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Beaucoup de jeunes, étudiants ou retraités, se lancent dans l'aventure au moment où ils n'ont pas - ou plus - de contraintes professionnelles. Il est cependant possible d'entreprendre le voyage de ses rêves au beau
milieu de sa vie active. Outre la démission ou le licenciement qui sont les « solutions » les plus extrêmes, il existe un moyen de partir sans perdre son emploi. Certains y goûtent même plusieurs fois.
« Pat travaille aux MMA et moi à la Caisse d'Epargne. Nous avons obtenu notre deuxième congé sabbatique car il y a douze ans, nous avons sillonné l'Afrique Australe et l'Asie du Sud-Est en guise de lune de
miel »,
explique Catherine Lebon en
avant-propos de son dernier tour du monde en famille.
Le congé sabbatique de six à onze mois
Le congé sabbatique permet aux salariés de suspendre leur contrat pendant une durée comprise entre six et onze mois de travail afin de réaliser un projet personnel. En règle générale, la rémunération n'est pas maintenue durant cette
période. Le salarié peut cependant utiliser les droits acquis sur son compte épargne-temps pour « financer » son projet. A l'issue de cet arrêt d'activité, il doit retrouver son précédent emploi ou un emploi similaire,
assorti d'une rémunération au moins équivalente. Conditions préalables : justifier, à la date de départ, de trente-six mois d'ancienneté dans l'entreprise, et de six années d'activité professionnelle.
Formalités de mise en oeuvre : le salarié doit informer son employeur, par lettre recommandée avec accusé de réception ou par lettre remise en main propre contre décharge, au moins trois mois à l'avance, en indiquant la date de
départ et la durée du congé. L'employeur doit répondre au salarié par courrier dans les trente jours suivants, sinon l'accord est considéré comme acquis. Il a la possibilité de reporter le congé de neuf mois au maximum et, pour les entreprises de
moins de deux cents salariés, de refuser en cas de conséquences préjudiciables à la marche de l'entreprise. Tous les détails sont fournis
sur le site du ministère de l'Emploi.
« La majorité des voyageurs ont entre 25 et 40 ans. La grande tendance depuis quelques années, ce sont surtout les parents qui décident de partir en famille en inscrivant leurs enfants au Cned (Centre
national d'enseignement à distance) »,
constate Michel Deparis, directeur des Connaisseurs du Voyage, une agence spécialisée dans l'organisation de voyages en tour du monde. Pour les départs en famille, le temps de
préparation est plus important.
Les tours du monde « express »
Sachez qu'il n'est cependant pas nécessaire de disposer d'une année complète pour effectuer le tour de la planète. Les billets d'avion « tour du monde » ont une durée de validité d'un jour à douze mois. Il est
tout à fait possible de tenter l'expérience pendant ses vacances. L'agence spécialisée Voyageurs du Monde organise par exemple un tour express en quinze jours : 1 nuit à Rio, 2 jours sur l'île de Pâques, 3 jours à Bora-Bora,
3 jours en Nouvelle-Zélande et 4 jours en Afrique du Sud. Soit un décalage horaire de 3 à 6 heures en moyenne pour chaque nouvelle étape ! Comme l'explique Alice Tolila, spécialiste des tours du monde au sein de l'agence :
« 80 % des voyageurs partent pour une durée classique d'une année. Mais il est également possible de faire un tour du monde en trois à six mois, voire moins d'un mois ».
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