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Raphaël Jacquelin : ' C'est un sport étrange et difficile car on n'est jamais satisfait '

Classé numéro 1 du golf français, Raphaël Jacquelin ambitionne aujourd'hui de rejoindre le cercle très fermé des 50 premiers mondiaux. Ce Lyonnais de 32 ans s'investit également auprès des jeunes pour démocratiser ce sport.

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Au practice avec Alain Alberti, son coach, chaque ' drive ' est disséqué en vidéo.
01men : Quand avez-vous débuté le golf ?
Raphaël Jacquelin : En 1989 et cela par hasard. Je venais d'arrêter le foot ainsi que le tennis à cause de problèmes au genou. Cela ressemblait à des tendinites répétitives. Un jour, je suis tout simplement passé le long d'un parcours de golf, proche de la maison de mes parents, dans la région Rhône-Alpes. C'était un petit 9 trous compact. Le directeur du golf m'a donné un cours d'initiation dès ma première visite. En fait, j'ai touché la balle la première fois avec un fer 7, j'ai fait 100 mètres sur le premier coup...Par hasard ou par chance, personne ne peut l'expliquer, et cette sensation m'a séduit, la passion est venue de là !
Le golf est devenu votre métier. Aujourd'hui, à votre niveau, vos sensations sont-elles identiques ?
C'est un sport étrange et difficile car on n'est jamais satisfait. Jack Nicklaus disait qu'il n'était content de son jeu que sur 2, 3 ou 4 coups lors d'un parcours, ce qui est franchement peu. Ce qui est intéressant dans cette discipline, c'est la gestion de la continuité. A la base de notre sport, on trouve certes beaucoup de technique, mais accompagnée d'un mental infaillible. Sur un parcours, vos coups associés à vos réactions vont vous permettre d'être efficace. Ce qui veut dire aussi, si l'on trouve l'alchimie, que n'importe qui peut bien jouer. C'est ouvert.
Pratiquez-vous d'autres sports qui peuvent être complémentaires au golf ?
Le tennis pour me défouler, car j'ai besoin d'une dépense physique régulière que le golf ne m'apporte pas toujours. Mon partenaire c'est Guy [Forget, NDLR]. Avec lui, le tennis est un complément physique.
Apprenez-vous encore du golf ?
Oui, tous les jours, car le golf ne pardonne pas. On fait l'acquisition d'un savoir-faire, de plusieurs techniques. Mais ce sport ne se gêne pas pour tout dérégler au fur et à mesure du temps. C'est très sensible.
Vous arrive-t-il de constater une différence entre la qualité des coups réalisés à l'entraînement et celle de vos coups dans une compétition ?
Non, pas du tout. Le sens de jeu est identique, les coups vont dans la même direction. Seul le parcours peut générer des fautes, ou gêner la façon de jouer.
Le golf est-il toujours un sport où l'on peut évoluer sans pression ?
On est encore assez libre, surtout en France. On me laisse jouer. Dans l'ensemble, on m'apporte plutôt de la motivation et des éléments positifs, à l'inverse d'une pression inutile et accablante.
L'image du golf, encore très élitiste, change-t-elle ?
Oui, vraiment, le golf se démocratise. Je suis parrain d'une association qui s'appelle Les Drapeaux. Chaque année, nous invitons des gamins à des journées d'initiation en compagnie de la Fédération française de golf. Il y a aussi de plus en plus d'enseignants professionnels. Ils se sentent motivés. Ils aiment transmettre leur passion du sport aux plus petits.
Il faut savoir que le golf peut être une discipline très ludique, pas sur tous les parcours évidemment (sourire). Il reste une étiquette, beaucoup de règles en place qui sont difficilement modifiables. Mais je vous assure que, aujourd'hui, on peut se marrer sur un parcours entre potes, comme dans un match de foot ou de rugby. N'oublions tout de même pas que le golf est un sport !

Palmarès

Raphaël Jacquelin passe professionnel en 1995 et entre sur le Challenge Tour l'année suivante.
En 2000 il réalise une belle performance en terminant 2e Français, derrière Jean Van de Velde.
En 2003, il obtient 6 Top 10 et 4 places de 3e (au BMW Golf Cup, au Trophée Lancôme, au Dunhill Links Championship et à la World Cup, en équipe avec Thomas Levet). Il prend alors la tête du classement français.
En 2004, il réalise un très bon début de saison avec 4 Top 5 sur les 6 premiers tournois, dont un play-off contre Greg Havret et Marcel Siem en Afrique du Sud.
En 2005, sa première victoire sur le Tour, à l'Open de Madrid, vient récompenser ses efforts.
En 2006, il se classe 3e sur le Maybank Malaysian Open.

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