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| Depuis 2004, la hausse des prix de l’immobilier connaît un freinage en douceur : le taux de croissance moyen annuel est passé de 15,5 % en 2004 à 7,2 % en 2006. |
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+1,2 % pour les appartements, + 0,5 % pour les maisons : en octobre, les prix de l'immobilier ancien ont à nouveau légèrement augmenté, selon le dernier indice de la Fédération nationale de l'immobilier (FNAIM).
Mais la tendance trimestrielle reste à la baisse (- 1,2 %) et les prévisions annuelles sont toujours à la hausse ( + 4 % environ) ! Face à ce yo-yo permanent, il pas toujours facile de s'y retrouver.
Alors, ça monte ou ça baisse ?
« Au niveau mensuel, l'évolution peut paraître très heurtée et il est vrai que l'on observe déjà de petites baisses dans certaines régions, mais globalement, sur un an, les chiffres montrent que les prix restent
en légère hausse, avec un freinage continu dans l'ancien et le neuf »
,
explique Olivier Eluère, économiste au Crédit Agricole. En clair : on n'assiste pas encore à une baisse des prix mais seulement
un ralentissement de leur hausse !
« Depuis dix mois, les chiffres font état d'un marché qui a retrouvé un rythme d'augmentation modéré après des années de croissance à deux chiffres »
,
confirme
Nicolas Thouvenin, responsable des études économiques de la FNAIM. Aujourd'hui le marché français n'est en effet plus en mesure d'encaisser les hausses de 15,5 % enregistrées en 2004 ! Depuis deux ans, le ralentissement amorcé en 2005
(10,9 % d'augmentation) se confirme (7,2 % en 2006).
Un atterrissage en douceur
« Les prix de l'immobilier ne pouvaient plus augmenter parce qu'ils commençaient à évincer trop de candidats à la propriété dont les revenus ont progressé beaucoup plus lentement »,
explique Olivier Eluère. La baisse des taux d'intérêt et l'allongement de la durée des crédits ont longtemps permis de compenser cette flambée. Mais aujourd'hui la donne a changé. Fini les taux à 3,5 % pratiqués en janvier
2006 ! En novembre 2007, comme en 2003, un crédit immobilier se négocie à un taux moyen de 4,70 %, selon le courtier Meilleurtaux.com.
« Depuis le début de l'année, les banques ont commencé à augmenter leurs taux pour restaurer leurs marges et le mouvement va se poursuivre en raison de la crise des subprimes aux Etats-Unis »,
analyse Olivier Eluère. En suivant ce scénario, le Crédit Agricole prévoit pour 2008 un
« léger repli de l'ordre de - 5 % dans l'ancien »
et des
« prix
stables dans le neuf »
... rien de plus !
« On n'est pas du tout dans une situation où l'effondrement de la demande forcerait les vendeurs à baisser leurs prix : les Français ont toujours très envie d'acheter et le marché est "sain"
parce qu'on n'a pas d'équivalent des subprimes et que la plupart des acheteurs sont solvables,
explique Olivier Eluère.
On assiste seulement à une situation d'ajustement où les acheteurs n'hésitent pas à négocier le prix de
vente à la baisse pour compenser la hausse du coût du crédit »
. Préparez-vous donc à un atterrissage en douceur.
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