C’est le grand retour du plus célèbre jeu de tennis de l’univers vidéoludique. Et c’est un retour gagnant puisque « Virtua Tennis » place la barre haut, très haut.
Edité et développé par Sega, pour Xbox 360, PS3 et PC, de 50 à 70 euros.
Que l'attente fut longue ! Il aura fallu patienter plus de quatre ans pour voir la suite du désormais mythique
Virtua Tennis,
qui fit les grandes heures de la PS2. Certes, la place de meilleur jeu de
tennis au monde fut occupée un temps par
Top Spin,
l'excellent jeu développé par des Français. Mais le maître est de retour, il reprend la main et se place de nouveau en tête du classement.
A peine lancé, le jeu impressionne déjà par la qualité de ses graphismes. Tous les joueurs présents, on en compte une vingtaine, sont remarquablement modélisés. Les visages sont d'un réalisme saisissant, on les reconnaît en un
clin d'oeil. Mais plus frappant encore est l'animation des personnages, ils respectent parfaitement la façon de jouer et les mouvements des véritables athlètes. On reconnaît sans peine le coup droit de Nadal ou le revers de Federer.
La performance est tout bonnement incroyable ! D'autant plus que les courts profitent aussi de graphismes sublimes et d'une foule de détails qui servent l'immersion du joueur. La liste des joueurs est relativement
complète. On retrouve Mauresmo, Sharapova, Hingis, Davenport, Hantuchova, Vaidisova et Venus Williams chez les femmes ; Grosjean, Monfils, Federer, Nadal, Roddick, Henman, Blake, Nalbandian, Ancic, Ferrero, Hewitt , Haas et Dent chez les
hommes. On peut simplement regretter l'absence de Henin et de Clijsters, les deux talentueuses joueuses belges.
Le mode solo de
Virtua Tennis
s'organise essentiellement autour du mode Tournoi mondial. Il consiste à s'occuper de la carrière de son personnage, des tréfonds du classement ATP à la place tant
envié de numéro 1 mondial. Pour améliorer les attributs de son joueur, comme le service, le jeu de jambe ou le coup droit, il faut l'entraîner avec des mini-jeux. Ceux-là sont plutôt drôles et amusants à faire. On trouve, par exemple, un
bowling géant dans lequel il faut faire tomber les quilles en faisant des revers bien placés.
Au moment de choisir quel attribut profitera des points glanés à l'entraînement, vous devrez agir avec intelligence pour décider du style de votre personnage : volleyeur, joueur de fond de cour, gros serveur... Plus
anecdotique, au fil du jeu, vous gagnerez des crédits que vous pourrez dépenser pour personnaliser le look de votre avatar. Et dans ce domaine, toutes les excentricités sont permises !
Pour progresser au classement, pas de secret, cela passe par des victoires dans les tournois, et même si le jeu ne possède pas les licences des tournois du Grand Chelem ou des Masters, les développeurs sont parvenus à en reproduire
l'atmosphère. On dénombre pas moins de 34 tournois, repartis sur tout le globe.
Si au début, on affronte des joueurs inconnus au bataillon, on tombe assez rapidement sur des stars, et c'est là que le jeu se corse. Car bien que
Virtua Tennis
soit sensiblement orienté arcade, la prise en main
est immédiate, le plaisir aussi. Il arrive un moment où la science du placement prend toute son importance, de même que l'art d'alterner jeu court et jeu long. Les échanges n'en restent pas moins spectaculaires, et parfois très
longs.
Le mode multijoueur en ligne, scandaleusement absent de la version PS3, prolonge incroyablement la durée de vie du jeu en offrant la possibilité de disputer des matchs rapides ou des rencontres avec classement, et aussi de suivre des
rencontres en tant que spectateur pour admirer les meilleurs joueurs. Sans aucun doute l'un des jeux de l'année, qui aurait été parfait si la bande-son n'était pas essentiellement constituée de morceaux de hard rock, peu adaptés
à l'ambiance.