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Le règne des joueurs tout-puissants

Véritable clé de voûte du système, les basketteurs de la ligue américaine savent défendre leurs intérêts comme personne. Un modèle dont les footballeurs pourraient largement s'inspirer !

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Contrat garanti, salaire ' minimum ', convention collective et droit de grève : leur statut a de quoi faire rêver !
Ils ne sont que 450 mais leur statut a de quoi faire rêver. Les joueurs de la NBA sont au c?"ur du système et sont extrêmement bien considérés par ce dernier. Premier avantage, ils disposent d'un contrat garanti. C'est-à-dire que lorsqu'ils s'engagent sur plusieurs saisons avec une équipe de la ligue, quel que soit leur vie au cours de ces années (blessure, transfert, méforme), leur contrat reste le même. Autrement dit, un joueur blessé continue d'être payé normalement.
Ce système présente un autre avantage, pour les clubs cette fois, puisqu'en cas de transfert, le contrat étant immuable, seul le maillot change. Un joueur sous contrat ne quitte donc jamais une équipe pour aller gagner plus ailleurs. Du coup, les basketteurs américains changent peu de clubs, ce qui limite fortement le côté vénal, un peu mercenaire de la profession, soit l'un des principaux reproches fait par les supporteurs aux joueurs de football.

Un smic très élevé

Deuxième avantage, le salaire des joueurs est indexé sur une grille déterminée par l'ancienneté du joueur en NBA. Cette échelle est progressive et relativement élevée dès les premières saisons. En 2006, le salaire annuel moyen d'un basketteur s'élevait à 5 millions de dollars (4 millions d'euros).

ANCIENNETE EN ANNEES SALAIRE MINIMUM EN DOLLARS SALAIRE MAXIMUM EN DOLLARS
0 412 718 12 455 000
1 664 209 12 455 000
2 744 551 12 455 000
3 771 331 12 455 000
4 798 112 12 455 000
5 865 063 12 455 000
6 932 015 12 455 000
7 998 967 14 946 000
8 1 065 918 14 946 000
9 1 071 225 14 946 000
10+ 1 178 348 17 437 000

Dernier avantage, les joueurs ont un syndicat qui renégocie tous les sept ans l'intégralité de leurs conditions de travail avec les propriétaires des clubs. Si cette ' convention collective ', en anglais le CBA (collective bargaining agreement), ne les satisfait pas, ils disposent d'un droit de grève dont l'application se révèle très efficace.
C'est ce qui s'est passé en 1999, devant l'impossibilité de parvenir à un accord sur les salaires. Résultat : au lieu de commencer en novembre, la saison a pris deux mois de retard et s'est réduite à 50 matchs, contre 82 en temps normal. Le mouvement a donc lourdement pénalisé la NBA, qui n'a pas pu honoré une partie des contrats passés avec les chaînes de télévision. Mais à l'arrivée, le syndicat des joueurs a réussi à faire valoir son point de vue.
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