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10e Carlos Ghosn (Renault) : 2 629 653 euros
© Eric Gaillard / Reuters
Pas de pitié pour les perdants : le PDG de Renault vient de demander aux actionnaires et aux membres de la direction générale de Nissan de " prendre [leurs] responsabilités " en renonçant à leur prime bonus en raison des résultats décevants de l'exercice 2006. L'artisan du plan " Renault Contrat 2009 " espère bien relancer les ventes de la marque au losange dès septembre sous l'impulsion de ses toutes nouvelles Twingo et Laguna. (Classement de la rémunération brute totale des patrons du CAC 40 qui prend en compte le salaire fixe, les bonus, les avantages en nature et, le cas échéant, les jetons de présence)
9e Gérard Mestrallet (Suez) : 2 715 792 euros © Charles Platiau / Reuters
Quel avenir pour le projet de fusion Suez-GDF ? L'heure est aux spéculations pour le PDG du géant de l'énergie et de l'environnement. Les négociations avec le Gouvernement s'annoncent tendues et le yo-yo boursier pourrait s'accélérer. Au lendemain des élections, le titre Suez a reculé pour se rapprocher du cours de celui de son fiancé gazier qui lui est en hausse. Aucun doute que Gérard Mestrallet suit l'affaire de près : il détient personnellement 33 326 actions Suez (sur 1 282 245 883 !).
8e Patrick Ricard (Pernod Ricard) : 3 130 387 euros (exercice 2005-2006) © Reuters Photographer / Reuters
En trente ans, le fils héritier de Paul Ricard s'est fait une place de premier ordre dans le grand capitalisme français. Depuis 2001, cet autodidacte réputé timide a mené une politique de rachat tambour battant (Seagram en 2001 et Allied Domecq en 2005) qui a hissé son groupe au 2e rang mondial du secteur des vins et spiritueux. Au cours des douze derniers mois, son chiffre d'affaires a progressé de 68 % pour atteindre plus de 6 milliards d'euros.
7e Thierry Desmarest (Total) : 3 199 844 euros © Charles Platiau / Reuters
Les douze années du règne de Thierry Desmarest à la tête du 5e groupe pétrolier mondial s'achèvent sur de nouveaux profits records (plus de 12 milliards d'euros)… mais aussi sur de gros ennuis judiciaires. Les procureurs du procès de " l'Erika " ont réclamé, le 4 juin, une peine maximale contre Total : une amende de 375 000 euros pour " pollution " maritime " par imprudence et négligence ". Cela paraît bien mince au vu des résultats du groupe mais pourrait faire jurisprudence. Le jugement du tribunal sera rendu le 16 janvier 2008.
6e Jean-Paul Agon (L'Oréal) : 3 268 336 euros © Charles Platiau / Reuters
Adopté par L'Oréal à vingt-deux ans, bombardé directeur de la filiale grecque à vingt-cinq ans. Le petit protégé du leader mondial des cosmétiques est devenu grand : intronisé directeur général en avril 2006, il a amorcé une nouvelle ère après dix-huit ans de domination de Lindsay Owen-Jones (dit OJ). Premier fait d'arme : le lancement d'une série d'acquisitions " sans tabou " avec le rachat de The Body Shop en mars 2006. OJ conserve, pour sa part, la présidence du conseil d'administration et a été gratifié de 2 millions d'options de souscriptions d'actions, en récompense de " l'exemplarité de sa succession ".
5e Daniel Bouton (Société générale) : 3 300 000 euros © Benoit Tessier / Reuters
Rapprochement avec BNP Paribas ou rachat par un groupe étranger ? Les rumeurs vont bon train sur l'avenir de la Société générale depuis le mois de mai. A cette épée de Damoclès boursière s'ajoute une autre menace, judiciaire celle-ci : en juillet 2006, la " banque de l'année 2006 " et son PDG, Daniel Bouton, ont été renvoyés en correctionnelle dans une vaste affaire de blanchiment d'argent entre la France et Israël.
