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Les traits tirés mais le sourire aux lèvres, Denis Tito rentre visiblement content de ses vacances. Le 28 avril 2001, cet homme d'affaires sud-africain embarquait à bord d'un Soyouz, devenantainsi le premier touriste
de l'espace. Pendant sept jours, il a accompagné une mission russe et a découvert la station internationale ISS avec vue imprenable sur la planète Terre. Prix du billet : 20 millions de dollars, soit 15 millions d'euros.
Quelques mois plus tard, c'est au tour du chef d'entreprise sud-africain Marc Shuttleworth de s'offrir le voyage, suivi de l'Américain Gregory Olsen en 2005 et, l'an dernier, d'Anousheh
Ansari, la première femme à voyager dans l'espace. Le tourisme cosmique a le vent en poupe. D'après la société
Space Adventures,
une centaine de clients ont d'ores et déjà réservé et payé leur ticket pour l'espace. Pourquoi pas vous ?
Voyeurisme à Guantanamo
Le tourisme de l'extrême n'a d'ailleurs jamais été aussi florissant. Avec des offres toujours plus folles. Si le séjour dans l'espace est un rêve largement répandu, d'autres propositions de voyages
apparaissent bien plus inhabituelles... A Cuba, certains touristes s'amusent, par exemple, à approcher la célèbre base américaine de Guantanamo.
Rien n'est véritablement organisé par les tour-opérateurs, qui évitent plutôt d'aborder la question, mais le chemin n'est pas difficile à trouver. La base navale occupe l'entrée de la baie de Guantanamo, au
bout d'une route cahoteuse, à 40 km de la ville. Direction une petite colline qui surplombe le camp américain et suralquelle un restaurant a élu domicile.
Là, le personnel cubain vous prêtera des jumelles
« made in USA ».
Dans votre ligne de mire, voici les baraquements et la prison la plus secrète au monde. Vous ne tarderez pas non plus
à apercevoir dans vos jumelles des gardes américains en train de vous observer depuis leurs miradors. On est loin des plages paradisiaques de Varadero...
Suivre un stage commando
Le tourisme extrême semble d'ailleurs sans limites ! En Israël, l'office de tourisme de la colonie de Gush Etzion, près d'Hébron, a eu l'idée de commercialiser en 2003 des stages de commandos
antiterroristes de cinq jours ouverts aux touristes, habillés en treillis pour l'occasion. Le séjour au camp « Operation Shiloh » se voulait intensif avec simulations d'attaques et de combats urbains,
patrouilles dans les rues, tirs au M16, « dépose » en hélicoptère, aide aux blessés, techniques d'évasion...
« Chaque jour, vous vous lèverez et devrez combattre au corps à corps »,
ajoute l'association touristique, qui facturait le stage 5 500 dollars, soit un peu plus de
4 000 euros. Fureur du côté palestinien qui voyait là une provocation... Pour l'heure, l'opération Shiloh semble suspendue. Mais ce type de vacances a déjà donné des idées à d'autres.
L'agence de voyages américaine
Incredible Adventures
propose sur son site Internet une large gamme d'aventures militaires, notamment un stage commando de trois jours sur le thème de la libération
d'otages ou un programme soutenu de formation militaire dans un camp, non loin de Denver, dans le Colorado. Cette dernière formation (environ 1 700 € euros par personne) est assurée par d'anciens instructeurs des forces
spéciales américaines, de l'armée russe et des commandos SAS. Une belle carte de visite !
Séjourner dans un goulag
En Russie, le maire de la ville de Vorkuta, petite ville à 160 km au-delà du Cercle polaire arctique et à près de 2 000 km au nord-est de Moscou, cherche, quant à lui, un investisseur prêt à réouvrir un ancien goulag
stalinien pour accueillir, cette fois, des touristes consentants. Le prix de la journée est fixé à 120 euros par personne... Prêt pour l'aventure ? Pour ceux qui ne veulent pas partir à l'autre bout du monde, rien ne
vaut toutefois un bon vieux kidnapping.
Se faire prendre en otage
L'agence
Extreme Kidnapping
vous propose de vivre la vie d'otage. Après vous être acquitté du forfait, de 150 à 1 000 dollars en fonction des options, vous retournez tranquillement à
vos occupations. Jusqu'à ce qu'un jour de faux malfaiteurs vous enlèvent, à la sortie de votre bureau ou pendant vos courses. Pendant quatre à six heures, vous serez alors retenu dans une petite pièce sombre avant d'être
relâché... sain et sauf.
Raffinement supplémentaire : vous pouvez donner un autre nom que le vôtre et faire enlever votre belle-mère, votre patron ou tout autre relation. Le tout est d'indiquer les coordonnées complètes de la vraie-fausse victime.
Reste que personne n'a pu tester réellement ce service et, alors que le site semble en perpétuelle construction, certains affirment qu'il ne s'agit là que d'une simple rumeur, un
« hoax ».
La page d'inscription, toujours dans le cache de Google, sème le doute : méfiez-vous la prochaine fois que vous sortez de chez vous !
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