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| Au moment de faire bronzette, n'oubliez ni les lunettes, ni la crème solaire ! |
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| En matière de verres solaires, les goûts et les couleurs font l'objet d'études poussées de la part des fabricants. Oakley propose ainsi des modèles adaptés aux différents sports. |
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| Ces verres à traitement miroité ont été spécialement conçus par Oakley pour répondre aux besoins des golfeurs. Ils atténuent la transmission de la longueur d'onde correspondant à la couleur verte pour mieux faire ressortir la petite balle blanche. |
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| Une nouveauté 2007 également signée Oakley, équipée de verres polarisants. |
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Photochromiques bleutés, polarisants, traités antireflets ou gris fumés avec un effet miroité doré. Encadrés de montures griffées aux noms des grands couturiers, les verres solaires revêtent les appellations les plus diverses.
Aujourd'hui, les lunettes sont devenues de véritables accessoires de mode. Au risque d'en oublier leur fonction première en les arborant uniquement en soirée ou en les portant au sommet du crâne plutôt que sur le nez !
Pourtant, nos tendres pupilles, exposées - comme
notre peau
- dès le lever du soleil aux dangereux rayons ultraviolets, ont besoin d'être protégées avec la plus grande vigilance.
« Surtout
aux heures les plus chaudes, entre 11 heures et 15 heures et lorsqu'on pratique le bateau, le ski ou sur la plage »,
souligne le directeur scientifique de la Société française d'ophtalmologie (SFO).
Se protéger des UV
A la montagne, le simple fait de gravir un palier de mille mètres d'altitude augmente de 10 % la proportion des UV ambiants et la neige réfléchit 85 % de ces radiations nocives. En bord de mer, le sable en renvoie
10 % et l'eau, 20 %. En ville, la réverbération sur les façades blanches ou les bâtiments en verre miroir peut aussi prendre en traître l'oeil vagabond du promeneur, sans qu'il s'en aperçoive. Car
- contrairement à la lumière visible - les UV n'obligent pas à cligner des yeux et ne provoquent pas de contraction de la pupille. Ils déjouent ainsi nos deux modes de protection naturels.
« Lorsqu'on n'est pas ébloui, on a l'impression d'être protégé. Or ce n'est pas toujours le cas. La lumière invisible est en réalité la plus nocive,
met en garde Agnès
Fedou, chef des produits solaires chez Oakley.
Aussi, il faut se méfier de certains verres très fumés qui éliminent la sensation d'aveuglement et empêchent la pupille de se rétracter sans pour autant avoir un effet
filtrant. »
Gare aux brûlures
L'exposition aux ultraviolets en haute montagne peut provoquer une altération momentanée de la surface de la cornée (épithélium), appelée ophtalmie des neiges. Pour éviter cette expérience très douloureuse, il est impératif
de s'équiper de lunettes spéciales pour la haute montagne avec des modèles couvrants qui évitent aussi les rayons latéraux.
En outre, il ne faut jamais fixer le soleil, notamment en cas d'éclipse, sous peine d'un risque de brûlure de la rétine. Brûlure qui peut être irréversible.
Enfin, tient à souligner le directeur scientifique de la SFO :
« Il faut éviter les coups de soleil sur les paupières où la peau est particulièrement fine et fragile. C'est un facteur de
vieillissement accéléré de la peau. »
Vérifier le marquage CE
Réactualisée en mars 2006, la norme Afnor NF EN 1836 spécifie les propriétés physiques, mécaniques et optiques des lunettes solaires. La première précaution à prendre à l'achat est de s'assurer que le marquage CE servant à
matérialiser le respect de cette norme figure bien sur le produit ou sur son emballage. Cette garantie est importante mais pas toujours suffisante en raison des faux marquages qui circulent sur le marché et des nombreux produits contrefaits.
Selon les recommandations au consommateur fournies par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), l'article doit être accompagné d'une notice d'information
comportant les coordonnées du fabricant. Depuis le 1
er
juillet 1995, la réglementation européenne impose également d'indiquer le niveau de protection réparti en cinq catégories classées selon une échelle de 0 à 4 en
fonction du pourcentage de lumière filtrée.
Cinq catégories de verres solaires
Catégorie 0 :
verre clair ou légèrement teinté transmettant entre 80 et 100 % de la lumière visible.

Catégorie 1 :
verre légèrement teinté transmettant entre 43 et 80 % de la lumière visible.

Catégorie 2 :
verre moyennement teinté transmettant entre 18 et 43 % de la lumière visible.

Catégorie 3 :
verre foncé transmettant entre 8 et 18 % de la lumière visible.

