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| Les célibataires représentent plus de 8 % de la population active. Un terrain de chasse privilégié pour les agences de voyage. |
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Vous avez peut-être envie de passer des vacances normales, sans être le solo de service, forcément à la recherche de l'âme soeur... Bienvenue dans le club des 8 millions de personnes seules ! Célibataires,
familles monoparentales, divorcés ou veufs viennent fournir les rangs de cet immense cercle de solo-heureux et solo-contraints.
Et quand vient le temps des vacances, nombreux sont ceux qui regardent avec scepticisme les brochures des voyagistes. Pourtant,
« des offres de vacances, il y en a plein pour les personnes
seules !,
assure Laurent Bavière président de l'AFS, l'association française des solos (
www.asso-des-solos.fr
), qui regroupe 6 000 adhérents.
Le seul
problème c'est qu'elles ne sont pas du tout adaptées. Se retrouver au milieu des familles et des couples n'est pas du plus amusant. »
C'est sûr que vous trouverez sans peine des chambres single
sans supplément... à une période de l'année où l'hôtel club réservé est vide ou occupé seulement par des retraités en goguette.
L'été arrive et vous ne savez pas encore ce que vous allez pouvoir faire ? Votre première option - au-delà de celle de partager des vacances avec votre famille ou vos amis - est de partir vraiment seul.
« Pour des raisons sociologiques, les hommes sont plus enclins à partir seuls tandis que les femmes, beaucoup plus sociables, préfèrent partir à deux ou trois. Nous le constatons dans
l'association »,
remarque Laurent Bavière.
Le partage du voyage
Si l'expérience de vacances solitaires ne vous tente guère, vous pouvez vous tourner vers des spécialistes du voyage qui ont compris vos attentes. La bonne nouvelle est qu'ils existent, même s'ils se comptent sur
les doigts d'une main. Les professionnels ont beaucoup de mal à s'adresser aux solos car cette population est extrêmement hétéroclite, composée de personnes de 20 ans à 70 ans, en majorité de femmes, et avec des usages de
voyage très différents.
Mais il y a tout de même quelques courageux qui tentent l'expérience. C'est le cas de Nicolas Nahmias, professionnel du voyage depuis des années, qui a lancé l'agence Partir seul (
www.partirseul.com
) il y a deux ans.
« Mon positionnement est très simple : je m'adresse aux personnes seules qui ont envie de partager un voyage avec d'autres. Et
les critères s'arrêtent là. On peut même être marié et avoir envie de vacances qui ne plaisent pas à son conjoint,
explique t-il. L'âge, pour Nicolas Nahmias, n'a aucune espèce d'importance :
c'est l'esprit qui compte, le voyage lui-même et l'envie de le partager. Les seuls inscrits que je refuse sont des personnes qui viennent à plusieurs. »
Par contre, tous les séjours qu'il propose sont accompagnés, un élément essentiel pour aider un groupe où personne ne se connaît au départ, à se constituer. Les offres de Partir seul sont variées et pour certaines plutôt
originales. Par exemple, entre juillet et octobre, une découverte de 10 jours de la Guyane française est proposée, avec remontée de fleuve en pirogue à 1 880 euros. Ou encore un voyage humanitaire de 10 jours au Malawi, afin de
participer au reboisement d'une région du Nord du pays. Le voyage, au prix de 1 729 euros, allie tourisme et travail de reboisement - pendant la moitié du séjour.
Rejoindre un groupe homogène
La seconde agence qui a pour cible les solos, baptisée C pour Nous, se positionne quant à elle différemment. Sa valeur ajoutée, selon son fondateur, est de constituer des groupes équilibrés, en âge et sexe.
« J'ai moi-même fait le tour du monde seul. C'est assez agaçant, lorsque vous vous asseyez à une table, qu'on vienne vous demander si cela ne vous dérange pas de la partager avec des inconnus,
explique Daniel Iatrides, cofondateur de C pour Nous (
www.cpournous.com
) qui insiste lui aussi sur l'accompagnement des groupes.
