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Le Barça est un club atypique. En 107 ans d'existence, il n'a jamais eu le moindre sponsor sur son maillot. Une telle politique est intimement liée à l'histoire du pays. Sous le franquisme (1936-1977), tous les symboles relatifs
aux identités régionales étaient rigoureusement interdits en Espagne. Les maillots de l'Athletic Bilbao et du FC Barcelone sont alors devenus des substituts aux drapeaux basque et catalan.
C'est pourquoi ces deux clubs continuent de ne pas avoir de sponsor sur leur maillot. Pour les Catalans, un sponsor sur leur tenue serait une injure. Un peu comme si le drapeau tricolore était barré d'une publicité pour une marque de
boisson gazeuse ou du logo d'un constructeur automobile... Inimaginable ?
« Plus qu'un club », la devise du Barça
Pourtant, le FC Barcelone a récemment accepté d'avoir un sponsor sur son maillot. Selon le magazine américain
Forbes,
cet espace publicitaire vaudrait, dans un club comme le Barça, entre 15 et 20 millions
d'euros par an, soit deux fois l'indemnité de transfert d'un joueur tel que Pauleta. Mais le club catalan n'a pas « vendu » son maillot pour ce prix-là, bien au contraire, il va même payer pour avoir un sponsor. Un cas
unique dans l'histoire du football.
Pour que l'Unicef devienne sponsor du Barça, il en coûtera en effet 1,5 million d'euros par ans au club de Ronaldinho. Les mauvais esprits expliqueront que, avec une telle opération de communication, le FC Barcelone gagne en
fans ce qu'il perd en revenus liés au sponsoring. C'est possible bien que cela soit à peu près invérifiable.
L'Unicef, un partenaire idéal
En s'associant avec l'Unicef, le programme de l'ONU chargé de l'aide aux enfants dans le monde, le Barça s'assure une publicité planétaire. Certes, le club est mondialement connu, mais il est encore peu présent en Asie où, contrairement
à ses rivaux tels que le Real Madrid ou Manchester United, il n'effectue pas de tournée annuelle.
Le partenariat avec l'Unicef est donc aussi une manière de compenser ce déficit de notoriété dans une région du monde où il est peu présent. Bien sûr, pour le président du Barça, Joan Laporta, s'associer à l'Unicef signifie d'abord
« gagner la Ligue des champions au niveau social. »
Les deux ne sont pas forcément incompatibles.
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