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Emmené à l’hôpital suite à sa violente sortie de piste à Hockenheim, l’Allemand Timo Glock ne s’attendait pas à connaître une telle réussite dès le Grand Prix suivant, le week-end dernier sur le Hungaroring. Visiblement revigorés dès les premiers essais, Timo et sa TF108
sont restés à l’avant du peloton le samedi, et concrétiser le dimanche en accédant
à la deuxième marche du podium.
Une réussite qui va donner un coup de boost à l’équipe japonaise et son pilote pour défendre la 4ème place du championnat du monde des constructeurs !
Passer de la civière à Hockenheim au podium au Hungaroring, quel effet cela fait-il ?
Timo Glock : « C'était inouï. J'ai presque dû me pincer pour y croire quand j'ai vu le moteur de Felipe Massa partir en fumée à trois tours de l'arrivée ; je savais alors que j'étais deuxième. Kimi Räikkönen, au volant de sa Ferrari, m'a mis la pression dans les trois derniers tours et je me suis battu avec mes pneus ultra-tendres au cours du dernier relais. Nous savions depuis les essais du vendredi que les pneus tendres nous compliqueraient la tâche. Je roulais à un rythme raisonnable et j'ai vu que j'avais 9 secondes d'avance sur Kimi mais à ce moment-là, l'équipe m'a dit qu'il était une demi-seconde plus rapide que moi. J'ai essayé d'attaquer un peu plus tout en prenant garde de ne pas détruire mes pneus. À la fin, il était au contact mais j'ai réussi à conserver mon sang froid et j'ai surtout veillé à ne pas faire d'erreurs. Je savais depuis le GP2 à quel point il est difficile de dépasser à Budapest et ça l'est encore plus avec une F1. » Y a-t-il eu des effets secondaires suite à votre accident d'Hockenheim ?
TG : « Non. Avant d'être conduit au centre médical, j'étais sûr d'avoir fait une erreur et d'avoir viré trop au large sur le vibreur avec une voiture lourdement chargée en essence. La voiture talonnait et je pensais que c'était de ma faute. Puis l'équipe m'a dit que la suspension arrière s'était effondrée et que cela expliquait l'accident. Lorsque j'ai vu l'accident pour la première fois, il m'a paru plus spectaculaire que ce que j'avais ressenti dans la voiture. Bien sûr, ça a été un peu douloureux pour le dos au moment du premier impact et j'ai dû inspirer au mauvais moment car j'ai eu le souffle coupé. Mais je serais rentré chez moi le soir même s'ils ne m'avaient pas gardé une nuit en observation par mesure de précaution. »
Qu'est-ce que cela fait de faire la Une des journaux ?
TG : « A vrai dire, répondre tout le temps aux mêmes questions demande plus d'énergie que l'accident. Je veux faire l'actualité pour mes résultats, non pour des accidents ! En fait, l'intoxication alimentaire dont j'ai souffert à Jerez la semaine suivante a été pire que l'accident. La chaleur n'était pas un problème en Hongrie
mais j'ai beaucoup bu en course et mon estomac m'a rappelé à son bon souvenir.
Je ne me sentais pas bien après la course, mais la chaleur n'était pas ce qu'il y avait de plus
dur à supporter. »
Vous vous êtes qualifié à la cinquième place en Hongrie, votre meilleure position sur la grille de départ cette année, et vous êtes monté sur le podium. Comment expliquez-vous cette progression ?
TG : « A Hockenheim, nous avions un très bon rythme de course avant mon accident et nous sommes arrivés à Budapest en gardant cette vitesse. La TF108 était performante dès le vendredi et nous n'avons pas fait de gros changements. Nous avons réalisé une course parfaite jusqu'au dernier relais en pneus tendres qui s'est avéré plus complexe. C'est ma première saison complète en F1 et à la mi-saison je suis sur le podium ! C'est superbe, ça a été un week-end parfait. »
Vous avez réussi à battre la BMW de Robert Kubica et à prendre la quatrième place dès le premier tour. Cela a-t-il été un moment décisif ?
TG : « Oui, étant donné la façon dont les choses
ont tourné car Robert a eu une course difficile. Je devais améliorer mes départs, mes temps
de réaction n'ayant pas toujours été très bons en début de saison. Cette fois, j'ai pris
un excellent départ. Et même si les résultats des qualifications ont été bons, j'ai le sentiment que j'aurais pu être encore plus haut sur la grille. J'étais le deuxième plus rapide après
la Ferrari de Massa avec peu de carburant en Q2 mais j'ai eu un peu de mal avec
la température de mes pneumatiques en Q3. J'ai signé mon meilleur temps avec des pneus usés car je ne suis pas parvenu à chauffer les neufs dans mon dernier tour rapide,
Kubica étant plus lent que moi dans le tour de lancée, j'ai dû ralentir. J'ai perdu un peu
en termes de performance mais j'étais heureux de ma cinquième place, même si je pensais que j'aurais pu être plus rapide que Robert. »
Avez-vous apporté un changement radical qui expliquerait cette performance ?
TG : « Je n'aime pas trop les voitures sous-vireuses
et cela m'a parfois posé problème cette saison. Mais à Hockenheim et Budapest, j'ai senti que la voiture me convenait mieux et qu'elle était mieux adaptée à mon style de pilotage.
Je pouvais la placer où je voulais dans les virages, en qualifications
et en course. »
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