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| La garantie de voyager en classe affaires peut faire partie des « packages » des candidats les plus convoités. |
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| Un ordinateur portable et un chauffeur : le secret pour rester connecté à tout moment, se déplacer sans souci… et surveiller le cours de ses stock-options ! |
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Une BMW X3 pour vos trajets quotidiens, la classe affaires pour vos déplacements à l'étranger, un Blackberry pour vos appels et des stocks-options pour couronner le tout ! Les clients du cabinet de recrutement Aravati France
n'hésitent pas sortir le grand jeu pour séduire les perles rares.
Car aujourd'hui un bon salaire ne suffit plus :
« Les candidats que je chasse annoncent d'emblée leur salaire fixe, leurs primes variables et autres avantages en nature. S'ils nous disent
qu'ils ont une Mini comme voiture de fonction, notre client devra au moins lui proposer ce modèle pour le débaucher ! »,
explique la dirigeante du cabinet Hymane Ben Aoun. Pour les candidats les plus rares, il
arrive même que des jours de vacances supplémentaires ou une « prime de bienvenue »
(welcome bonus),
fassent partie du lot !
Des petits plus réconfortants
Mais ces profils atypiques ne sont pas les seuls concernés par ces rémunérations à géométrie variable.
« On observe une généralisation du « package » de rémunération depuis une quinzaine
d'années avec une nette accélération récente dans tous les secteurs et tous les types d'entreprises »,
note Jean-Pierre Magot, coresponsable de l'activité Conseil en capital humain de Mercer. Huit cadres sur dix
bénéficieraient de ces
« outils de motivation à long terme »,
selon le cabinet Mercer.
Côté avantages en nature, c'est le confort de travail qui reste la priorité : en 2007, plus de la moitié des cadres disposaient ainsi d'un mobile et/ou d'un ordinateur portable et 30 % d'une voiture
fournis par l'entreprise, selon l'Apec (1). Mais la surenchère entre recruteurs n'est pas rare :
« Aujourd'hui, pour le
mid-management,
on ne propose plus de voitures de
société à deux places mais des voitures de fonction qui, pour les profils rares, peuvent être des modèles valorisants »,
note Hymane Ben Aoun. Un Blackberry ou une carte American Express Corporate sont aussi très
appréciés ! Mais ils restent bien sûr marginaux.
Des primes en pagaille
« Ces avantages en nature existent toujours mais leur efficacité sociale et fiscale n'est pas extrêmement forte »,
explique Jean-Pierre Magot. Pour motiver leurs salariés, les
entreprises préfèrent donc miser sur d'autres modes de rémunération périphérique, comme le salaire variable. En 2007, 12 % des cadres ont touché ce type de rétribution, selon l'Apec. Cadre commercial dans une SSII, Julien a déjà
réussi à multiplier son salaire par 2,5 grâce à ce système. Pour lui, il n'y a là rien de surprenant :
« 1/3 de variable est un minimum pour une fonction commerciale, sinon ce n'est pas assez motivant. Et en
général, plus le produit est facile à vendre, plus le fixe sera au ras des pâquerettes et plus le risque sera grand pour le commercial »,
explique-t-il.
La nouveauté, c'est que ce type de système gagne actuellement de plus en plus d'entreprises,
« en combinant des objectifs quantitatifs et des objectifs qualitatifs ou comportementaux »,
explique Hymane Ben Aoun. En 2007, 44 % des cadres auraient ainsi bénéficié d'une ou plusieurs primes variables.
Un partage gagnant-gagnant
Fixes et non, ces rémunérations sont aussi très fréquemment complétées par des avantages sociaux, comme l'abondement du plan d'épargne entreprise (PEE) ou la retraite par capitalisation (Perco). Mais c'est la
participation et l'intéressement aux bénéfices de la société qui connaissent le plus de succès. Ces systèmes comportent en effet un triple avantage : motiver, fidéliser les équipes et échapper à la fiscalité traditionnelle du salaire
fixe ! Avec l'intéressement et la participation, ni charges salariales, ni charges patronales (hors CSG et CRDS) !
Depuis septembre 2006, le montant des actions distribuées gratuitement dans le cadre d'un Plan d'épargne entreprise peut même être déduit de l'assiette d'imposition de la société. Pour l'employeur et
le salarié, c'est donc gagnant-gagnant.
L'entreprise de Sophie l'a bien compris : confronté à une forte rotation du personnel, ce grand groupe parapétrolier vient de distribuer des milliers d'actions gratuites à ses salariés. La jeune cadre
financière se retrouve ainsi à la tête de 800 actions gratuites : un petit pactole évalué à 48 000 euros dont elle pourra tirer le bénéfice dans cinq ans, en plus d'une participation et d'un intéressement qui
ont représenté jusqu'à 10 % de sa rémunération annuelle totale l'an passé ! Un avantage significatif mais qui n'a pas suffi à la convaincre de continuer à travailler dans le groupe... L'intérêt du poste,
aussi, fait partie du « package » !

(1) Apec, Enquête sur les salaires des cadres, octobre 2007.
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