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Des sources de revenus dignes d'une multinationale

Contrairement à la Ligue 1, qui mise sur les droits de retransmission, la machine NBA a parié sur une diversification des recettes. Et engrangé la bagatelle de 3,2 milliards de dollars en 2006.

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Situées dans des enceintes ultramodernes, les salles NBA constituent le must en matière de spectacle sportif.
Selon Forbes, en 2006, les trente équipes NBA ont dégagé un chiffre d'affaires de 3,2 milliards de dollars, soit 2,6 milliards d'euros. Pour parvenir à ces montants, elles ont bénéficié de trois types de revenus à peu près équivalents.
Premier tiers, les revenus issus des droits de retransmission télévisée. La NBA se vend aussi bien localement que nationalement et internationalement. Ces trois niveaux permettent de maximiser les revenus liés à la vente des matchs, qui représentent aujourd'hui 37 % des revenus de la ligue, soit 1,2 milliard de dollars (960 millions d'euros), dont 70 % aux Etats-Unis. Si une chaîne locale est toujours intéressée par les matchs de son équipe, la télévision nationale s'intéresse, elle, aux stars du basket quand les internationales, comme Canal Plus via notamment Sport + en France, s'intéressent surtout aux joueurs de leur nationalité.
C'est cette dernière partie qui est en pleine essor, puisque ses matchs sont diffusés en 42 langues dans plus d'une centaine de pays. La NBA compte aujourd'hui 20 % de joueurs issus de 28 pays différents. En prime, depuis trois ans, le meilleur joueur n'est jamais un Américain. Ces basketteurs sont pour la plupart venus de Chine, de France, d'Espagne, d'Italie ou d'Allemagne, des pays dont les téléspectateurs ont un vrai pouvoir d'achat pour les produits dérivés !

Le business juteux des maillots de joueurs

Le deuxième tiers des revenus de la ligue se compose de tous les produits dérivés qu'une équipe NBA peut vendre, principalement les maillots de joueurs. Ces revenus ne représentent aujourd'hui que 700 millions de dollars (560 millions d'euros) mais sont en forte en croissance : 25 % de ce total sont réalisés en dehors des États-Unis, une proportion appelée à augmenter dans les prochaines années.
Et si jamais le maillot d'un joueur se vend bien, il peut être temps de lui demander de changer de numéro ! Ce fut le cas pour Michael Jordan, passé du 23 au 45 au moment de son premier come-back en 1995, de Kobe Bryant, qui a délaissé le 8 pour le 24, et d'Amare Stoudemire, qui a troqué le 32 contre le 1. Comme par hasard, ces trois joueurs sont dans le top 10 des ventes de maillots depuis le début de leur carrière. En réalité, c'est tout sauf un hasard, même si la NBA, consciente des excès éventuels que pourraient engendrer de telles pratiques, a durci ses règles : on ne peut changer de numéro qu'à condition d'en faire la demande six mois à l'avance, le nouveau numéro devant être conservé au moins trois ans.

Un spectacle de deux heures pour 48 minutes de jeu

Dernier tiers, les recettes dites ' de guichet '. C'est ce modèle qui a directement inspiré les clubs anglais. Dans ce domaine, la NBA fait office de référence puisque les stades dégagent plus de revenus que les droits de retransmission : 1,3 milliard de dollars, soit 40 % des revenus de la ligue. Il faut dire que jamais les spectateurs n'ont été aussi nombreux, aussi bien en moyenne (17 700 par match en 2006) qu'en volume (21,8 millions de billets vendus en 2006).
Bien qu'il ne compte que 48 minutes de temps de jeu effectif, un match dure en fait au moins deux heures. Pendant 72 minutes, le stade doit occuper une foule venue nombreuse et qui paye souvent très cher son billet. Des jeux de lumière aux cheerleaders, en passant par l'écran géant et les divers jeux concours : certains soirs, le show est meilleur à la mi-temps que pendant le match.

Des financements de salles compliqués mais efficaces

Situées dans des enceintes ultramodernes, les salles NBA constituent le must en matière de spectacle sportif. Tellement à l'avant-garde de la technologie qu'elles sont entièrement refaites tous les dix ans. Le coût d'une salle s'élève en moyenne à 200 millions de dollars, une somme largement rentabilisée en une dizaine d'années. Grâce à des partenariats public/privé et à une technique de location de nom de la salle, le naming, les financements sont compliqués mais efficaces.
Seul petit problème, le nom des stades n'est, du coup, pas toujours très glamour puisqu'il s'agit de marques. Ainsi en est-il du Toyota Center à Houston ou du SBC Center à San Antonio. L'an dernier, les deux finalistes de la NBA, Miami et Dallas, évoluaient dans deux salles différentes qui portaient pourtant le même nom, l'American Airlines Center. La technique s'est d'ailleurs exportée en Europe, à Arsenal notamment, même si l'on a encore un peu de mal à imaginer que le PSG et l'OM puissent évoluer dans deux stades du nom de Total Stadium.
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