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PHOTOS
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| Après de nombreux problèmes physiques, Richard Gasquet renoue avec la victoire. |
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| Premier titre de l’été au tournoi de Nottingham en juin. |
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| Vainqueur à Gstaad en juillet, Richard Gasquet pointe aujourd’hui à la 28e place du classement ATP. |
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Le génie français est multiforme, aussi étincelant qu'il peut paraître agaçant. Mais c'est un génie, tout le monde s'accorde sur ce point.
« Ça se voit à ses yeux qu'il sera un futur
champion »,
synthétisait Francisco Montana, coach de l'Américain Ginepri, à une époque - août 2005 - où l'as Gasquet cravachait si vite et si fort, 12
e
mondial en
un clin d'oeil, qu'il semblait promis à une destinée de leader.
Las, la grande symphonie des revers en tout genre, des volées ciselées et des échanges au long cours pimentés d'accélérations fatales finit par cesser presque aussi rapidement qu'elle avait résonné pour annoncer
l'avénement d'un nouvel ordre mondial. A 19 ans, le jeune Français était pourtant plus prometteur que Federer à cet âge là. Retombé à la 60
e
place à l'ATP au début de l'été, le furtif
n°1 français est tombé de son piédestal de surdoué si précoce. Star météoritique au bras d'argile ? Non. Surdoué malchanceux, surtout, qu'un destin sournois semble prendre plaisir à contrarier.
Records de précocité
Une nouvelle fois, l'inexorable montée en puissance de Richard Gasquet (« Le champion que la France attend », titrait
Tennis magazine
en couverture en... 1996) était bloquée
par des événements imprévus. Sans ces pannes diverses, où en serait Richard Gasquet, champion de Ligue des huit ans... à six ans, 15/4 à neuf ans, champion du monde junior en 2002, plus jeune vainqueur d'un tour en Master Series à Monte
Carlo (à quinze ans et dix mois) et auteur d'une étourdissante arrivée - en trois mois - dans le top 20 l'an dernier ?
Sans ses effondrements passagers, ses blessures malvenues, la varicelle en 2004 ou le surcroît de stress lié à sa surmédiatisation, ne serait-il pas déjà en train de planer avec les ténors de son sport ? Après les records de
précocité qui jalonnent son aventure choisie par son père Francis, professeur de tennis, Richard connaît son premier palier de décompression à la sortie de l'adolescence.
Fils unique trop « cocooné » par des parents pourtant plutôt raisonnables dans la planète des géniteurs de stars en couveuse, il n'arrive pas à s'accorder avec ses premiers coaches (Winogradsky,
Benhabilès), vampirisés par l'aura paternelle. C'est la triste époque où Richard, pas même 17 ans, apparaît souvent vaincu par des crampes ou défiguré par des rictus faciaux qui trahissent un excès de nervosité lié aux énormes
espoirs placés en lui. Le pic est atteint aux Etats-Unis en août 2004 : coup sur coup, le jeune homme abandonne sans raison un match lors d'un tournoi dans le Bronx (New York) avant de se faire disqualifier pendant les qualifications de
l'US Open, pour avoir jeté sa raquette en direction d'un juge de ligne.
Enfin raisonnable dans le jeu
Malgré ces mésaventures, il arrive à se reconstruire très rapidement, sous la houlette d'Eric Deblicker qui l'affranchit en douceur de la tutelle parentale en lui donnant progressivement les clefs tactiques d'un jeu
unique en son genre. Il fallait tout simplement qu'il prenne le temps dans l'échange de jouer ses coups, en attendant le moment adéquat pour éclairer le jeu d'un instant de génie...
Poli, raisonné dans sa vie de jeune homme, pas plus attiré par les plaisirs de l'argent facile que par les excès de la vie publique, Gasquet devient aussi raisonnable sur le court en 2005. Mais au moment même où il semble enfin
réunir tous les paramètres d'un futur crack mondial, voilà qu'une blessure au coude et aux abdominaux vient contrarier son ascension. Un nouveau coup dur. Parce qu'il est fragilisé sur certains aspects physiques, parfois pas
encore assez dur au mal sur le court, Richard Gasquet a pu donner l'impression de s'être laissé vampiriser par ces bouffées de malchance.
Malgré quelques sursauts héroïques en Coupe Davis, il a encore laissé filer quelques bouts de match au cours d'un début de saison languissant. Mais toujours convaincu au fond de lui de sa formidable capacité à percer, travailleur
de l'ombre pour se constituer cette « caisse » qui lui faisait tant défaut, il a depuis le mois de juin donné le tempo du renouveau en gagnant les tournois de Nottingham, de Gstaad et en se retrouvant finaliste
malchanceux à Toronto. Attention, Richard Gasquet tourne à nouveau à plein régime...
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