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Un leader charismatique et incontesté

C'est ce qui manque le plus au football : une seule et véritable autorité. Le basket américain, lui, a David Stern, à la fois garant des valeurs de la ligue, arbitre multicasquette et super VRP de la marque NBA.

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David Stern est aussi un interlocuteur privilégié entre les propriétaires de clubs et les municipalités.
Il est un peu à la NBA ce que Bernie Eccleston est à la Formule 1 : le boss. David Stern a pris la ligue en main en 1982, alors qu'elle était gangrenée par la violence et la désaffection du public. Il a introduit un certain nombre de règles, notamment le salary cap et la draft. Et il a mis un terme à la violence en frappant très fort. Encore aujourd'hui, le moindre dérapage est sanctionné, au mieux d'une forte amende, au pire d'une longue suspension.
Ron Artest, l'une des stars de la NBA il y a encore quelques années, peut en témoigner. Suspendu pendant 73 matchs pour avoir frappé un spectateur qui lui avait lancé un verre en pleine tête, il a depuis perdu une bonne partie de son statut de superstar et, accessoirement, 5 millions de dollars (4 millions d'euros) puisque les joueurs ne sont pas payés quand ils sont suspendus. En NBA, les basketteurs se tiennent à carreau ! Et le moindre dérapage, comme celui de Carmelo Anthony à New York cette saison, est immédiatement et fermement sanctionné : 15 matchs de suspension pour avoir échangé un coup de poing avec l'un de ses adversaires du soir.

Transformer la NBA en ligue mondiale

Mais David Stern sait faire autre chose que de sanctionner drastiquement les dérapages des joueurs. Il est d'abord un interlocuteur privilégié, un deal maker entre les propriétaires qui souhaitent vendre ou déménager leur équipe et les municipalités qui ne veulent pas toujours financer une partie d'un nouveau stade.
C'est encore lui qui prospecte à l'étranger pour transformer petit à petit la NBA en ligue mondiale. Car si le championnat de basket made in USA compte déjà 25 % de joueurs étrangers, il n'a qu'une seule équipe non américaine, les Raptors de Toronto, au Canada. Une donnée que Stern entend corriger au plus tôt en s'étendant au Mexique ou en Europe. Londres serait d'ailleurs en pôle position et souhaiterait intégrer la ligue à l'occasion des Jeux Olympiques de 2012.

Un business avant d'être un sport

C'est toujours David Stern qui négocie les droits de retransmission télévisée, développe le commerce des produits dérivés et change les règles du jeu quand les audiences ne sont plus assez bonnes. Si les diffuseurs de la NBA estiment en effet que les Américains ne s'intéressent pas assez au basket national ou que les audiences stagnent parce que le jeu est jugé trop défensif, Stern avance la ligne à trois points pour que les équipes marquent plus et favorise le jeu offensif de contre-attaque rapide en assouplissant certaines règles d'arbitrage. La NBA est un business avant d'être un sport, le but n'est pas de jouer selon les règles mais que le public adhère au jeu.

Notoriété et actions caritatives

Dès que la ligue rencontre un problème, Stern s'en saisit. Quand beaucoup de joueurs connaissent des déboires judiciaires dus à la consommation de stupéfiants, à un port d'arme illégal ou à des violences sur personne, dégradant ainsi l'image de la NBA, son leader corrige le tir et ' fait de l'image ' en associant la ligue à des actions caritatives, telles que des programmes de soutien scolaire, ou en récompensant financièrement les basketteurs les plus impliqués dans leur communauté.
Pragmatique, quand il est contesté, il ne campe pas sur ses positions. Pour lui, le but du jeu, c'est que ça marche, le reste, c'est anecdotique. Ainsi, quand les joueurs sont mécontents de la nouvelle balle en microfibre choisie pour les matchs, il n'hésite pas à faire marche arrière en dénonçant un contrat de plusieurs millions de dollars pour revenir aux anciennes balles en cuir. L'important, c'est le business !
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