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Avec 570 millions d'euros, le nouveau stade de Londres a coûté plus cher que les 400 millions du Stade de France. Il a pourtant été entièrement financé par des fonds privés. Au premier rang de ceux-ci, on trouve Emirates. La
compagnie aérienne des Emirats arabes unis disposera du nom du stade d'Arsenal pendant les quinze prochaines années ; un coup de pub à tout de même 145 millions d'euros. Arsenal n'est cependant pas la première équipe à vendre le nom de son
stade pour financer sa construction.
Le
« naming »
est une pratique en vogue depuis plusieurs décennies aux Etats-Unis, à tel point que les deux derniers finalistes NBA, Dallas et Miami, jouaient dans deux stades différents
qui portaient pourtant le même nom : l'American Airlines Arena. En Allemagne, le Bayern Munich a financé une partie de son nouveau stade, l'Allianz Arena, en vendant le nom au deuxième assureur européen. Il n'y a en fait plus guère qu'en France
qu'on n'a pas encore rebaptisé un nouveau stade du nom d'une grande entreprise comme Total ou Renault.
Mais le
naming
ne résout qu'une partie de la question du financement d'un stade. Pour compléter les 425 millions d'euros manquants, les Gunners misent principalement sur les revenus générés par leur nouveau
complexe. Avec notamment 42 000 abonnés par an, Arsenal espère dégager 80 millions d'euros de revenus supplémentaires chaque saison. Pour ce faire, on pourrait penser que le club de Londres soit contraint de procéder à une
augmentation drastique des prix par rapport à ceux pratiqués dans son ancien stade.
Une telle politique n'aurait rien d'illogique quand on sait qu'Highbury était un stade vétuste, considéré comme peu sûr par l'UEFA, alors que l'Emirates a d'emblée reçu le label 5 étoiles. Le président d'Arsenal, Peter Hill-Wood,
s'est pourtant engagé à conserver les mêmes tarifs que la saison passée. Avec une capacité de 60 000 places dans une ville qui compte plus de 7 millions d'habitants, tous plus ou moins fans d'un des cinq clubs de foot évoluant en
première division, le stade aurait pourtant pu être largement plein à chaque rencontre tout en subissant une forte augmentation des prix. Preuve qu'il n'y a pas que le business dans le football...
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