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Au commencement de la danse électro était le jump. Au milieu des années 90, les jeunes blancs de la classe moyenne inventent cette danse adaptée aux rythmes techno. En gros, il s'agit de sautiller en balançant successivement ses
bras et ses jambes de l'avant vers l'arrière. Pas encore de quoi rivaliser alors avec
la break dance.
Voir un exemple de jump

De la break dance à la tecktonik
Le jump connaît d'abord un franc succès en Belgique et aux Pays-Bas, puis s'exporte dans toute l'Europe. Mais la France reste relativement à l'écart du phénomène, excepté la région du Nord-Pas-de-Calais. Pourtant, de jeunes adultes et
des adolescents fans de musique électro prennent l'habitude de se retrouver dans des boîtes de Paris et de la banlieue parisienne, comme le Metropolis à Rungis, le Redlight ou encore le Mix Club (anciennement Amnesia et ClubbyPURE) à Montparnasse.
Et progressivement, quelques uns d'entre eux commencent à élaborer une nouvelle forme de danse baptisée « vertigo », « milka-way » ou « tecktonik ».
Empruntant
au krumping
ses mouvements accélérés et épileptiques, ils piochent aussi dans l'electric boogie toute une gestuelle robotique et angulaire comme
le popping
et
le locking.
Le tout saupoudré de jump et de mouvements circulaires des bras autour de la tête.
Découvrir la nouvelle danse électro

Look et médiatisation
La nuit, ces adeptes de la nouvelle danse électro se mesurent les uns aux autres dans les
battles
des clubs. Le jour, ils se retrouvent sur la place publique pour des « aprem » survoltées
à Paris, bientôt reprises dans toutes les grandes villes de province. Ennemis de la sobriété et de la discrétion bonjour ! Les garçons se distinguent par leurs cheveux coiffés en crête, leurs jeans slims et leurs tee-shirts moulants. Les filles
arborent, elles, des tenues d'inspiration punk et de couleurs flashys.
Comme tous ces
performers
aiment se faire remarquer, ils vont très vite mettre en ligne les vidéos de leurs exploits. En novembre 2006, un groupe de jeunes crée
le blog Dance Generation
qui va fortement contribuer à populariser le mouvement. Mais les médias ne commencent à s'intéresser au phénomène qu'au mois de juin 2007.
Ce sont les journalistes qui rebaptisent cette danse « tecktonik », du nom des soirées électro organisées depuis sept ans au Métropolis par Alexandre Baroudzin et Cyril Blanc. Surfant sur la vague, ces derniers créent leur
marque « Tecktonik Events » et lancent des compilations, une marque de vêtements et une boisson énergétique.
Ultime signe de reconnaissance, la tecktonik fait son apparition dans les clips. Reste à savoir si cette nouvelle danse saura conquérir les clubbers du monde entier.
Voir le clip
d'A cause des garçons

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