Le simple apéritif d'accueil, les repas en
grandes tablées, sont des éléments très importants pour créer la dynamique de groupe, et la présence d'un coordinateur est vitale. »
Contrairement à Partir seul qui conçoit ses séjours, C pour Nous
commercialise en général les offres de voyagistes, comme Look Voyages, Jet Tours ou encore Terre d'aventures.
Les groupes constitués se veulent équilibrés : même tranche d'âge et répartition égale entre hommes et femmes. Il faut savoir cependant que l'accompagnement n'est assuré qu'à partir d'un certain
nombre de participants et que certains séjours ne sont pas exclusifs C pour Nous, c'est-à-dire vous pourrez vous retrouver avec des clients d'autres agences. Ces informations sont indiquées de manière transparente dans le
descriptif de chaque séjour. Un exemple de vacances proposées pour cet été à l'étranger : 8 jours en août en Bulgarie, en hôtel 3 étoiles, les pieds dans l'eau pour 1 110 euros en chambre individuelle.
La colo revisitée
Votre budget est plus serré ? Vous pourrez trouver votre bonheur en vous tournant vers la société Oclev, auparavant association, transformée depuis peu en SARL. Oclev, qui correspond aux marques RandoCélibat (
www.randocelibat.com
), Célibaneige (
www.celibatneige.com
) et Celibacamp (
www.celibacamp.com
)
n'est pas une agence de voyages : juridiquement, le client la mandate pour une prestation de recherche de lieu. C'est-à-dire que si vous optez pour un séjour présenté par Oclev, vous vous acquitterez d'un tarif de mandat de
84 euros mais vous paierez directement l'établissement et les prestations.
« Nous définissons un séjour ; négocions des prix pour nos clients auprès des établissements et nous assurons ensuite
l'animation »,
précise David Christophe, le responsable d'Oclev.
Les offres proposées sont toutes en France. Pour l'été, il s'agit de séjours en chalet ou mobile home 3 et 4 étoiles. Par exemple, en août une semaine de découverte des gorges de l'Ardèche coûte
349 euros : ce prix inclut seulement la location et les activités au sein du camping, mais pas les repas, les excursions extérieures et le transport. Oclev est d'ailleurs partenaire d'un site de covoiturage.
Vive la débrouille !
Si rien de tout ceci ne vous tente, il vous reste une dernière solution : la débrouille entre solos ! Comme les professionnels ont bien du mal à rentabiliser leurs offres pour les single, les solos ont monté leurs plans sans
eux. Au sein de l'AFS, la liste des séjours programmés est assez impressionnante. Sports d'hiver, treks sahariens, semaines de voile : les forums de l'association se font le relais de séjours, organisés soit entre 2 ou
3 membres, soit pour un groupe entier. Et tout ceci se fait bien sûr par la volonté des adhérents, l'association elle-même n'étant pas organisatrice.
Par contre, elle a négocié des réductions auprès de certains partenaires : - 5 % pour les auberges de jeunesse, et les offres de C pour Nous. Et entre 5 et 15 % de remise pour les hébergements VVF, Odalys
et Azureva-Vacances. Avec un coût d'adhésion annuel de 32 euros par an à l'AFS, le calcul est vite fait... La débrouille, ça peut payer !
Même sans adhérer à une association de solos, vous pouvez trouvez des compagnons de vacances sur certains forums comme
http://voyages-celibataires.inooi.com
ou encore
www.kikepartantpour.com
. Par contre, méfiez-vous des offres loufoques qui se promènent en particulier sur le Net. Ayez les bons réflexes du voyageur averti : vérifiez que l'agence
de voyage dispose d'un n° de licence et d'assurances professionnelles. Et ne soyez pas naïfs : des sites qui vous demandent de remplir un formulaire détaillé avec vos informations personnelles, avant même de vous montrer
ses offres de séjours, ou encore qui vous font payer un dossier d'inscription ont toutes les chances de masquer de belles arnaques.
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