fondateur de l'association Semnoz Kite Surfing aux côtés de Damien Richard. A citer aussi parmi les sites norvégiens d'exception : le haut plateau d'Oppdal, moins connu mais plus facilement accessible pour les débutants.
Enfin, la Suisse allemande abrite un autre spot de choix sur le lac gelé de Silvaplana dans le canton des Grisons.


Une spécialité française

L'idée de se faire tracter par une voile en glissant sur des skis, un traîneau ou une luge n'est pas nouvelle et il est difficile de savoir à quand remonte cette pratique, vieille de plusieurs milliers d'années. Mais il a fallu attendre 1998 pour que l'exercice s'impose comme sport, sous l'impulsion de l' association Semnoz Kite Surfing installée en Haute-Savoie, au nord d'Annecy.

En février 1999, la première compétition officielle de snowkite - le World Kite Surfing Bump and Jump - est organisée à Semnoz. Ensuite, le championnat prend le nom de Winter Tour et s'internationalise avec la participation du Canada en 2001, puis de la Suisse et de la Norvège, à partir de 2002. Rebaptisé Winter Tour World Championship, il devient mondial en 2004. Dès lors, les Français cumulent les titres de champions du monde dans la catégorie snowboard avec la double victoire de Guillaume Chastagnol en 2004 et 2005, puis celle de Romain Fabretti en 2006. Côté compétition féminine, la Française Agnès Fontenay s'impose également championne du monde à trois reprises sur la même période.



Un aperçu des prouesses de Romain Fabretti, champion du monde 2006

Désormais très en vogue, le snowkite connaît de nombreux adeptes en Australie, aux Etats-Unis, en Scandinavie et dans l'ensemble des Alpes. En France, le nombre de personnes le pratiquant est estimé à 5 000. Mais, par manque de sponsors, le Winter Tour organisé depuis sept années consécutives n'aura pas lieu cet hiver. Il faudra donc se contenter du championnat de France, qui s'est achevé le 22 décembre 2007 au Col du Lautaret avec une nouvelle victoire de Guillaume Chastagnol.

 

Le matériel nécessaire

Globalement, on utilise le même équipement que pour les sports d'hiver auquel on ajoute un nouvel élément appelé le «kite». Cet immense cerf-volant est muni d'une voile dont la taille moyenne est de 9 à 10 m 2 . Les dimensions doivent être adaptées selon le niveau du rider et la force du vent. Pour les enfants et les débutants, il existe ainsi des « baby voiles » de 2 m 2 .
Ensuite, la voile est reliée à la « barre » - sorte de guidon servant à s'orienter - au moyen de fils appelés « lignes » d'une longueur de 20 à 30 mètres. Le rider, quant à lui, est attaché au kite par un harnais. Il peut au choix utiliser des skis ou un snowboard pour glisser sur la neige.
Le fabricant de matériel Air Evolution propose à partir de 480 euros des planches de surf symétriques (de même longueur à l'avant et à l'arrière) spécialement conçues pour le snowkite. Le port d'un casque est vivement conseillé.
Côté budget, il faut compter à partir de 80 euros pour une session de trois heures de cours avec location du kite et du harnais incluse. Ensuite, pour pratiquer l'activité en dehors des cours, le rider doit généralement investir dans son propre équipement. Les kites sont vendus à partir de 600 euros pour les premiers prix et peuvent atteindre 1500 euros pour les modèles haut de gamme.


FORUM 1 avis
Snowkite : un vent de liberté !
Adeyaka
posté le 28/02/2008 00:28:17 par Francois L

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