4e Baudoin Prot (BNP Paribas) : 3 342 459 euros © Le Segretain Pascal / Corbis Sygma
" Le financier de l'année 2006 " a marqué de nouveau points en 2007 : son groupe vient ainsi d'intégrer le très select indice Dow Jones Global Titan, qui regroupe les cinquante entreprises mondiales les plus importantes. Son objectif pour l'avenir : " bâtir une grande entreprise européenne d'envergure mondiale plutôt que de privilégier un rapprochement hexagonal "... et surtout ne pas se rapprocher de la Société générale comme le bruit court depuis quelques mois !
3e Jean-François Dehecq (Sanofi-Aventis) : 3 364 027 euros © Jean-Christian Meyer
L'heure de la retraite approche pour le président fondateur du géant pharmaceutique : depuis le 1er janvier et après trente-trois ans à la direction générale, Jean-François Dehecq a laissé la main à Gérard Le Fur pour annoncer un chiffre d'affaires 2006 de 28,3 milliards d'euros. C'est en 2008 que l'artisan de l'OPA hostile sur Aventis laissera les rênes à son successeur déjà " choisi " mais dont l'identité est tenue secrète.
2e Henri de Castries (AXA) : 3 758 182 euros © Médiathèque AXA / Eric Avenel
2007 année du sacre modeste pour le président du directoire d'AXA ? Elu " Stratège de l'année 2006 " par les lecteurs de La Tribune et pressenti à la tête du ministère de l'Ecologie au lendemain de la défaite d'Alain Juppé, le patron du leader de l'assurance veut garder les pieds sur terre : il vient d'annoncer qu'il renonçait à ses stock-options pour l'année 2007. 3,7 millions d'euros, ça suffit !
1er Bernard Arnault (LVMH) : 4 058 277 euros © Reuters Photographer / Reuters
Le PDG et principal actionnaire du géant du luxe a enfin détrôné Lindsey Owen-Jones, son rival de L'Oréal, à la tête du classement des patrons les mieux payés. En 2007, il a même fait coup double : avec une fortune estimée à 26 milliards de dollars, Bernard Arnault surclasse une nouvelle fois la célèbre héritière de L'Oréal, Liliane Bettencourt, dans le classement Forbes des plus grandes fortunes françaises.
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La suite du
classement publié par « Les Echos » le 23 avril 2007.
| La suite du classement |
| Rang |
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Nom |
 |
Entreprise |
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Rémunération brute totale en 2006 (euros) |
| 11 |
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Franck Riboud (PDG) |
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Danone |
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2 579 100 |
| 12 |
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Lindsay Owen Jones (PDG) |
|
L'Oréal |
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2 553 817 |
| 13 |
|
Serge Tchuruk (PDG) |
|
Alcatel Lucent |
|
2 511 924 |
| 14 |
|
Jean-Philippe Thierry (PDG) |
|
AGF |
|
2 453 560 |
| 15 |
|
Martin Bouygues (PDG) |
|
Bouygues |
|
2 416 911 |
| 16 |
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José Luis Duran (président du directoire) |
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Carrefour |
|
2 403 500 |
| 17 |
|
Jean-Bernard Levy (président du directoire) |
|
Vivendi Universal |
|
2 297 781 |
| 18 |
|
Jean-Louis Beffa (PDG) |
|
Saint Gobain |
|
2 254 000 |
| 19 |
|
Patrick Kron (PDG) |
|
Alstom |
|
2 240 010 |
| 20 |
|
Benoît Potier (PDG) |
|
Air liquide |
|
2 216 000 |
| 21 |
|
Henri Proglio (PDG) |
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Veolia |
|
2 114 791 |
| 22 |
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Bruno Lafont (DG) |
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Lafarge |
|
2 026 000 |
| 23 |
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Gilles Pellisson (DG) |
|
Accor |
|
2 006 950 |
| 24 |
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Arnaud Lagardère (co-gérant) |
