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En treize participations, Roger de Vlaeminck ne compte aucun abandon et n'a jamais terminé au-delà de la septième place, avec entre autres quatre places de deuxième (en 1970, derrière Merckx, en 1978 et 1979,
derrière Moser, et en 1981, derrière Hinault).
Coureur hybride, à la fois bon sprinteur et excellent cyclo-crossman, le Flamand disposait d'un sens aigu des trajectoires et d'une maîtrise parfaite des obstacles. Ce qui lui permettait, quand tous ces adversaires
tenaient le haut du pavé en équilibre, d'opter pour la rigole de terre invisible, celle de trois centimètres à peine entre l'herbe glissante et le pavé tranchant, tel un chat lancé à 55 kilomètres heures.
Irrésistible quand il décidait d'attaquer, il quittait sa position caractéristique, les mains sur les cocottes
(petits morceaux de caoutchouc qui entourent le bas des freins, NDLR)
mais les coudes plus
bas que ses poignets afin de faire suspension, pour endosser celle de poursuiteur implacable, les mains en bas du cintre, le dos complètement à plat, tel le TGV.
Une course qui fait partie du patrimoine
L'édition 2007 de Paris-Roubaix sera enrichie d'un tout nouveau secteur pavé long de 1 400 mètres, dans le final de l'épreuve. À l'initiative des communes d'Orchies et de
Beuvry-la-Forêt, les 259 kilomètres du parcours mythique compteront désormais 27 zones pavées, pour un total de presque 55 kilomètres.
Le renouveau de nouveaux secteurs a commencé en 1968, pour sauvegarder l'originalité d'une course sérieusement menacée par la généralisation du bitume. Au plus fort de la crise, en 1965, le Paris-Roubaix ne
comptait plus que 22 kilomètres de pavés. Le patrimoine du Nord était en danger, c'est pourquoi, le succès aidant, progressivement le repavage s'est organisé.
Ainsi, les éditions récentes, en se durcissant de plus en plus, renouent avec le passé. Pourtant, lors de la première, les pavés ne constituaient pas une prouesse particulière. L'étrangeté, en ce mois
d'avril 1896, en plein âge d'or des vélodromes, c'était la relative courte distance d'une épreuve disputée de jour, à l'inverse de Paris-Brest ou de Bordeaux-Paris.
Bientôt une nouvelle victoire française ?
Au palmarès de la course cycliste la plus spectaculaire au monde, c'est la Belgique qui détient le record de victoires, avec pas moins de 51 succès sur 104 éditions ! En deuxième position vient la France,
avec 28 succès, mais essentiellement avant la guerre. Le dernier Français à y avoir inscrit son nom est Frédéric Guesdon, en 1997. L'homme sera au départ de cette nouvelle édition, il a même remporté en octobre dernier le
Paris-Tours, alors pourquoi pas un second succès ?
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>>> Paris-Roubaix : sur les pavés… la rage !
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