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Le contenant est certes moins important que le contenu, mais nul ne songerait à nier l'importance d'un navigateur Web : c'est en effet grâce à lui que nous pouvons surfer sur le Net en profitant de toutes ses richesses. Et comme
Internet évolue continuellement, il est logique que les navigateurs suivent la même tendance en s'améliorant sans cesse.
Depuis les lancements simultanés, fin 2006, d'Internet Explorer 7 de Microsoft et de Firefox 2 de la fondation Mozilla, la bataille des navigateurs redouble de fureur. Auparavant, Firefox devançait nettement Internet
Explorer en termes de richesse fonctionnelle, et même de confort d'utilisation. Mais depuis leurs dernières versions, les deux logiciels vedettes affichent des caractéristiques équivalentes, qu'il s'agisse de la navigation par onglets (affichage
alternatif des pages Web dans la même fenêtre, selon l'onglet sélectionné), de la barre de recherche multimoteur, de la protection contre le
phishing,
du redimensionnement automatique des pages Web pour l'impression, ou encore
de la gestion des flux RSS...
Un rééquilibrage qui devrait permettre à Internet Explorer d'asseoir sa prééminence, puisque le navigateur de Microsoft équipe pas moins de 85 % des PC à travers le monde
(source OneStat, juillet 2007),
et
cela malgré une image de marque ternie par une inquiétante accumulation de failles de sécurité. Il faut dire que le navigateur bénéficie d'une véritable rente de situation, puisqu'il est livré en standard avec toutes les versions de Windows, y
compris Vista, et qu'un nombre important de sites (tirage de photos, téléchargement de musique, etc.) s'appuient sur les fameux contrôles ActiveX qu'il est le seul à savoir exécuter.
Firefox fait toutefois mieux que résister, avec un score de près de 13 % de parts de marché. La fondation Mozilla, avec la version 2 du navigateur, réussissant même à ravir plus de 1 % de parts de marché à Microsoft en
seulement six mois. L'engouement pour le navigateur Open Source est plus particulièrement marqué en Europe où le logiciel équipe à présent près de 28 % des PC
(source XiTi, juillet 2007),
un chiffre en hausse de
7 points en l'espace d'un an. Ses utilisateurs apprécient tout particulièrement qu'il puisse être installé avec toutes les versions de Windows (contrairement à IE7, disponibles uniquement pour Windows XP et Vista), et qu'il offre une large
bibliothèque d'extensions gratuites.
Face à ces deux poids lourds, d'autres navigateurs parviennent néanmoins à se frayer une petite place, en jouant la carte de la complémentarité comme Maxthon, ou de l'innovation à l'image d'Opera (à l'origine de la plupart des
fonctions qui font aujourd'hui le succès de ses prestigieux rivaux !). Ils seront bientôt rejoints par un nouveau compétiteur, Apple, qui, avec la version Windows de son célèbre navigateur Safari (encore en version bêta au moment où nous
écrivons), ne se contentera certainement pas de faire de la figuration... L'occasion pour nous de faire le tour de l'ensemble de ces logiciels (tous gratuits) en les comparant point à point et en soulignant leurs particularités, afin que vous
puissiez trouver celui qui vous convient le mieux.
Des performances difficiles à évaluer
Afficher des pages Web le plus vite possible : c'est ce que l'on attend naturellement d'un navigateur, surtout quand on surfe en haut débit. Difficile, toutefois, de départager avec objectivité les différents navigateurs tant
les résultats dépendent du site visité, des composants qui le constituent (objets et scripts Java, contrôles ActiveX, images, etc.), de la nature des tests eux-mêmes (affichage d'une seule page ou bien d'un ensemble d'onglets, etc.), du système
d'exploitation utilisé (qui peut favoriser tel ou tel logiciel), de la configuration de l'ordinateur utilisé (quantité de mémoire vive, réglages des caches, etc.), ou encore de l'état du trafic sur le réseau à l'heure choisie pour le test.
Une chose est sûre, la taille occupée en mémoire peut faire la différence sur un ordinateur modeste : à titre indicatif, avec 22 onglets actifs, Opera 9 se contente de 60 Mo de mémoire vive, quand Internet
Explorer 7 en réclame plus de 110 Mo...
Des normes pas toujours respectées
En théorie, une page Web devrait s'afficher exactement de la même façon, quel que soit le navigateur utilisé pour la consulter. En pratique, on a souvent des surprises... et c'est un véritable cauchemar pour les concepteurs
de sites !
Pourtant le W3C
(World Wide Web Consortium,
l'organisme qui régit les règles pour le Web) a édicté des normes régissant l'affichage (notamment les fameuses feuilles de styles CSS). Mais tous les éditeurs ne
les respectent pas. Et le plus mauvais élève n'est autre que Microsoft - qui le reconnaît lui-même - dont le dernier logiciel a été recalé aux fameux tests ACID2 de respect des normes W3C.
En revanche, si Firefox souffre encore de quelques erreurs de rendu, Opera et Safari s'avèrent exemplaires en passant avec succès les divers tests de ACID2.
Mais à quoi servent les normes quand la plupart des sites sont de toute façon conçus pour être affichés par Internet Explorer ?
Failles de sécurité : le mieux, ennemi du bien ?
Véritable fenêtre ouverte sur Internet - le réseau des réseaux -, le navigateur se doit d'être « sûr » afin de ne pas exposer l'ordinateur et les données qu'il contient à des actes
malveillants. Du fait de sa très large diffusion, Internet Explorer a toujours été la cible privilégiée des attaques des pirates, d'autant plus qu'il est intégré dans les « couches basses » de Windows.
Ainsi, avec la version 6.0, pas un mois ne s'écoulait sans qu'une nouvelle faille de sécurité plus ou moins critique ne fût découverte ! Pour redorer son blason, Microsoft a sérieusement revu la sécurité dans la
version 7. Par défaut, IE7 interdit ainsi l'exécution des ActiveX et de certains scripts, au motif qu'ils pourraient être dangereux.
Résultat : on est constamment sollicité afin d'autoriser l'exécution de tel ou tel composant... au point d'être tenté d'abaisser tout bonnement le niveau de sécurité global du navigateur pour fluidifier la navigation, et
rendre ainsi IE7 aussi vulnérable que son prédécesseur !
Suite du dossier
>>> Internet Explorer 7 : la référence
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