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Asafa Powell mène la course aux lingots

Ils sont encore quatre à pouvoir prétendre au million de dollars de la Golden League. Parmi eux, le sprinteur jamaïcain est sans conteste le plus impressionnant.

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Jamaïcain. Asafa Powell, contrairement à beaucoup de ses compatriotes, ne s'est jamais exilé aux Etats-Unis. Malgré la gloire et la fortune, il continue de s'entraîner à sa manière, à Kingston en Jamaïque. En 1999, alors qu'il se destine à devenir ingénieur, il abandonne ses études pour percer dans l'athlétisme, suivant l'exemple de son frère aîné, Donovan.
Ce dernier est déjà sprinter professionnel quand Asafa fait ses débuts. En 2003, Asafa se fait remarquer une première fois en étant éliminé des demi-finales des Championnats du monde en raison de deux faux départs. Cinquième des Jeux Olympiques d'Athènes de 2004, il n'est alors plus très loin d'égaler les performances des meilleurs. A l'époque, Tim Montgomery, Justin Gatlin et Maurice Greene. Les deux premiers seront convaincus de dopage, le troisième reste, à ce jour, le plus grand sprinteur de tous les temps avec cinquante-deux courses en dessous des dix secondes.

Boosté par des compléments alimentaires

En 2005, toujours sur le conseil de son frère, il commence à prendre des complèments alimentaires. Il gagne alors un dixième de seconde sur sa distance de prédilection, le 100 mètres, et de manière spectaculaire, abaisse le record du monde à 9,77 secondes, seulement trois mois après avoir commencé son ' nouveau programme de nutrition '.
Depuis, Asafa survole sa discipline. Surtout depuis que ses rivaux se sont fait épingler pour dopage. Est-il lui-même à l'abri d'une telle condamnation ? Il n'a jamais caché avoir pris ces fameux compléments alimentaires. En avril 2006, il a même signé un contrat publicitaire avec Nutrilite.
La marque d'ABG (Access Business Group) existe depuis 1934 et propose plusieurs produits nutritionnels à base de multivitamines, d'herbes et d'antioxydants. Régulièrement contrôlé, jamais mis en cause, Asafa Powell n'a-t-il fait que passer entre les gouttes d'un système défaillant ou est-il simplement victime de la mauvaise réputation d'un sport touché de plein fouet par le dopage ?

La publicité d'Asafa Powell pour Nutrilite en images.

Vingt-trois 100 m sous les 10 secondes

Quelle que soit la vérité, il réalise cette année la plus belle saison qu'un sprinteur ait jamais connu. En étant descendu dix fois sous la barre des dix secondes sur 100 mètres, il a battu le record précédent de Maurice Greene, qui datait de 1999. Trois fois, il est déjà passé sour les 9,8 s. Il avoue aujourd'hui encore, se sentir en forme pour battre son propre record.
Après la réunion de Bruxelles au mois d'août dernier, il expliquait ainsi à l'agence de presse américaine AP ' Quand je cours, je ne pense pas au jackpot, je veux juste aller vite. ' Un peu déçu par son temps (9,99 s), il avoue en vouloir à l'officiel qui a donné le départ. ' Je n'étais même pas prêt et j'ai raté le début de ma course. Dommage, je me sentais biens, j'avais le sentiment de pouvoir battre le record du monde ! '
Désormais sans concurrents sérieux sur le circuit, il devrait logiquement toucher une partie du pactole de la Golden League à l'issue du meeting de Berlin. Après Maurice Greene, il deviendra alors le second sprinteur à s'imposer dans cette compétition aussi prestigieuse que lucrative. A seulement 24 ans, il est déjà passé vingt-trois fois sous la barre des dix secondes et peut espérer battre le record de Greene d'ici à 2009.
En attendant, il aimerait offrir à son pays ce que son ambassadrice la plus connue, Merlene Ottey, n'a jamais réussi à lui donner, une médaille d'or olympique du 100 mètres.

Voir Asafa Powell courrir le 100 mètres en 9,77 s, le 11 juin 2006.

Le pactole de la Golden League

Créée en 1998, la Golden League regroupe six meetings d'athlétisme : Oslo, Saint-Denis, Rome, Zürich, Bruxelles et Berlin. Les six réunions ont lieu entre juin et septembre de chaque année. Si un athlète remporte l'épreuve de sa discipline sur cinq des six meetings, il touche une partie du million de dollars mis en jeu.

Présenté sous forme de lingots d'or, le pactole est en fait divisé en deux. La première moitiée, soit 500 000 dollars, est partagée entre tous les vainqueurs d'au moins cinq meetings. L'autre moitiée est partagée exclusivement entre les vainqueurs des six meetings.

Cette année, avant la réunion de Berlin, ils sont quatre à s'être déjà assuré une part des 500 000 premiers dollars. Outre Asafa Powell sur 100 mètres, on retrouve les Américains Jeremy Wariner et Sanya Richards sur 400 mètres masculin et féminin, ainsi que l'Ethiopienne Tirunesh Dibaba sur 5 000 mètres.

Vainqueurs de quatre épreuves sur cinq, le Panaméen Irving Saladino, saut en longueur et lEthiopien Kenenisa Bekele sur 5 000 mètres, peuvent encore espérer toucher une partie du premier partage.

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