En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d’intérêts.FERMER  x
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies...

Tony Parker, le meilleur joueur du monde

Elu meilleur joueur de la finale 2007 remportée par les San Antonio Spurs, Tony Parker rejoint Magic Johnson, Michael Jordan, Larry Bird et Shaquille O'Neal au panthéon du sport américain.

laisser un avis
Trois titres en cinq ans, deux sélections au All Star Game, un titre de MVP : TP a fait son trou en NBA !
A 25 ans, Tony Parker (TP) vient d'être élu MVP, Most Valuable Player (c'est-à-dire meilleur joueur), de la finale NBA 2007. Si la série de matchs entre les Spurs de San Antonio et les Cavaliers de Cleveland n'a pas tenu toutes ses promesses, le Français a été en revanche étincelant de bout en bout. Régulier, adroit et altruiste, son sacre est logique. Il devient ainsi l'égal des plus grands joueurs de la NBA : les Larry Bird, Magic Johnson, Michael Jordan et autre Shaquille O'Neal. Il grille la politesse à d'autres surdoués comme Kobe Bryant ou LeBron James, pourtant nettement mieux payés que lui.
Les mauvaises langues diront qu'il a la chance d'évoluer dans l'une des meilleures équipes de l'histoire, les plus optimistes constateront simplement qu'à 25 ans, TP vient de remporter un 3e titre après deux sélections au All Star Game, le début d'une très grande carrière, probablement l'une des plus grandes du sport français, l'égale de celles de Michel Platini, d'Alain Prost ou de Bernard Hinault. Souvent décrié en raison de l'aspect people de sa carrière, il ne faut pas oublier que TP, arrivé dans l'anonymat en NBA, s'est fait une place dans la ligue de basket la plus relevée du monde au poste le plus concurrentiel qui soit, meneur. A regarder sa progression tout au long des années, on constate que le Français est un très, très gros bosseur et il n'a sans doute pas fini de nous étonner !

Des études à l'Insep

William Anthony Parker, dit Tony, est né le 17 mai 1982 à Bruges, en Belgique. Fils d'un basketteur professionnel américain jouant en France, et d'un mannequin hollandais, il grandit dans l'Hexagone, adopte la nationalité française et fait ses études à l'Insep avec, entre autres, Rony Turiaf et Boris Diaw. Avec eux, il sera champion d'Europe junior en 2000. Ses deux frères, Terrence et Pierre, jouent actuellement en NCAA, le championnat universitaire américain, et pourraient passer professionnels, en NBA.
Par ailleurs, il est fiancé avec Eva Longoria, l'une des actrices vedettes de Desperate Housewives, qu'il devrait normalement épouser l'été prochain.

Le plus jeune meneur titulaire de l'histoire de la NBA

Après des débuts au Paris Basket Racing (PBR), il est choisi, à l'été 2001, au premier tour de la draft (lire ' Le lexique de la NBA '). Cette sélection des meilleurs prétendants à la NBA par les clubs, dans l'ordre inverse du classement, est la porte d'entrée quasi obligatoire pour entrer dans la célèbre ligue de basket américaine.
Quand les Spurs le récupère à la vingt-huitième place, ils ne savent pas encore qu'ils ont fait l'affaire de l'année. Tony Parker va en effet devenir le plus jeune meneur titulaire en NBA, à seulement 19 ans, qui plus est, au poste le plus difficile et demandant sans doute le plus d'expérience. Grâce à ses premiers pas, rapides, Parker devient rapidement un atout offensif très efficace.
Lors des Play-offs 2002, les Spurs se hissent en demi-finale de conférence et perdent assez nettement contre les Lakers (4-1), futurs champions. Sa première année est cependant un succès, mais le poste de meneur demeure le point faible de l'équipe. Tony est prometteur, mais San Antonio n'est pas encore tout à fait convaincu, et dès l'année suivante, les Spurs font venir le meneur de l'équipe d'Argentine, Manu Ginobili.
Statistiques 2001-2002* : 77 matchs, 29 minutes, 9,2 points, 41,9 % d'adresse, 4,3 passes.

Une progression spectaculaire

Dès la saison suivante, Tony fait d'immenses progrès en marquant en moyenne six points de plus par rencontre. Son adresse s'améliore, il joue le plus souvent avec Ginobili pour former l'un des meilleurs backcourts de la NBA, à tel point que San Antonio remportera cette année-là, son deuxième titre NBA en battant les Nets de New Jersey (4-2).
Problème pour Tony Parker, à l'intersaison, San Antonio envisage de recruter Jason Kidd, alors libre de tout contrat. Kidd, recordman des triples doubles (plus de dix unités par match dans trois statistiques différentes) en activité, est le meilleur meneur de la NBA. Mais s'il est, certes, meilleur que Tony, il est aussi plus cher et plus vieux. San Antonio, content de la saison de son meneur, jouera la sécurité en ne bouleversant pas son effectif.
Statistiques 2002-2003 : 82 matchs, 33 minutes, 15,5 points, 46,4 % d'adresse, 5,4 passes.

Une année de transition

2003-2004 est une année de transition pour Tony Parker. Les Spurs sont éliminés en demi-finale de conférence par les Lakers sur un panier ultra litigieux de Derek Fisher. Pour la première année, Tony ne progresse pas et, bien qu'il affiche des stats très correctes, il est encore loin du niveau All Star. Paradoxalement, c'est à l'issue de sa moins bonne année que R.C. Bufford, le general manager des Spurs, fera signer Parker pour six ans et 66 millions de dollars. Un salaire énorme mais raisonnable en comparaison de ce qui se fait dans la NBA, San Antonio faisant en fait une affaire.
Et si Tony Parker devient le sportif français le mieux payé, il aurait parfaitement pu être vénal et aller négocier un plus gros contrat dans une équipe moins performante.
Statistiques 2003-2004* : 75 matchs, 34 minutes, 14,7 points, 44,7 % d'adresse, 5,5 passes.

