On prend les mêmes et on recommence… pour notre plus grand plaisir ! Kratos, l’âme damnée des dieux de l’Olympe, revient régler ses comptes en Grèce antique dans un des plus beaux titres pour
Playstation 2.
Edité et distribué par Sony, pour Playstation 2, environ 60 euros.
Lors de son lancement, God of War avait bluffé son monde. Personne n'attendait ce jeu, sorti en catimini, qui en imposa un maximum par la puissance de sa mise en scène, sa jouabilité particulièrement aboutie et surtout des
graphismes superbes. Deux ans après, son héros, Kratos, est de retour, et il est une nouvelle fois l'instrument des complots ourdis par les dieux de l'Olympe.
Trahi par Zeus, Kratos ne doit sa survie qu'à l'intervention de Gaïa, la mère de la Terre, qui lui demande en échange un seul service : trouver les trois déesses du Destin, Atropos, Clotho et Lachésis, et remonter le
temps pour aller régler ses comptes avec le roi des dieux. Ce sera l'unique obsession de notre héros au cours de la bonne dizaine d'heures que dure le jeu. Il faut l'avouer, le scénario est dépouillé et les rebondissements
quasiment absents. Mais pour compenser, le spectacle est au rendez-vous tout au long de l'aventure.
En matière de réalisation, God of War II nous sert ce qui se fait de mieux. Et avec la manière ! La mise en scène est magistrale, incroyable, bluffante. Les développeurs ont réussi à trouver des angles de vue uniques pour
mettre en valeur les combats barbares de Kratos. Toutes les dix minutes, on assiste à une scène d'anthologie. Le rythme ne retombe jamais, et le joueur n'en croit pas ses rétines tant c'est efficace.
Pour couronner le tout, il s'agit probablement des plus beaux graphismes de la PS2. Les sensations de puissance, de beauté, d'immensité se mêlent à l'intensité de combats sanglants. Ne le cachons pas, God of War II est un titre
estampillé interdit aux moins de 18 ans (18+), et ce n'est pas sans raison. Kratos multiplie les subtilités dans la façon de donner la mort et décline l'art du sabre à l'infini.
Toujours dans le registre visuel, mais c'est l'élément clé du jeu, il faut parler des
boss
gigantesques et massifs. Ils occupent la totalité de l'écran et écrasent tout ce qui avait déjà été vu
auparavant sur console, si ce n'est God of War premier du nom.
Car c'est un fait, les développeurs ont repris les recettes du premier épisode et les ont simplement améliorées. Pas d'innovation ici, mais était-ce nécessaire ? Le système de combat est identique, avec ses qualités
- une très grande accessibilité et un enthousiasme immédiat - et ses défauts - une certaine approximation dans la gestion des contacts avec les adversaires. Les armes sont plus nombreuses, un javelot et un marteau
faisant leur apparition dans l'arsenal très personnel de Kratos.
Autre petite nouveauté : notre héros est un peu plus aérien, puisqu'il peut se balancer de liane en liane, s'accrocher aux murs à l'aide de deux énormes lames et même planer grâce à des ailes dignes de Pégase. Des
innovations qui n'ont pour but que de proposer des scènes encore plus grandioses !
Pour ne rien gâcher, la bande-son est particulièrement soignée, avec une musique calme et reposante quand notre guerrier erre sur les terres sanglantes de ses exploits, brutale quand il coupe quelques têtes.
God of War est une série fantastique, certes d'une grande linéarité, mais qui sert on ne peut mieux le spectacle. C'est assurément l'un des titres références de la PS2 et du jeu vidéo. On regrette simplement une histoire un
peu faible qui se conclue sur un
teasing
pour le prochain épisode, attendu lui sur Playstation 3.