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La disparition du Grand Prix du Canada de
F1 pour la saison 2009 se traduirait par des pertes importantes pour
Montréal en termes de retombées économiques et d'image, a estimé mardi le
maire de la métropole québécoise, Gerald Tremblay.
Le Grand Prix du Canada a disparu du calendrier 2009 de F1, rendu
public mardi à l'issue de la réunion à Paris du Conseil mondial de
l'automobile, alors que l'organisation d'un premier Grand Prix à Abou Dhabi a
été confirmée.
"On parle de retombées économiques de l'ordre de 75 millions de dollars. Ce
sont des retombées importantes", a déclaré M. Tremblay, interrogé par
Radio-Canada, en soulignant qu'il en va aussi de la "visibilité (de Montréal)
sur la planète" parce que plus de 300 millions de personnes regardent un Grand
Prix.
"Nous allons voir au cours des prochaines heures ce qu'on peut faire",
a-t-il ajouté, en indiquant qu'il allait prendre contact avec Normand Legault,
promoteur du GP du Canada.
Un porte-parole des organisateurs du GP du Canada a déclaré n'avoir aucun
commentaire pour l'instant, précisant qu'une réaction serait rendue publique
plus tard dans la journée.
A Paris, la Fédération internationale de l'automobile (FIA) n'a pas précisé
les raisons de la disparition du Grand Prix du Canada, qui figurait sur le
calendrier provisoire dévoilé le 25 juin.
En 2003, le patron de la Formule 1, Bernie Ecclestone, avait annoncé que
l'épreuve de Montréal serait exclue du calendrier l'année suivante, en raison
de nouvelles lois interdisant la publicité sur le tabac.
Mais Montréal s'était battue et le Grand Prix avait bien eu lieu sur le
circuit Gilles-Villeneuve.
En juin 2006, Normand Legault avait affirmé à la presse locale s'être
entendu avec M. Ecclestone pour les cinq prochaines années et que le GP du
Canada était donc assuré jusqu'en 2011.
D'après AFP
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