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Très à la peine en début d'année, Renault semble avoir retrouvé la voie du succès : championne
du monde en 2005 et 2006, l'écurie française de Formule 1 réalise une belle fin de saison
et reste sur deux victoires d'affilée, un bilan impensable il y a quelques mois.
Le chiffre fait peur : lors des huit premières courses de la saison Renault a inscrit seulement
12 points. Une misère pour une équipe qui espérait s'immiscer régulièrement en haut
des classements.
Fernando Alonso, qui sortait de trois années au sommet, avec deux titres et une troisième place au championnat, encaissait sans rien dire.
Au vu de la petite forme du début de saison l'objectif était redescendu d'un cran : on espérait modestement réussir quelques podiums d'ici à la fin de l'année. Mais le directeur de l'équipe Flavio Briatore l'a dit et répété : il n'y a pas mieux qu'un Alonso pour motiver une équipe.
L'écurie française n'a pas baissé les bras et a poursuivi le développement de sa voiture tout
au long du printemps et de l'été, bénéficiant des conseils et des axes de travail suggérés
par le double champion du monde. Avec de sacrés résultats: sur les huit dernières courses Renault a engrangé 54 points, avec, cerise sur le gâteau, deux victoires à Singapour et au Japon.
Il n'y a eu qu'un seul zéro dans cette seconde partie de saison, à Valencia !
« Cette année nous avons eu beaucoup de choses à apprendre,
avec les nouveaux règlements ou les nouveaux boîtiers électroniques notamment », explique Fernando Alonso. « Nous avons aussi beaucoup progressé sur la gestion des pneus lors des longs relais. L'équipe a compris les problèmes que nous avions en début de saison et nous nous sommes concentrés dessus. »
Par rapport à d'autres écuries Renault a donc fait de grands pas en avant. A l'inverse, Robert Kubica se plaint par exemple du peu de développements apportés à sa BMW Sauber depuis plusieurs mois. « S'ils avaient apporté autant d'améliorations
à leur voiture que nous l'avons fait cette année, Kubica serait champion du monde », affirment même quelques ingénieurs chez Renault.
« Nous n'avons obtenu de bons résultats que grâce aux améliorations que nous avons apportées à la voiture », acquiesce Alonso.
« Je suis très fier de mon équipe qui a réussi à solutionner pas mal
de nos problèmes. »
L'écart avec les Ferrari ou McLaren-Mercedes s'est ainsi sérieusement réduit. Alonso l'estime encore à une petite demi-secondee environ. Et si sa première victoire à Singapour était due pour beaucoup au facteur chance, celle du Mont-Fuji ne doit rien à personne.
Et une autre preuve de la compétitivité des Renault est la belle 4ème place de Nelsinho Piquet. C'est son deuxième fait d'armes cette année après son podium d'Hockenheim (2ème), qui marquait le début de la résurrection.
« Après notre début de saison difficile je tiens à remercier tous
les membres de l'équipe », indique Flavio Briatore. « Nous avions dit que nous pouvions revenir au top et nous le confirmons aujourd'hui ! »
Il est bien sûr trop tard pour le championnat mais avec 66 points Renault semble avoir une emprise certaine sur la quatrième place du classement des constructeurs. Toyota, son plus proche rival, est à 16 longueurs.
Et si Alonso n'a pas encore confirmé sa présence pour l'an prochain, il est peu probable qu'il quitte l'écurie française. En attendant, il espère ramener d'autres bons résultats lors des deux dernières courses. « Je reste très confiant pour ces deux derniers Grands Prix, je ne ramènerai peut-être pas des victoires mais des podiums sont encore possibles », affirme-t-il.
D’après AFP
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