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| Complice de Luc Besson sur « Le Dernier combat » et « Subway », Pierre Jolivet a fini par se fâcher définitivement avec le réalisateur. |
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| « Fanfan la tulipe » a été qualifié de « navet pathétique et raciste » dans les colonnes du journal « Libération » en 2003. Luc Besson a aussitôt attaqué en justice mais a perdu son procès. |
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| L'accident survenu sur le tournage de « Taxi 2 » a provoqué la rupture entre Luc Besson et le chef cascadeur Rémy Julienne qui se sont mutuellement renvoyés la responsabilité du drame. |
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Luc Besson et les journalistes, ce n'est pas une histoire d'amour. Premier acte :
Le Grand bleu
et son réalisateur sont copieusement sifflés par un parterre de professionnels du cinéma et de critiques au
festival de Cannes en 1988.
« J'étais moi-même à la projection où il s'est fait hué. Ce n'est ni le premier ni le dernier à connaître ce sort. Mais le public du festival est tellement dur que je comprends qu'on puisse
ressortir traumatisé de cette expérience »,
se souvient Frédéric Sojcher, réalisateur et auteur du livre
Luc Besson : un Don Quichotte face à Hollywood.
Depuis, Luc Besson se méfie des journalistes
comme de la peste et n'organise plus de projections avant la sortie de ses propres films.
Sifflé pour Le Grand bleu, il va au tribunal pour Fanfan la tulipe
As du marketing et des productions commerciales bien huilées, il verrouille ses campagnes de promotion et supporte très mal la critique. Le magazine
Brazil
en fait les frais après avoir publié en janvier 2003 un
long portrait assassin intitulé « Besson m'a tuer mon cinéma ». Le réalisateur réplique en attaquant en diffamation pour la phrase
« Besson fait du cinéma pour être riche, mais aussi pour tirer de
belles gonzesses qu'il fait jouer dans ses films ».
Il exige alors la somme de 50 000 euros de dommages et intérêts.
Le rédacteur en chef, Christophe Goffette, témoigne :
« Luc Besson est d'abord un producteur, un type qui vend de la pellicule au kilo, adopte des recettes. Il a adapté le système des Spielberg et Lucas qui
ont déjà massacré la création à Hollywood. C'est de cela que parlait notre article, l'américanisation du système Besson. Logique avec lui-même, il a poussé l'américanisation jusqu'à son terme, un procès. Je tiens à préciser qu'il n'a jamais demandé
de droit de réponse. Par ailleurs, pourquoi demander 50 000 euros de dommages et intérêts, si ce n'est pour tuer notre revue indépendante, sachant qu'on ne pourrait jamais s'en relever ? »
Fronde dans les
médias : l'ensemble de la presse crie à la censure et une pétition est lancée pour soutenir le magazine. Au final, Luc Besson perd son procès.
Rebondissement au mois de mai de la même année. Des journalistes de
Libération
- Philippe Azoury, Didier Peron et Olivier Seguret -, sont traînés en justice pour avoir qualifié la production
EuropaCorp
Fanfan la tulipe
réalisé par Gérard Krawczyk de
« navet pathétique et raciste ».
Luc Besson est débouté et se met définitivement à dos une partie de la presse française.
Plagiat : un mauvais procès ?
Accusé régulièrement de plagiat, Besson gagne la plupart du temps ses procès contre les auteurs qui l'affrontent. A l'exception de deux affaires qui ont levé le voile sur des méthodes peu orthodoxes mais courantes à Hollywood.
Jeanne d'Arc
est à l'origine un projet de l'Américaine Kathryn Bigelow que devait produire Besson. Ce dernier ne parvenant pas à s'entendre avec la réalisatrice, il met fin à leur collaboration. Fureur de l'Américaine
lorsqu'elle s'aperçoit qu'il s'apprête à réaliser le long métrage sans elle. Pour éviter le procès, Luc Besson finit par négocier un arrangement à l'amiable.
Idem lorsque le scénariste Philippe Lyon et l'auteur et réalisateur Julien Séri sont remerciés en plein tournage de
Yamakasi
en 2001. En mesure de gagner aux prud'hommes pour rupture abusive de contrat, les deux
hommes finissent par s'entendre financièrement avec Luc Besson.
Des tournages « cauchemardesques »
A l'interminable récit des chroniques judiciaires de Luc Besson, on doit ajouter la liste des proches qui ont rompu avec lui à la suite d'un tournage. Exigeant jusqu'au harcèlement, il a été particulièrement dur avec Anne Parillaud sur
le plateau de
Nikita
comme avec Milla Jovovich sur
Jeanne d'Arc.
Au point de mettre en péril son couple dans les deux cas. Le réalisateur Pierre Jolivet, qui avait fondé avec lui la société de production Les
Films du loup, parle lui de
« souvenir cauchemardesque »
à propos du tournage du
Dernier combat
dont il était l'acteur principal, le scénariste et le coproducteur.
Cette pression, Luc Besson a également la réputation de la faire peser sur toute son équipe pendant les tournages et de réduire au maximum les dépenses. Un comportement intraitable qui serait, selon ses détracteurs, à l'origine de
plusieurs accidents. C'est la position défendue par le chef cascadeur Rémy Julienne renvoyé en correctionnelle pour la mort d'un cameraman survenue en 1999 sur le plateau de
Taxi 2
lors d'une cascade supervisée par ses
soins. Une accusation de nouveau formulée par la jeune cascadeuse Isabelle Peinaud dont la colonne vertébrale a été brisée en 2002 sur
Taxi 3.
Enfin, une rumeur veut qu'une négligence de la production pourrait être à
l'origine de l'accident mortel d'un technicien sur le tournage de
Jeanne d'Arc
en 1998. Toutefois, aucun élément n'a jamais prouvé la culpabilité de Luc Besson dans ces affaires.
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