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Sébastien Bourdais est de
plus en plus poussé vers la sortie par Toro Rosso et il a estimé qu'il lui
restait trois courses, soit un mois, pour convaincre ses patrons de lui offrir
une prolongation de contrat, jeudi avant le Grand Prix de Belgique de F1.
Le seul Français de la F1 est entré dans la discipline reine par une
porte dérobée : à 29 ans, donc déjà assez tard pour un pilote, l'écurie Toro
Rosso lui a offert pour cette saison un contrat d'un an, avec une option pour
une année supplémentaire.
Dès la première course, Bourdais légitimait la confiance qu'on lui
accordait en ramenant deux points de Melbourne. Mais ensuite sa situation
s'est gâtée et il est aujourd'hui systématiquement derrière son coéquipier
Sebastian Vettel. Le jeune Allemand est tranquille : il a d'ores et déjà été
recruté par Red Bull pour la saison prochaine.
Mais la situation de Sébastien Bourdais est de plus en plus précaire. Son
écurie a même annoncé qu'elle allait tester deux pilotes à la mi-septembre en
vue de la saison prochaine: le Suisse Sebastien Buemi et le Japonais Takuma
Sato. Le Français a de quoi se faire du souci.
"Ce n'est pas une surprise, c'est une menace pour moi",
concède-t-il. "On ne m'a pas fait signer de nouveau contrat fin juillet et donc rien n'est fait ni dans un sens ni dans l'autre. Je n'ai aucune certitude. J'aimerais continuer l'aventure, rester et enchaîner l'année prochaine avec les bases acquises cette saison. Si ça ne tenait qu'à moi ce serait déjà réglé."
Bourdais porte en tout cas un regard extrêmement lucide sur sa situation et
estime qu'il lui reste quelques semaines pour convaincre ses employeurs.
"La F1 n'est pas un milieu très tendre avec les pilotes", reprend-il. "Pour
l'instant je n'ai pas eu de discussions avec les patrons. C'est un peu à sens
unique: ils ont un regard sur la situation et ils me demandent des résultats,
tout simplement. En F1 il faut marquer des points pour conserver sa place."
Le Français a laissé entendre que s'il n'avait pas redressé la barre d'ici
la fin septembre il ne se verrait pas offrir de prolongation. Il lui reste
donc trois courses pour améliorer sa situation : Spa-Francorchamps dimanche,
Monza la semaine suivante et Singapour le 28 septembre.
"Je me fais un peu "doser" par Vettel, comme on dit dans le jargon : il y
a des explications mais en F1 tout le monde se fiche des excuses", ajoute
Bourdais, conscient de l'urgence de la situation. "Si ce week-end ne se passe
pas bien, j'aurai un Grand Prix de moins avant qu'ils ne prennent leur
décision."
La logique voudrait que Toro Rosso prenne un jeune pilote, qui pourrait
donc être Buemi (le jeune Suisse n'a que 19 ans) aux côtés d'un autre plus
expérimenté. Bourdais pourrait être celui-là mais s'il ne convainc pas ses
dirigeants, le populaire Japonais Takuma Sato correspond tout à fait à ce
profil du haut de ses 91 Grands Prix.
"Pour l'instant je fais ce que je peux et on verra, la pression est
toujours là de toute façon", conclut Sébastien Bourdais.
D'après AFP
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