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La
street dance
regroupe l'ensemble des danses hip-hop apparues aux Etats-unis depuis les années 70. A ses débuts, elle est partagée en deux courants bien distincts. Sur la Côte Est, les jeunes des
quartiers du Bronx pratiquent la
breakdance,
une succession de figures acrobatiques exécutées au sol. Les
b-boys
(danseurs de break) lancent alors des
battles
(défis) dans lesquels les
participants s'affrontent à tour de rôle.
Au même moment, sur la Côte Ouest, se développent plusieurs styles de
top dance
(danse debout) qui n'ont, au départ, aucun rapport avec le mouvement hip-hop et dont certains se dansent sur de la musique funk. Moins
agressive que la break, la
top dance
se pratique avec des costumes excentriques et un certain sens de l'humour. Aujourd'hui, beaucoup de danseurs mixent break et
top dance.
La preuve en
images...
La breakdance : toujours plus athlétique
Démodée la
breakdance ?
Pas vraiment. L'ancêtre de la danse hip-hop ne cesse de s'enrichir en empruntant toujours plus aux techniques de la gymnastique, de la capoeira et des arts martiaux. C'est la forme la
plus spectaculaire de
street dance.

Voir une démonstration de breakdance.
L'une des stars du moment en breakdance est un
Frenchie
répondant au nom de Junior :

Voir Junior en action.
Le krumping : plus vite que la musique
Le
krumping
est le dernier-né de la danse hip-hop. Il est issu du
clowning,
un condensé de plusieurs
top dances
exécuté à une vitesse spectaculaire, apparu à
Los Angeles après les émeutes de 1992. Le
krumping
mêle
clowning
et danse africaine avec des improvisations épileptiques qui vont jusqu'à la transe. Le réalisateur David LaChapelle lui a consacré un
documentaire intitulé
Rize
(2005) :

Voir un extrait de Rize.
New style : des clips au cinéma
Le
new style
est une synthèse de tous les styles hip-hop, plutôt axé sur la
top dance
et mâtiné de
modern jazz.
Considéré par certains puristes du hip-hop comme une danse
commerciale, le
new style
est souvent utilisé dans des clips. Il a été mis en vedette dans le film
Street Dancers,
de Christopher B. Stokes (2004) :

Voir un extrait de Street Dancers.
L'electric boogie : l'héritage du mime Marceau
Plusieurs styles de
top dance
regroupés sous le nom d'
« electric boogie »
puisent leur inspiration dans les techniques du mime Marceau et la gestuelle des robots. Un
courant estampillé « smurf » en France. Le
locking,
créé par Don Campbell, est l'ancêtre de l'
electric boogie.
C'est une danse robotique et funk, agrémentée de mimiques et de
spasmes, le tout dans un style clownesque. Il est la plupart du temps accompagné du
pointing,
qui consiste à pointer du doigt dans différentes directions avec une expression du visage étudiée :

Voir une démonstration de locking.
La paternité du
popping
est, elle, revendiquée par Boogaloo Sam et son groupe Electric Boogaloo. Cette danse consiste à contracter ses muscles en rythme avec la musique. Quant au
boogaloo,
c'est
une succession fluide de déhanchements, d'ondulations et de rotations des différents membres du corps. Le
popping
et le
boogaloo
sont très souvent associés :

Voir une démonstration de popping.
L'Américain David Elsewhere est l'un des danseurs d'
electric boogie
les plus connus. Il a participé à de nombreuses publicités pour Heineken, Volkswagen, ou encore Pepsi. Voici l'un de ses enchaînements :

Voir une prestation de David Elsewhere.
La house dance : la plus latine
La
house dance
est apparue à Manhattan en 1982, sous l'influence de danseurs hip-hop qui fréquentaient des boîtes de nuit house. Ils ont créé un mélange de hip-hop, de claquettes, de salsa et de danse africaine
avec un style plus fluide, plus aérien et plus léger que les autres styles de
top dance
:

La house dance en images.
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