Améliorer son shoot

2004-2005 voit son jeu s'améliorer quelque peu. Trop peu décisif lors des Play-offs, Tony Parker est cependant relégué au second plan derrière les deux stars de l'équipe : Ginobili et Duncan. San Antonio remporte un nouveau titre NBA contre Detroit (4-3).
Pas aussi décisif qu'il aimerait l'être, Tony prend conscience de ses lacunes et entame, à l'intersaison, un lourd travail sur l'amélioration de son shoot avec un coach particulier, Chip Engelland. Ce dernier corrigera de manière drastique les défauts du shoot du Français en modifiant notamment le positionnement de son pouce pour obtenir un back spin, un effet inverse au mouvement de la balle, ce qui permet à celle-ci de glisser sur l'arceau.
Statistiques 2004-2005* : 80 matchs, 34 minutes, 16,6 points, 48,2 % d'adresse, 6,1 passes.

Première sélection pour le All Star Game

2005-2006 sera l'année Tony Parker. Son travail sur son shootpaie très rapidement. Il abandonne le tir à 3 points, où sa réussite était médiocre, et voit ainsi son pourcentage d'adresse progresser de manière spectaculaire pour atteindre 55 %, ce qui est exceptionnel pour un arrière. A titre de comparaison, Michael Jordan a rarement dépassé les 50 % en saison régulière.
Très logiquement, Tony est sélectionné pour son premier All Star Game et devient le premier Français à figurer au match de basket-ball le plus regardé au monde. Avec 8 points et 4 passes en 20 minutes, sa performance lors du match des étoiles est très honorable. Malheureusement, cette année-là, les Spurs échoueront en demi-finale des Play-offs, contre Dallas (4-3).
Dans une série très disputée, nombre d'observateurs ont estimé qu'une des faiblesses de San Antonio était de ne pas avoir assez compté sur Tony Parker lors des instants décisifs, alors que ce dernier avait été le meilleur joueur de San Antonio tout au long de la saison. C'est clairement en 2006 que Tony Parker a changé de stature, passant du rang de bon équipier à celui de star à part entière sur laquelle l'équipe peut compter dans les moments difficiles.
Statistiques 2005-2006* : 80 matchs, 33 minutes, 18,9 points, 54,8 % d'adresse, 5,8 passes.

2007, All Star à la surprise générale ?

Cette année, après un bon début de saison où il est clairement devenu la deuxième option offensive de l'équipe derrière Duncan suite à la baisse de régime qu'à connu Ginobili, Tony Parker accroche une deuxième participation au rendez-vous des étoiles, un peu à la surprise générale. Parker avait en effet de sérieux concurrents qui, a priori, semblaient plus légitimes que lui : Josh Howard (Dallas) et Carmelo Anthony (Denver) par exemple ! La non-sélection du premier est un mystère, celle du second s'explique par sa suspension de 15 matchs suite à une bagarre déclenchée au mois de décembre.
Le Français bénéficie en outre de la clémence des coachs, responsables du choix de la sélection. Ils ont préféré récompenser le meneur d'une équipe bien classée, Parker en l'occurrence, plutôt que des joueurs statistiquement plus brillants mais évoluant dans des équipes en difficulté. Ainsi Tony Parker devance Baron Davis (Golden State), Ray Allen (Seattle) ou Deron Williams (Utah). Sa sélection a en plus été facilité par la récente blessure de son plus sérieux concurrent, Chris Paul (New Orleans), et l'omniprésente médiatisation de son mariage avec l'une des stars de la série Desperate Housewives, Eva Longoria. Contrairement à l'an passé où sa présence au All Star Game ne pouvait souffrir d'aucune contestatation, sa sélection parait moins justifiée. Mais la suite de sa saison confirmera largement ce choix puisque Tony réalisera des Play-offs de haute volée. Profitant du fait que Tim Duncan accapare toute l'attention des équipes adverses, il devient enfin décisif dans le ' money time ' et emmène très logiquement les Spurs vers leur 4e titre en 9 ans.
Statistiques 2006-2007* : 77 matchs, 33 minutes, 18,6 points, 52,0 % d'adresse, 5,5 passes.
(*) Toutes les moyennes sont fournies par match.
envoyer
par mail
imprimer
l'article
@01net sur
à lire aussi
SUR LES MÊMES THÈMES
Coupe Davis : ça va être chaud !
Enfin du grand spectacle à Bercy ?
Où va le tennis féminin ?
Federer, presque à l'ordinaire
Benneteau, presque héros
Inacceptable Domenech !
Quand les gardiens brillent
Le sport français en plein renouveau
Les quatre à battre et pourquoi ?
Laurent Blanc au pied du mur
Les plus grosses bagarres dans le sport
L'année du PSG ?
Le résistant Mahut
A quand un Français en jaune sur les Champs-Elysées ?
Les grands retournements de situation dans le football
Coupe Davis : et si on la gagnait ?
100 mètres : un duel attendu
Les sommes folles de la Coupe du monde 2010
Lequel ne voulez-vous plus voir ?
Magic Black Stars