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Le producteur de cinéma
Scott Rudin
(
Sister Act, The Village,
etc.) aurait renvoyé 250 assistants entre 2000 et 2005, selon le
Wall Street Journal.
Il affirme lui-même en avoir
licencié seulement 119. Mais c'est sans tenir compte de ceux qui ont tenu moins de deux semaines !
Au jeu des occurrences sur Google,
« Steve Jobs »
et « sale con » remportent un vrai succès, selon les calculs de Robert Sutton. A tel point qu'à écouter ses
collaborateurs on pourrait croire que le nom complet du PDG d'Apple est
« Steve Jobs ce sale con » !
L'une de ses crises de rage les plus célèbres fut provoquée quand il découvrit que les nouvelles
camionnettes de sa société d'ordinateurs NeXT n'étaient pas exactement de la même nuance de blanc que la peinture des murs de l'usine. Tout fut repeint.
L'ancienne dirigeante de la société de prêt-à-porter Warnaco,
Linda Wachner,
lançait volontiers des attaques à
« caractère personnel plus que professionnel »
et y mêlait
souvent des
« allusions vulgaires au sexe, à la race ou à la couleur »,
selon le
New York Times.
« Il était courant qu'elle appelle des collaborateurs qui
n'avaient plus sa faveur tard le soir à leur domicile pour les convoquer à une réunion dans son bureau le lendemain matin de très bonne heure. Ils s'y rendaient et elle les faisait attendre dans une pièce pendant des heures, parfois toute la
journée. »
John C. Bolton
est réputé pour
« pratiquer la violence psychologique à l'égard de ses collaborateurs ».
Melody Townsel raconte ainsi que l'ancien ambassadeur des
Etats-Unis à l'ONU l'a poursuivie dans un hôtel russe en lui lançant des objets à la figure et a glissé des lettres de menace sous sa porte. Son tort : avoir critiqué l'incompétence d'un des clients que Bolton défendait en tant qu'avocat. Voilà
l'une des nombreuses plaintes qui font dire au magazine
Village Voice :
« John Bolton a laissé dans son sillage des collègues anéantis et des idées ridiculisées. »
« Grossier, tonitruant, agressif » :
l'ancien PDG de la société de production Miramax,
Harvey Weinstein,
qui a remporté plus de 50 oscars au cours de sa carrière,
est décrit comme
« l'intimidateur suprême »
dans l'article du chercheur Rod Kramer sur les « maîtres de l'intimidation ». Soupçonné de pratiques déloyales dans la course aux
oscars en 2002, il n'aurait pas hésité, selon le
New Yorker,
à menacer la présidente d'Universal lors d'une réception d'un
« Vous allez me payer ça » !
« Ty Cobb,
meilleur joueur de l'histoire du base-ball et absolu salopard. »
C'est ainsi qu'Ernest Hemingway décrivait le sportif qui, au début du
XX
e
siècle, n'hésitait pas à
« blesser ses adversaires, les joueurs des autres équipes et pratiquement tout le monde sur le terrain et en dehors ».
Bob Knight,
« légendaire entraîneur de l'équipe de basket de l'université d'Indiana »,
fut licencié en septembre 2000 pour
« comportement trop souvent
inacceptable »
après avoir frappé un étudiant qui l'avait salué avec trop de familiarité sur le campus. En 1997, il avait déjà failli étrangler un joueur pendant l'entraînement !
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>>> Robert Sutton : « Le virus du sale con est très contagieux »
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