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Le beach soccer, une affaire de professionnels ?

Le foot sur sable fin a dû attendre que d'anciens joueurs de l'autre football s'intéressent à ce sport encore jeune pour véritablement percer en France. Et son essor n'est sans doute pas fini.

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Les pom-pom girls en bikini font partie du folklore de la discipline. Logique pour un sport de plage d'origine brésilienne.
Alors que le Brésil vient de remporter sa onzième Coupe du monde de beach soccer en treize éditions, la France est devenue depuis quelques années une valeur sûre de la discipline. Quatrièmes à Copacabana, les tricolores ont fait moins bien que ces deux dernières années (troisième en 2006, vainqueur en 2005) mais se maintiennent au top de la hiérarchie mondiale. La clé de ce succès ? Un chef de fil charismatique, Eric Cantona, et un savant dosage entre jeunesse et expérience.

Un sport très ouvert

On pourrait croire qu'à l'image du football en salle le beach soccer est une affaire de spécialistes. Ce n'est qu'en partie vrai. Il suffit de voir le nombre d'anciens footballeurs professionnels passés de la pelouse au sable fin pour se rendre compte que (presque) n'importe qui peut finalement défendre les couleurs de son pays sur les plages du monde entier.
En France, de très grands joueurs ont revêtu le maillot de l'équipe nationale de ' beach ', à l'image d'Eric Cantona, de Jean-Pierre Papin et, dans un style différent, de Pascal Olmeta. Mais avouez que des hommes comme Bruno Germain, Marc Libbra ou encore Sébastien Pérez n'étaient pas les plus grands poètes du ballon rond. Ils ont pourtant su s'adapter et apporter toute leur expérience à l'équipe tricolore.
Après tout, le beach soccer constitue certainement une reconversion beaucoup plus plaisante qu'une douteuse fin de carrière, très lucrative certes, dans un championnat de quatrième zone, comme celui du Qatar. Il n'est donc pas étonnant de voir certains professionnels bifurquer vers ce sport. ' Le but ultime reste de s'amuser ', déclarait Eric Cantona peu avant la Coupe du monde. Difficile de contredire un tel argument.

Un mélange parfaitement dosé

Pour éviter de convertir les sélections de beach soccer en maisons de (pré)retraite, la Pro Beach Soccer World Wide, institution créée en 2001, a décidé d'imposer certains critères de sélections. Chaque équipe a l'obligation d'intégrer au moins trois jeunes de moins de 25 ans (une règle qui n'est visiblement pas imposée pour la Coupe du monde). De même, pour les joueurs de plus de 37 ans, une dérogation est nécessaire. Le Portugais Hernani (44 ans) et le Brésilien Junior Negao (42 ans), porte-drapeaux de leurs pays depuis des années, font partie de ces exceptions.
Eric Cantona, entraîneur et sélectionneur de l'équipe de France, résume parfaitement l'approche de ce sport : ' Un effectif jeune est indispensable dans un sport qui devient de plus en plus physique. Mais ces jeunes ont besoin d'avoir des exemples et des meneurs (...). De leur côté, les plus jeunes apportent leur folie et leur fraîcheur. ' Les rôles d'anciens sont aujourd'hui tenus par Sébastien Pérez, un temps joueur à l'OM, par Jean-Marie Aubry, longtemps gardien à Lille et à Angers, et par Laurent Castro, attaquant âgé de 36 ans passé par Montpellier.
Autour de ces trois professionnels de longue date gravitent des spécialistes comme Jairzinho Cardoso, Jérémy Basquaise et Didier Samoun. Un cocktail qui fonctionne à la perfection depuis 2005. Une réussite à laquelle n'est pas non plus étrangère le staff technique : Eric Cantona, Claude Barrabé et Henri Emile, tous des grands noms du football hexagonal.

Un avenir prometteur

La prochaine star dont rêve Eric Cantona pour la Coupe du monde 2008, qui aura lieu à Marseille, n'est autre que Fabien Barthez. Le Divin chauve, par son état d'esprit volontiers ' déconneur ', semble parfaitement coller à un sport prêt à l'accueillir à bras ouverts. Le 22 décembre prochain aurait d'ailleurs dû se tenir à Monaco un tournoi caritatif extrêmement prometteur réunissant six équipes. Des joueurs comme Barthez (tiens tiens), Zinedine Zidane, Sony Anderson, Ronaldinho, Robinho, Fernando Morientes, George Hagi ou David Ginola, pour n'en citer que quelques-uns, étaient prévus.
De nombreuses chaînes de télévision étaient déjà sur les rangs pour récupérer les images, mais le tournoi a malheureusement dû être annulé. Les organisateurs n'ont pas dévoilé la raison de cette décision, même si elle n'est ' en aucun cas lié à la faisabilité technique de cette manifestation sportive '. Si un événement avec une telle affiche parvient à avoir lieu, peut-être marquera-t-il le début d'une arrivée massive des footballeurs professionnels dans cette discipline. Et qui sait si le beach soccer ne deviendra pas aussi populaire que le football ?

Résumé des quarts de finale du Mondial 2007

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