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| La gamme Nicopatch de subsituts nicotiniques, sans effets secondaires. |
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| Un comprimé de Champix, le nouveau médicament mis au point par le laboratoire Pfizer pour arrêter de fumer. |
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Plus que jamais, la cigarette est interdite de séjour. Elevée au rang de priorité nationale, la lutte antitabac fait l'objet d'efforts soutenus de la part des pouvoirs publics : hausses incessantes de tarifs imposées aux
fabricants, contraintes d'étiquetage de plus en plus sévères et, arme fatale, interdiction, fin 2007, de fumer dans les lieux publics ainsi que dans les entreprises, et à partir de février 2008, dans les bars, restaurants et boîtes de nuit.
A cet arsenal restrictif s'ajoute un effort financier des services de santé : depuis le début de l'année, un forfait de remboursement de 50 euros a été mis en place par la Sécurité sociale pour prendre en charge le
sevrage tabagique sur prescription médicale. Un coup de pouce appréciable, mais pas la panacée, les solutions antitabac demeurant chères : jusqu'à plusieurs centaines d'euros par cure en fonction des besoins. Sont concernés par
cette mesure récente les classiques substituts nicotiniques, mais surtout le Champix, dernier-né des remèdes antitabac.
Champix, le nouvel espoir
Mis en vente en février par Pfizer, ce nouveau médicament a créé l'événement. Il affiche des taux de réussite encourageants, parmi les meilleurs du marché. Jusqu'à 30 % de maintien d'abstinence à un an, là où
les patchs et autres gommes plafonnent autour de 20 %. C'est un « agoniste partiel ». Grâce à la varenicline, son principe actif, il agit sur les récepteurs nicotiniques qu'il fait fonctionner en même
temps qu'il les bloque. En un mot : il empêche la cigarette d'apporter son effet bien-être. Ainsi, le fumeur perd naturellement l'envie de sa dose quotidienne de tabac.
Sans effets secondaires majeurs hormis des céphalées (maux de tête), des risques d'insomnie et de prise de poids, il n'est pas soupçonné, comme son concurrent direct le Zyban, d'entraîner un risque dépressif. Ce dernier
médicament est aujourd'hui très peu prescrit par les spécialistes.
« Malgré ses bons résultats, le Champix ne doit pas faire oublier les substituts nicotiniques, qui demeurent sans aucune contre-indication et sont
particulièrement efficaces »
, rappelle le Docteur Véronique Peim, auteur de
Arrêter de fumer sans grossir,
chez Michel Lafon.
Nicotine soluble dans l'eau de mer
Autre tendance, la montée en puissance des méthodes douces, au premier rang desquelles les cures de thalassothérapie. Leur nombre a littéralement explosé ses dernières années, en même temps qu'elles se sont masculinisées.
Principal argument : la nicotine est soluble dans l'eau de mer. Si besoin, en plus d'un programme de soins, de massages et d'exercices physiques, des substituts peuvent être administrés. Acupuncture, auriculothérapie
(réflexologie appliquée à l'oreille externe) et hypnose ont aussi la cote.
L'homéopathie se taille, quant à elle, la part du lion. Dans son ouvrage
Arrêter de fumer grâce à l'homéopathie,
aux Editions Leducs, le chercheur et pharmacien Albert Claude Quemoun met en avant un
procédé original d'isothérapie. Muni de sa cigarette préférée, le fumeur se rend à la pharmacie, demandant la préparation de son remède suivant les principes de dilution homéopathique. Avantages : un médicament sur-mesure et un prix
avantageux (coût total 20 euros).
Consultation tabacologique, la panacée
La stratégie la plus efficace demeure la prise en charge du fumeur par un tabacologue. Prisées, ces consultations personnalisées se développent sensiblement, particulièrement en milieu hospitalier. On recense près de 520 lieux pour
une capacité d'accueil hebdomadaire de 12 000 fumeurs. Et ces consultations sont mieux organisées que par le passé. Le délai d'obtention du premier rendez-vous n'excède jamais un mois et, bien souvent, il a même lieu
la semaine suivante.
Suivi régulier et traitement sur-mesure offrent donc les meilleures chances de réussite. Mais
« les hommes y ont légèrement moins recours que les femmes, car ils aiment bien avoir le sentiment que ce sont eux qui
décident et qu'ils n'ont pas forcément besoin d'aide pour cela »,
explique le professeur Bertrand Dautzenberg, président de l'Office français de prévention du tabagisme.
Homme femme, même combat
Longtemps, le tabac demeure une affaire d'hommes. Réunions mondaines, clubs privés et fumées vaporeuses font bon ménage : la cigarette fait viril. Puis, évolution des mentalités et campagnes de marketing aidant, elle
conquiert les femmes, surtout depuis une quinzaine d'années. Aujourd'hui, ces dernières fument presque autant que les hommes.
Chez les adolescents, la proportion s'inverse. Les filles sont les plus accros. Record peu enviable : par nature, les bronches féminines sont fragiles. La fumeuse est donc plus sujette aux bronco-pneumonies que son
collègue masculin.
Derrière cette différence se cache pourtant une imparable égalité homme femme.
« Comme toutes les drogues, la cigarette entraîne une dépendance. Celle-ci est une question de subtilités individuelles et de
facteurs génétiques, pas de sexe »,
rappelle le Docteur Véronique Peim.
En attendant le vaccin miracle
Premier au palmarès des moyens utilisés pour cesser de fumer, l'abandon du tabac en solitaire. Il concerne 60 % des tentatives, avec ou sans substituts nicotiniques, en vente libre. Ce n'est hélas pas forcément la meilleure
technique, seuls 5 % des fumeurs transformeraient l'essai en arrêt durable.
Les spécialistes quant à eux regardent déjà à l'horizon 2009. A cette date devrait être mis sur le marché un vaccin antitabac. En développement dans plusieurs laboratoires, dans une atmosphère ultraconfidentielle, ce nouveau
remède miracle en serait déjà à un stade très avancé. Le professeur Dautzenberg révèle :
« Les études intermédiaires sont déjà très encourageantes sur la souris. Reste à évaluer, notamment à long terme, les effets sur
l'homme des anticorps produits, avec l'éventuel déclenchement de maladies auto-immunes. »
A suivre de très près donc. En France, 15 millions de fumeurs sont concernés.
Quelques chiffres...
1er septembre et 1er janvier :
pics d'abandon du tabac.

180 euros :
prix minimum du traitement de sevrage Champix pour trois mois.

120 euros :
prix minimum d'un sevrage avec patchs pour trois mois.

4 000 :
quantité de substances toxiques inhalées par bouffée de tabac.

57 000 :
décès masculins imputables au tabac chaque année.

1520 :
date d'introduction des premières graines de tabac en France.

11 % :
taux d'augmentation par les fabricants américains de la quantité de nicotine dans les cigarettes au cours des sept dernières années.

0 825 309 310 :
le numéro de téléphone de Tabac info service.
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