Catégorie 4 :
verre très foncé transmettant entre 3 et 8 % de la lumière visible.
Selon
la fiche pratique « consommateur » publiée par la DGCCRF,
la catégorie 0 ne protège pas des UV
solaires. Elle est réservée au confort et à l'esthétique. Les catégories 1 et 2 sont adaptées aux luminosités solaires atténuées et moyennes. Seules les catégories 3 et 4 doivent être utilisés en cas de forte ou exceptionnelle luminosité
comme c'est le cas à la plage ou à la montagne. Attention : la catégorie 4 ne convient pas à la conduite automobile, ni aux usagers de la route.
Privilégier la qualité
« Il ne faut pas uniquement se fier aux indices qui n'expriment qu'une partie des propriétés du verre, mais plutôt à la fiabilité du fabricant en achetant des lunettes d'optique médicale
vendues chez les opticiens,
préconise le directeur scientifique de la SFO.
Lorsqu'on a le budget pour partir au soleil, il faut inclure le prix de bonnes lunettes dans ses frais de
vacances ! »
Il faut particulièrement se méfier des lunettes fantaisistes à bas prix qui vous font les beaux yeux dans les rayons de supermarché ou sur les étals montés à la sauvette au bord des plages.
Les risques de lésions
Comme l'explique le directeur scientifique de la SFO :
« Les risques oculaires à moyen ou long terme, encourus lors d'une exposition au soleil, ne sont pas rigoureusement prouvés
scientifiquement. »
Théoriquement, les complications ne surviennent qu'à l'issue d'une exposition chronique à un fort ensoleillement pendant des années et non pas au bout de quelques semaines de vacances.
« Cependant les effets nocifs du soleil sont cumulatifs et certains auteurs pensent que ces effets peuvent - faute de protection - augmenter les risques des maladies liées à la
lumière. »
Le directeur scientifique de la SFO répertorie ainsi schématiquement plusieurs types de lésions :

- au niveau de la cornée
(partie antérieure de l'oeil, transparente, sur laquelle sont posées les lentilles de contact) :

une formation fibreuse appelée ptérygion peut apparaître chez des sujets très exposés au soleil dans des climats secs et poussiéreux. Ces cas, très répandus en Afrique et en Amérique centrale, sont assez rares en France.

- au niveau du cristallin
(lentille située dans l'oeil, en arrière de l'iris) :

même s'il n'existe pas de preuve absolue à ce sujet, on suppose qu'une exposition chronique peut contribuer à accélérer le vieillissement du cristallin et augmenter les risques de développement de cataractes.

- au niveau de la rétine
(tissu nerveux sensible à la lumière sur lequel convergent les rayons lumineux et spécialement en son centre qui nous sert à voir les détails : la macula) :

L'exposition chronique à une lumière violente - notamment aux ultraviolets - favoriserait la dégénérescence maculaire : altération et perte des cellules visuelles de la partie centrale
postérieure de la rétine, responsable de la baisse visuelle. Cependant, d'autres facteurs génétiques et nutritionnels jouent un rôle important dans la prédisposition d'un individu à ce problème.
Lunettes noires, vertes ou grises ?
Contrairement aux idées reçues, les lunettes les plus foncées ne sont pas nécessairement les plus filtrantes.
« La marque Oakley, par exemple, utilise le plutonite - un polycarbonate très
pur - qui bloque les rayons nocifs quelle que soit la couleur de verre choisie »,
explique Agnès Fédou.
Selon l'activité pratiquée, certaines teintes vont assurer un meilleur confort d'utilisation. Les teintes jaunes, orangers ou roses augmentent la luminosité et permettent de mieux distinguer les reliefs par temps de
brouillard. Elles sont utilisées pour les masques de ski. Les verres marron ou bruns améliorent la sensibilité aux contrastes et favorisent une bonne appréciation des distances. Ils conviennent particulièrement bien aux myopes et aux personnes
pratiquant des sports comme le tennis ou le golf. Les gris offrent une transmission neutre des couleurs et sont plus adaptés aux hypermétropes. Enfin, les gris-verts sont les plus répandus car ils conviennent à la fois aux myopes, aux hypermétropes
et aux personnes ne nécessitant aucune correction.
Petit lexique pour y voir plus clair !
Au niveau du traitement des verres :

Verres polarisants :
ils permettent de se débarrasser de la lumière polarisée horizontalement (réfléchie par une surface plane comme la mer ou la neige) que notre oeil ne sait pas stopper et qui donne une impression
de flou d'un gris laiteux. Ces verres fonctionnent comme des stores vénitiens permettant d'atténuer la réverbération.

Verres photochromiques
(appelés aussi verres à transition variable) : ils se teintent sous l'action des UV passant ainsi spontanément d'un indice de protection 0 à un indice 3 selon la luminosité
ambiante.

Verres miroités :
ils réfléchissent une partie de la lumière afin de diminuer la quantité reçue par l'oeil pour un meilleur confort. Leur fonction est également esthétique.
Au niveau des matériaux utilisés :

Verres minéraux :
ils sont en verre (à base de silice) et offrent une excellente résistance aux rayures. Ils sont intrinsèquement anti-UV mais très cassables et plus lourds que les verres organiques ou polycarbonates.

Verres organiques :
élaborés en résine synthétique solidifiée, ils sont plus résistants aux chocs et plus légers que les verres minéraux mais rayables. 95 % des lunettes en seraient équipés selon les chiffres
indiques par les magasins Grand Optical.

Verres polycarbonates :
derniers-nés du marché, ce sont des verres de synthèse ultrarésistants et encore plus légers que les verres organiques. Ils sont particulièrement utilisés pour les lunettes de sport ou
avec des montures minimalistes.
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