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Le Calcio fait-il du grand n'importe quoi depuis bientôt dix ans ? Evidemment. Mais est-ce le seul championnat dans ce cas ? Faire le ménage aurait demandé d'aller à l'encontre d'une pression populaire exarcerbée et
toujours encline à la clémence pour ses héros.
La France mal placée pour donner des leçons
Et puis, le phénomène n'est pas propre au football italien, personne en France n'aura oublié la popularité de Richard Virenque après l'affaire Festina. Le football français a lui-même connu une situation comparable, à une échelle
inférieure, avec l'OM de Tapie au début des années 1990.
Dopés les joueurs ? Oui. Plusieurs anciens l'ont publiquement affirmé, Tony Cascarino et Chris Waddle, respectivement dans
The Times
et
The Sun,
au mois de
décembre 2003, ou laissé entendre, Eric Cantona notamment. Achetés les matchs ? Oui. Eydelie et Bernès ont avoué pour OM-VA. Le directeur sportif de l'OM, aujourd'hui agent de joueurs, a même reconnu que l'OM achetait une demi-douzaine de
matchs par an.
En faillite, l'OM ? Sûrement. Avec les affaires sur les comptes truqués et avec les rétrogradations admnistratives en L2, l'OM aura eu sa part. Violents les supporters de l'OM ? On peut le constater lors de chaque
affrontement avec le PSG. Les fans de l'OM ont une autre particularité, celle de s'en prendre à leurs propres joueurs, allant parfois jusqu'à les menacer physiquement. Pedros, Dugarry ou Pirès, en leur temps, en ont fait les frais.
Comme en Italie, la justice est passée, mollement ! Et six ans après l'affaire OM-VA, les supporters marseillais, après avoir acclamé Bernès en pleine affaire, ont exigé le retour de Bernard Tapie à la tête du club. La victoire
à tout prix, peu importe les moyens, telle semble être la morale du foot ! L'Italie est juste un exemple qui, malheureusement, semble loin d'être un cas isolé.
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