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L'année dernière, l'UEFA a distribué un véritable pactole aux 32 clubs disputant les phases de groupes de la Ligue des champions. Près de 415 millions d'euros ont ainsi été répartis en fonction du stade atteint.
Par exemple, Liverpool, vainqueur de la compétition le 25 mai 2005 à Istanbul, a reçu au total 30,6 M€. Son dauphin, l'AC Milan, 26 M€. De véritables fortunes pour des clubs habitués, désormais, à bâtir leur budget en
fonction des colossales rentrées d'argent émanant de cette royale Ligue des millions.
L'Euro Millions chaque saison
Les capitaux ? Ils proviennent principalement des faramineux droits de retransmission télé, des accords de sponsoring et des contrats avec les nouveaux médias. Selon le règlement de l'UEFA :
« Les
sommes sont réparties entre les clubs participants selon des montants fixés. »
Des montants qui défient l'entendement : ainsi, en fonction de son parcours, chaque club touche un bonus de base de 1, 62 M€, un bonus par match de groupe de 324 000 €, un bonus de performance pour
les matchs de groupe (324 000 € pour une victoire, 162 000 € pour un match nul), un bonus pour un tour à élimination directe de 1,62 M€, un bonus pour les quarts de finale de 1,95 M€, un bonus pour
les demi-finales de 2,6 M€, enfin 3,9 M€ pour le finaliste et 6,5 M€ pour le vainqueur !
Cette saison, malgré son élimination prématurée en quarts de finale par le Milan AC, l'Olympique Lyonnais aura ainsi amassé, uniquement auprès de l'UEFA, la somme de 9 M€. Un pactole qui ne tient bien évidemment
pas compte des revenus issus des droits TV.
Quant aux prochains finalistes, Arsenal et Barcelone, ils auront au total encaissé près de 35 M€ pour le vainqueur et de 30 M€ pour le vaincu. De quoi s'acheter, cash, un demi-Zidane ou un tiers de Ronaldinho.

Alors, Ligue des champions ou Euro Millions ?
Gagnant à tous les coups
Si les clubs sont les grands gagnants de cette nouvelle Ligue des champions tapissée d'or et de paillettes, les ligues nationales affiliées à l'UEFA, c'est-à-dire les organismes gérant le football de chaque pays
européen, ne sont pas oubliées. L'année dernière, les seize ligues représentées dans l'épreuve reine ont touché 26,5 M€, les autres ligues professionnelles européennes recevant 7,4 M€. Dans le détail, toujours pour
la saison 2004-2005, voici, par pays, la répartition :

Angleterre : 5,994 M€

Espagne : 3, 485 M€

Italie : 3, 183 M€

Allemagne : 2,906 M€

France : 2, 873 M€
Le règlement spécifie par ailleurs que, au-delà du seuil de 520 M€
- une broutille ! -, 82 % des recettes seront alloués aux clubs, les 18 % restants revenant de droit à l'UEFA pour
développer le football européen. Enfin, si des pays pauvres « footballistiquement », comme la Pologne ou l'Autriche, ne parviennent pas à qualifier un de leurs clubs pour la Ligue des champions, l'UEFA ne les
oublie pas pour autant. Chaque nation européenne se voit offrir une garantie syndicale de 173 000 €.
La Ligue des champions rapporte gros... à tous les niveaux de la grande maison du ballon rond et à ses principaux dirigeants ; de véritables petits chefs d'état - suites royales, limousines, escortes
policières -, qui ont, en cinquante ans et en toute liberté, pu transformer une petite association en véritable multinationale.
Une création du journal « L'Equipe »
Avant de devenir cette compétition courue par tout le gotha footballistique européen, la Ligue des champions, l'épreuve des clubs la plus prestigieuse au monde, portait le simple nom de Coupe des clubs champions.

Une compétition créée par le quotidien sportif
L'Equipe,
inaugurée un mois après le premier congrès de l'UEFA (Union européenne de football association) à Vienne (Autriche), le 2 mars 1955.

Trois semaines plus tard, le règlement « proposé » par le quotidien était accepté à l'unanimité. La première rencontre de cette nouvelle piste aux étoiles se déroula à Lisbonne et mit aux prises le
Sporting du Portugal et le FK Partizan (3-3), un club yougoslave. La « machine à fric » était lancée...
En 1992, l'épreuve changea de format et de nom. La Ligue des champions venait de naître. Depuis, elle continue d'évoluer tout en maintenant une combinaison entre phases de groupes et matches à élimination directe.

Le format actuel fut mis en place lors de la saison 2003-2004 et réunit, initialement, 32 équipes divisées en 8 groupes de quatre. Une formule qui permet aux meilleures équipes continentales, donc les plus rentables en termes
de marketing et de sponsoring, de se retrouver chaque saison entre amis fortunés.
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