Interrogé par Le Monde à la veille du quart de finale de finale de H-Cup que dispute le Stade Toulousain dimanche, au Stadium, face aux Blues de Cardiff, Jean-Baptiste Elissalde revient sur la dernière Coupe du monde en France et l'échec des Bleus. Et le demi de mêlée a quelques regrets: "On n'avait pas de vie commune. Dans le rugby il y a la tête, et on a très bien intégré tout ce qu'on nous a dit, et il y a les couilles, qu'on a eues pour rebondir après l'Argentine. Mais il nous manquait le coeur, tout ce qu'on peut mettre en fraternité. On n'a pas réussi à se connaître suffisamment, à parler de nos femmes, des enfants, de conneries qu'on a faites il y a 10 ans." Il regrette notamment sa passivité lors de la demi-finale contre les Anglais: il n'a pas eu "les ressources pour dire à Bernard Laporte (sélectionneur) et à Raphaël Ibanez (capitaine), là on est en train de se tromper. Il faut faire autre chose car certains joueurs étaient fatigués". Une expérience qui lui servira sans doute à l'avenir: "J'ai de plus en plus envie de devenir entraîneur"... comme son père Jean-Pierre. |