|
Lagardère |
|
1 909 000 |
| 25 |
|
Paul Hermelin (DG) |
|
Cap Gemini |
|
1 880 500 |
| 26 |
|
François-Henri Pinault (PDG) |
|
PPR |
|
1 878 959 |
| 27 |
|
Georges Pauget (DG) |
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Crédit Agricole |
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1 742 030 |
| 28 |
|
Axel Miller (administrateur délégué) |
|
Dexia |
|
1 740 830 |
| 29 |
|
Thomas Enders (co-PDG) |
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EADS |
|
1 737 893 |
| 30 |
|
Xavier Huilard (DG) |
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Vinci |
|
1 477 400 |
| 31 |
|
Carlo Bozotti (président du directoire) |
|
STMicroelectronics |
|
1 470 000 |
| 32 |
|
Didier Lombard (PDG) |
|
France Telecom |
|
1 368 120 |
| 33 |
|
Jean-Martin Folz (président du directoire) |
|
Peugeot |
|
1 315 980 |
| 34 |
|
Philippe Camus (co-gérant) |
|
Lagardère |
|
1 285 000 |
| 35 |
|
Noël Forgeard (co-PDG) |
|
EADS |
|
1 268 542 |
| 36 |
|
Jean-Pascal Tricoire (prdt du directoire) |
|
Schneider Electric |
|
1 156 657 |
| 37 |
|
Henri Lachman (PDG) |
|
Schneider Electric |
|
970 840 |
| 38 |
|
Franck Dangeard (PDG) |
|
Thomson |
|
967 232 |
| 39 |
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Xavier Fontanet (PDG) |
|
Essilor |
|
808 185 |
| 40 |
|
Pierre Gardonneix (PDG) |
|
EDF |
|
807 155 |
| 41 |
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Louis Gallois (co-PDG) |
|
EADS |
|
707 612 |
| 42 |
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Pierre Verluca (président du directoire) |
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Vallourec |
|
698 500 |
| 43 |
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Jean-François Cirelli (PDG) |
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GDF |
|
433 593 |
| - |
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Michel Rolier (gérant) |
|
Michelin |
|
Non calculé |
| - |
|
Lakshmi Mittal (PDG) |
|
Mittal |
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Non pris en compte |
Des salaires dans la moyenne européenne
Depuis 2005, la rémunération moyenne des dirigeants du CAC 40 n'a guère progressé (2,27 millions d'euros en 2005 contre 2,24 millions pour l'année 2004). Selon
Les Echos,
cette
stagnation s'explique notamment par le renouvellement opéré à la tête des grands groupes français : en 2006, huit entreprises ont changé de dirigeant, dont Carrefour, le Crédit agricole, France Télécom, PPR, Renault ou STMicroelectronics.
Et les nouveaux venus n'ont pas encore rattrapé les niveaux de rémunération de leurs prédécesseurs. Nommé à la tête de Carrefour avec un « petit » salaire de 1,5 million d'euros en 2005, José Luis
Duran affiche aujourd'hui un revenu total de 2,4 millions d'euros, encore bien loin derrière les 3,1 millions de l'ancien patron Daniel Bernard. Autre explication : l'entrée de « poids plume », comme EDF et
GDF, dans la composition du CAC 40.
Hausse ou baisse ?
Mais cette moyenne masque de forts écarts dans les revalorisations de salaires : entre 2005 et 2006, la rémunération du PDG de STMicroelectronics a plus que doublé (119,3 %) quand celle du PDG de Peugeot a diminué de
20,3 %. Au total, seuls deux dirigeants ont vu leur rémunération grimper de plus de 50 % et neuf l'ont vu baisser.
Des parachutes en or
Au niveau international, une récente étude menée auprès de 350 entreprises européennes et américaines par le cabinet Hay Group vient de révéler que le niveau de rémunération des grands patrons français se situe juste
au-dessous de la moyenne européenne... mais qu'ils se rattrapent sur leurs primes de départ ! Avec un salaire de base et un bonus annuel doublés, ils battent tous leurs homologues européens. De quoi alimenter la polémique sur les
parachutes dorés !
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