C’est l’une des séries les plus connues au monde, celle qui a popularisé un genre : le jeu de stratégie. Elle revient dans une nouvelle mouture, avare en innovations, mais très efficace.
Développé et édité par Electronic Arts, pour PC, 55 euros.
Les titres de légende dans le monde du jeu vidéo ne sont pas si nombreux, et
Command & Conquer
fait clairement parti de ce cercle restreint. Le premier épisode,
C&C : conflit du
Tibérium,
sorti en 1995, est le premier jeu de stratégie à avoir connu un gros succès commercial. Alors pour ce retour d'une franchise qui s'était un peu éparpillée avec des déclinaisons plus ou moins réussies (la série des
Red Alert
et celle des
Generals),
les développeurs ont appliqué à la lettre la recette qui avait fait ses preuves : un
gameplay
ultra-efficace, des missions courtes et nerveuses et
des graphismes réussis mais capables de s'adapter à la plupart des ordinateurs du marché.
Alors, certains critiqueront le manque d'innovation, mais ce nouveau
Command & Conquer
a l'immense avantage de se prendre immédiatement en main.
L'histoire de ce nouvel opus se déroule en 2047, alors que le GDI, une alliance de pays qui cherchent à préserver la paix dans le monde, domine la situation après des années passées à lutter contre les terroristes du NOD. Mais
alors que le calme règne, un missile s'écrase sur le centre de commandement orbital du GDI, un événement qui marque le début de la troisième guerre du Tibérium, un minerai extraterrestre très rare qui est une source incroyable d'énergie. Le
GDI souhaite son éradication, tandis que le NOD veut s'en emparer, et vous allez pouvoir vivre cette lutte pour le contrôle des ressources de Tibérium de la planète à travers deux campagnes solos, une pour chaque camp.
Electronic Arts a mis une attention particulière dans la réalisation des campagnes solos. Le scénario est ciselé, et les cinématiques ont été tournées avec de véritables acteurs comme Josh Holloway, un des comédiens de la série
Lost.
Les rebondissements sont bien amenés et l'on prend autant de plaisir à jouer qu'à découvrir l'histoire. Graphiquement, le résultat est à la hauteur des canons du moment sans pour autant en mettre plein
la vue, ce qui lui permet de ne pas exiger un ordinateur dernier cri pour fonctionner. La bande-son est du même acabit, immersive et prenante.
Mais la grande force de ce titre est son accessibilité. Il ne faut pas plus de quelques minutes, même à quelqu'un n'ayant jamais tâté du jeu de stratégie, pour prendre ses marques et diriger avec plaisir ses troupes et lancer
des assauts.
Tout le jeu tourne autour de l'indispensable Tibérium qui permet de construire des bases, des véhicules et des soldats. Les unités du GDI, du NOD et des Aliens, que l'on découvre au cours de l'histoire et qui
possèdent leur propre mode solo accessible une fois que les missions du NOD et du GDI sont toutes accomplies, sont d'ailleurs très différentes. Le GDI utilise des armes traditionnelles et lourdes comme les chars alors que le NOD préfère les
unités très mobiles, parfois furtives, pour mener une guerre d'harcèlement. Les Aliens, quant à eux, font appel à des technologies futuristes, tantôt étonnantes, tantôt efficaces, tantôt futuristes. La variété est au rendez-vous et
c'est un des plaisirs du jeu.
En dehors des missions, il y a un mode escarmouche, qui permet d'affronter jusqu'à sept ennemis dont on peut choisir le niveau d'intelligence artificielle (IA) et le comportement entre un qui privilégiera les attaques de
harcèlement, celui qui développera sa base avant de lancer une grosse attaque, celui de guérilla qui attaque sur plusieurs fronts, celui qui ne lance des assauts qu'avec des armées lourdes et enfin une IA équilibrée. Une nouveauté, peut-être la
seule, mais diablement intelligente. En multijoueur, si le mode LAN est la copie conforme du mode escarmouche, le mode
on line
offre des modes avec classement existant pour les deux types d'affrontements : un contre un et
deux contre deux.
Un excellent titre de stratégie, qui plaira aux amateurs comme aux experts.