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| La Banque populaire a lancé la première carte affinitaire française à l’occasion du Mondial de football 2006. 35 000 supporters l’ont adoptée. |
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| Grâce à ces nouvelles stratégies marketing de personnalisation, les banques françaises espèrent relancer l’acquisition de cartes : une Rugby pour monsieur, et une Humanitaire pour madame ? |
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« Il y a trois ans, rien n'existait encore en France en matière de cartes personnalisées. Depuis 2006, on assiste à un début de changement du marché français »,
observe Christoph
Siegelin, directeur marketing des produits bancaires de Gemalto. Visuels originaux, partenariats thématiques... les initiatives se sont multipliées à un rythme accéléré ces dernières années.
Carte Foot ou carte Rugby ?
La Caisse d'Epargne vient ainsi de lancer un grand concours pour créer et choisir en ligne le design de sa nouvelle carte bancaire. Plusieurs banques françaises se sont d'ores déjà aventurées sur le terrain des cartes
« affinitaires ». Le principe est toujours le même : réunir des partenariats commerciaux et associatifs autour d'un centre d'intérêt particulier. Mais sans aucune marque sur la carte. Interdiction oblige ! La
carte Agir, du Crédit coopératif, mise ainsi sur la fibre humanitaire de ses clients en proposant de reverser six centimes d'euro à l'ONG partenaire de leur choix à chaque retrait au distributeur.
Côté sportif, la Banque populaire a ouvert la marche en 2006 avec une carte destinée aux fans du ballon rond à l'occasion du Mondial de football : 35 000 supporters l'auraient déjà adoptée, selon la banque. La
Société générale, partenaire du XV de France depuis vingt ans, lui a emboîté le pas en mars dernier à l'occasion de la Coupe du monde de rugby. Au menu de sa carte Rugby : visuels colorés, réductions auprès de marques phares de l'ovalie,
assurance billetterie pour les matchs du XV de France...
« Nous nous sommes demandé ce que l'on pouvait apporter aux clients en les rapprochant de la famille rugby et de ses valeurs que nous reflétons »,
explique Frédéric Arroyo, responsable
du marketing et du développement des cartes bancaires à la Société générale. D'autres marques vont encore plus loin.
La grande distribution sur les rangs
Fortes d'une filiale financière, des enseignes de la grande distribution avancent déjà « masquées » sur le marché français du co-marquage. C'est le cas, par exemple, des Galeries Lafayette avec une
Mastercard testée depuis 2005 : seul le nom de sa filiale Cofinoga apparaît sur la carte.
« Mais en pratique, elle offre tous les avantages de la carte privative (deux heures de parking gratuites, promotions, etc.) et les
fonctions d'une vraie carte bancaire »,
explique Jérôme Chouleur, directeur du développement France de LaSer-Cofinoga.
Idem pour la carte Auchan, marquée au nom de sa banque Accord. Ou pour la carte Pass, émise par la société de paiement de Carrefour... et qui existe déjà sous le nom Carte Visa Carrefour en Belgique !
« Le moment venu, il nous suffira de changer le visuel. Nous sommes prêts à conquérir le marché »,
souligne Jérôme Chouleur.
« Les directions marketing des enseignes pourront
alors s'approprier pleinement le produit »,
observe Didier Geiben, directeur associé de GM Consultants. Une petite révolution qui devrait permettre de profiter de
« l'énorme potentiel de
croissance »
du marché français des cartes de paiement.
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