Le meilleur épisode de « Prince of Persia » arrive dans une version spécialement développée pour la Wii. De quoi jouer du sabre avec la manette de la console de Nintendo.
Développé et édité par UbiSoft, pour Nintendo Wii, 60 euros.
Fin 2005,
Prince of Persia : Les deux royaumes
débarquait sur PS2, XBox ainsi que sur GameCube et infligeait une véritable claque aux joueurs du monde entier. Le titre signé UbiSoft en imposait un maximum grâce
à une jouabilité ultrasoignée, une réalisation plus qu'efficace et des graphismes de haute volée. L'éditeur français vient d'adapter ce petit bijou, qui n'a pas pris une ride, sur la Nintendo Wii en profitant bien entendu
des capacités de la manette Wiimote.
Revenu de l'Ile du temps, où il pensait avoir enterré ses turpitudes, le Prince de Perse est de retour à Babylone avec la femme de sa vie, la superbe Kaileena. Mais en lieu et place de la terre de paix qu'il pense trouver
et gouverner, il découvre son royaume ravagé par la guerre et la misère. Victime d'un complot fomenté par le Vizir et fait prisonnier, le Prince ne doit son salut qu'au sacrifice de Kaileena qui meurt pour le libérer. Désormais seul,
le Prince de Perse va devoir échapper à une horde d'ennemis, mais surtout à lui-même. Il va en effet découvrir que toute la haine et la rage qu'il a déversé au cours de ses précédents combats ont fait naître en lui un côté obscur et
maléfique. Une facette qui se matérialise en prenant peu à peu possession de son âme, et en transformant le Prince de Perse en Dark Prince.
Le Prince lutte donc contre le Dark Prince dont l'influence se matérialise sous la forme d'un tatouage qui s'étend au fur et à mesure sur son corps. A chaque fois que le Dark Prince prend le dessus, l'énergie
du Prince diminue à vitesse grand V, obligeant le joueur à traverser les décors bourrés de pièges à toute vitesse et en prenant beaucoup de risques pour que le bien reprenne le dessus et le Prince, rongé de l'intérieur par le mal, ses
esprits : des instants chargés d'adrénaline.
Les développeurs ont redoublé d'imagination, et par moments de perversité, pour concevoir les environnements dans lesquels devra évoluer le Prince. On grimpe, on saute, on s'élance d'un point à l'autre, il
faut au Prince de vrais talents d'acrobates pour s'en sortir et au joueur une bonne maîtrise de toutes les commandes. Mais le résultat est à la hauteur. On peut passer des heures à admirer le Prince bondir, courir et frapper ses
ennemis. Le nombre de mouvements du personnage est incroyable. Les combats se divisent en deux grandes familles, les coups mortels, souvent portés dans une superbe chorégraphie sanglante, et les combats plus classiques où il faudra souvent faire
face à plusieurs assaillants.
En arrivant sur Wii, le jeu profite bien évidemment de la Wiimote et du nunchuk. Alors que le jeu demande beaucoup de précision, on aurait pu craindre un
gameplay
approximatif et c'est tout le contraire que
l'on découvre. Les mouvements paraissent naturels et s'assimilent en quelques combats. Et cette nouvelle manière de jouer apporte un surcroît de profondeur à un titre qui n'en manquait déjà pas. La gestion des caméras passe très
simplement par la croix directionnelle et le nunchuck permet de diriger un Prince agile comme jamais.
Comme toujours avec
Prince of Persia,
les graphismes sont superbes, même s'il faut le rappeler la Wii est bien loin des canons Next Gen de la PS3 ou de la XBox 360. Cela reste néanmoins du bon travail,
l'animation des personnages est remarquable et on plonge sans mal dans cet univers oriental unique.
Un
must
qui prouve que la Wii sait faire autre chose que des petits jeux divertissants et des FPS malaisés à prendre en main.
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Prince of Persia Rival Swords : une adaptation réussie