|
En attendant la nouvelle voiture,
dans deux semaines normalement à Monaco, Sébastien Bourdais a souffert sur une
Toro Rosso qui est de plus en plus obsolète, vendredi pour la première journée
d'essais du Grand Prix de Turquie de Formule 1 à Istanbul.
La petite écurie italienne utilise depuis le début de saison une voiture de
2007 améliorée mais celle-ci est aujourd'hui très loin d'afficher une vitesse
suffisante.
"On manque de performance depuis la Malaisie et ça commence à vraiment être
des pistes classiques et modernes, où la charge aérodynamique fait la grosse
différence", explique Sébastien Bourdais. "On ne souffre pas plus ici
qu'ailleurs, mais plus on aura la nouvelle voiture tard, plus on va souffrir."
A Istanbul, le Français avait en outre le désavantage de débarquer sur un
circuit qu'il ne connaît pas.
"C'est une piste assez fluide, il y a un peu de tout, des virages serrés et
des enchaînements sympas", estime-t-il. "C'est un très beau circuit. Il n'y a
qu'une chose difficile pour moi à gérer, c'est qu'il n'y a pas beaucoup
d'adhérence et avec les pneus rainurés ça bouge beaucoup."
La découverte de ce nouveau tracé n'a pas empêché Bourdais (18ème) de
devancer son coéquipier Sebastian Vettel (19ème) à l'issue de la première
séance. L'Allemand a ensuite pris sa revanche dans la deuxième session
(17ème,
Bourdais de nouveau 18ème).
"Ce n'est pas une piste facile au niveau des réglages et nous on sait que dès qu'on décharge aérodynamiquement la voiture on est un peu en difficulté",
reprend le Français. "On souffre mais en général ça s'améliore au fur et à
mesure du week-end. En plus on est parti sur une piste qui n'avait pas
beaucoup de gomme et il y a eu un peu de pluie entre midi et deux heures: ça
devrait s'arranger pour la course mais c'est sûr que pour l'instant c'est
difficile."
D'après AFP
|