Depuis son entrée dans le monde professionnel, en 1983, à Montpellier, son club formateur, « le Président » a toujours été un fédérateur, un rassembleur, un garçon soucieux de préserver l'équilibre
d'un groupe. Laurent Blanc a ainsi pu se constituer une belle panoplie d'amis. Ceux de toujours, du centre de formation de Montpellier, comme Baills, Bernardet, Hours, dont le père est président du petit club de Clapiers, lequel
accueille dans ses équipes de jeunes les trois garçons de Laurent Blanc et bien évidemment les frères Passi qui demeurent aujourd'hui encore ses interlocuteurs privilégiés. Puis ceux qui ont accompagné sa carrière dans trois pays (Italie,
Espagne, Angleterre) et neuf clubs différents. Bien sûr, les joueurs de l'équipe de France avec qui il fut champion du Monde tiennent une place à part dans son coeur.
But en or de Laurent Blanc contre le Paraguay (CM 98)
Mais Fabien Barthez avec son crane lisse reste celui avec qui le contact n'a jamais été rompu.
« Avec Fabien, on se voit le plus souvent possible et quand nos obligations ne le permettent pas, on
s'appelle pratiquement toutes les semaines. »
Parmi ses maîtres à penser, Laurent Blanc n'a pas oublié le rôle prépondérant tenu par Aimé Jacquet au début des années 90. Avant de devenir sélectionneur des
Bleus, Jacquet a ainsi entraîné Montpellier et décidé de placer ce milieu de terrain défensif au poste de libero. Jacquet dut batailler pendant six mois avant de convaincre l'intéressé. Toute la carrière de Laurent Blanc en fut
bouleversée. Quelques années plus tard, lors de la coupe du Monde remportée en France par les Bleus, le libero d'occasion, calme, appliqué, serein en toutes circonstances, sera avec Didier Deschamps, l'interlocuteur privilégié de
Jacquet. Et donc à la base de tous les succès.
Le Croate Slaven Bilic fait expulser Laurent Blanc (CM 98)